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Christine Lagarde: Elle remercie «ceux qui dénigrent» l'Europe

KEYPIX - Christine Lagarde, President of the European Central Bank, pictured during a plenary session on the closing day of the 56th annual meeting of the World Economic Forum, WEF, in Davos, Switzerl ...
Christine Lagarde n'a pas l'air de s'offusquer des critiques qui pleuvent sur l'Europe, surtout du côté américain.Keystone

Elle remercie «ceux qui dénigrent» l'Europe

À la tête de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde estime que les critiques formulées à Davos contre l'Europe sont une opportunité de changement.
23.01.2026, 15:4423.01.2026, 15:44

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a salué vendredi les critiques adressées à l'Europe durant la Forum économique de Davos. Elles représentent une chance de remise en question, a dit Lagarde.

«L'Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours mais au fond, c'est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent», a lancé Lagarde lors d'une discussion en clôture du forum dans les Alpes suisses.

«Parce que cela nous a fait pleinement prendre conscience que (...) nous devons nous concentrer davantage sur l'innovation, l'amélioration de la productivité et tout le reste»

Dans un discours très scruté à Davos, le président américain Donald Trump avait notamment pointé du doigt les faiblesses de l'Europe, critiquant violemment ses alliés. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté de son côté à Davos que l'Europe se montre «fragmentée» plutôt que de s'afficher comme «une vraie puissance mondiale».

«Nous avons entendu beaucoup de bruit cette semaine» mais «nous devons distinguer les signaux du bruit», a poursuivi Christine Lagarde, insistant sur l'importance de dire «la vérité». «La confiance et la vérité vont ensemble. Bâtir la confiance prend du temps, mais la saper beaucoup moins», a-t-elle développé, et «la confiance a été sapée un peu, peut-être beaucoup».

«Droit vers de vraies difficultés»

La banquière centrale a dit avoir «une immense confiance et affection pour le peuple américain. Et je sais qu'en fin de compte, les valeurs les plus profondes l'emporteront». Christine Lagarde a également appelé à «être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités».

«Si nous ne prenons pas cela au sérieux, nous allons droit vers de vraies difficultés. (...) Il faut aussi garder à l'esprit que, dans certains pays, les conditions sont mauvaises et empirent»
Christine Lagarde

De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a rappelé que même si la prévision de croissance mondiale venait d'être relevée à 3,3% en 2026 malgré les tensions persistantes, c'est «insuffisant».

«Ne cédons pas à la complaisance. La croissance n'est pas assez solide. Et parce qu'elle ne l'est pas, la dette qui pèse sur nous, qui atteint 100% du PIB, va devenir un fardeau particulièrement lourd», a-t-elle mis en garde.

(ats/afp)

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