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Un projet de loi anti-trans de la Floride pourrait exiger des inspections génitales. Watson.

Une trentaine d'autres projets de loi qui limiteraient l'accès aux soins de santé pour les jeunes Américains transgenres sont actuellement en votation aux Etats-Unis. Image: shutterstock

En Floride, on veut légaliser les contrôles génitaux des écolières trans

Le parti républicain de l'Etat de Floride demande à ce que le sexe d'une étudiante puisse être «inspecté» lors d'activités sportives scolaires. Ce, pour s'assurer que celle-ci n'est pas trans. Jugé transphobe, le projet de loi a créé une vague de colère.



«Nous avons donné tout ce que nous avions à donner», s'est exclamé avec désarroi le représentant de l'opposition Omari Hardy. Et manifestement, cela n'a pas suffi. Les républicains de la Chambre des représentants de l'Etat de Floride ont adopté mercredi un projet de loi assurant «l'équité dans le sport». Sauf que le texte a attisé la critique puisque s'il est adopté par le Sénat floridien, il pourrait interdire aux athlètes transgenres de jouer dans des équipes sportives scolaires féminines.

Aujourd'hui, la controverse atteint un nouveau palier. Le projet de loi considéré comme «anti-trans» pourrait permettre aux écoles d'exiger une preuve du sexe biologique d'une élève.

Des «inspections génitales» qui indignent la toile

Des examens physiques, des contrôles gynécologiques, des tests génétiques... Voilà ce à quoi devraient se soumettre une élève des écoles situées en Floride et dont le sexe féminin «biologique» serait mis en doute par les professeurs. Ces derniers pouvant être poursuivis par la justice s'ils n'acceptaient pas de réaliser cet impératif.

Sur les réseaux sociaux, Omari Hardy a vivement critiqué la volonté du gouvernement floridien. Il a remis en cause le projet de loi qui, selon lui, tend à «bannir les enfants trans des activités sportives» et de soumettre ceux-ci à des «inspections génitales».

Nous avons donné tout ce que nous avions à donner [...] Nous avons crié, nous avons pleuré, s'est révolté Omari Hardy le 15 avril 2021. Twitter

Une indignation partagée par des milliers d'internautes sur la toile qui ont, eux aussi, fait part de leur désarroi : «[Ce projet de loi] sera utilisé afin de molester les filles trans», «Ça NE PEUT PAS être quelque chose que l'on accepte, c'est absolument dégoutant», a-t-on pu lire sur Twitter.

Un projet de loi déjà adopté dans plusieurs Etats

Les organisations internationales se sont emparées de la polémique afin d'alerter sur les dangers du projet de loi. Human Rights Campaign a jugé ce dernier «odieux et déshumanisant».

«Ce projet de loi légitime les milieux universitaires et les écoles à intimider et nuire à nos enfants les plus vulnérables. [...] Ils méritent d'être aimés, soutenus et honorés pour qui ils sont»

Michele Rayner-Goolsby, représentante de l'opposition

Selon GLAAD, une organisation à but non lucratif dédiée à la communauté LGBTQI+, des dizaines d'autres États américains envisagent 35 projets de loi qui limiteraient l'accès aux soins de santé pour les jeunes Américains transgenres, ou qui excluraient les enfants trans des activités sportives scolaires. Une législation interdisant aux enfants de jouer dans des équipes sportives a par ailleurs déjà été adoptée dans l'Arkansas, le Mississippi et le Tennessee. (mndl)

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