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France: décès d'un jeune identitaire en marge d'une manifestation

France: décès d'un jeune identitaire en marge d'une manifestation

Un étudiant de 23 ans a succombé à ses blessures samedi à Lyon. Il avait été agressé la veille lors d'un rassemblement.
15.02.2026, 07:4115.02.2026, 07:41

Le parquet de Lyon a annoncé samedi le décès de Quentin, un étudiant hospitalisé depuis jeudi à Lyon dans un état grave. Il a été violemment agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po.

«L'enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées de réunion, d'usage d'arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé», a précisé le parquet dans un communiqué.

La famille du jeune identitaire de 23 ans a appelé «au calme et à la retenue», tout en dénonçant un «crime», selon son avocat Fabien Rajon.

Lançant lui aussi un appel «au calme, à la retenue et au respect», le président Emmanuel Macron a souhaité que soient condamnés «les auteurs de cette ignominie».

La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a appelé à ce que la justice condamne «avec la plus grande rigueur» les auteurs d'un «acte criminel d'une violence inouïe».

Quentin avait été placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé après avoir été pris en charge «dans un état grave» jeudi.

Selon l'avocat de la famille:

«Un guet-apens, méthodiquement préparé, semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certains le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités».

Circonstances à élucider

Le drame avait déclenché vendredi de très nombreuses réactions politiques, particulièrement dans les rangs de l'extrême droite. Marine Le Pen avait appelé à considérer comme «terroristes» les «milices d'extrême gauche», et LFI pour sa part «condamne avec la plus grande fermeté toute violence physique», avait déclaré son coordinateur Manuel Bompard.

Aucune communication officielle n'a précisé jusque-là les circonstances de l'agression ni l'identité des agresseurs. Vendredi, le parquet de Lyon avait indiqué qu'«à ce stade, le contexte et les circonstances de ces faits doivent être déterminés». De «nombreuses auditions» ont eu lieu toute la journée samedi, a indiqué une source proche de l'enquête.

TF1 a diffusé samedi dans son journal de 20h00 une vidéo présentée comme celle de l'agression, où l'on voit trois hommes se faire rouer de coups de pied et de coups de poing, dont l'un reste au sol, apparemment inanimé.

Selon la version du collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin a été agressé alors qu'il faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de Rima Hassan, prévue à l'IEP de Lyon, dans le 7e arrondissement.

Vers 18h40 jeudi, près du bâtiment de Sciences Po, des militantes de Némésis avaient été «agressées» par des militants antifascistes, selon le collectif. (afp)

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