Cette fidèle alliée de Trump démissionne
La républicaine Tulsi Gabbard, 45 ans, démissionne de son poste de cheffe du renseignement de l'administration Trump, qu'elle occupait depuis février 2025. Celle qui a pu apparaître en désaccord avec le président Donald Trump à propos de la guerre en Iran, a annoncé vendredi sa démission pour des raisons personnelles.
«Malheureusement, je dois soumettre ma démission effective au 30 juin», a-t-elle écrit dans une lettre adressée au président Trump et postée sur le réseau social X, expliquant devoir le faire en raison de l'état de santé de son mari, qui a été diagnostiqué avec un cancer des os.
Ancienne militaire et élue démocrate de Hawaïi, cette transfuge de camp dirige la Direction nationale du Renseignement, qui regroupe l'ensemble des organismes d'espionnage américains.
«Un travail incroyable», dit Trump
Le président américain a aussitôt rendu hommage à Tulsi Gabbard. «Tulsi a fait un travail incroyable» à la tête du DNI «et elle nous manquera», a-t-il ajouté, précisant qu'elle serait remplacée par son adjoint Aaron Lukas, nommé Directeur du renseignement national par intérim.
Quelques tensions avaient récemment émergé entre le président et sa protégée, pourtant. Tulsi Gabbard avait refusé lors d'une audition parlementaire, en mars, de confirmer les propos du républicain selon lesquels l'Iran représentait une «menace imminente» avant les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient. Elle était connue à Washington comme une critique de l'interventionnisme militaire à tout crin de son pays depuis des décennies.
Elle est la quatrième femme à quitter le gouvernement Trump en trois mois, après les ministres de la Justice Pam Bondi, de la Sécurité intérieure Kristi Noem et du Travail Lori Chavez-DeRemer.
(ats/afp/acu)
