L'aéroport du Koweït a été touché par des drones iraniens
L'aéroport du Koweït a été touché par des drones iraniens, faisant plusieurs blessés, a annoncé mercredi l'armée koweïtienne, une attaque qui a provoqué une suspension du trafic et fragilise davantage encore le cessez-le-feu.
L'armée a indiqué sur son compte X:
L'autorité de l'aviation civile a suspendu le trafic aérien et les vols ont été détournés vers d'autres aéroports, a rapporté l'agence de presse officielle Kuna. L'armée koweïtienne avait dit à 01h45 (22h45 GMT) être en «en train d'intercepter des attaques de drones et missiles hostiles», tandis que les sirènes d'alerte retentissaient pour la deuxième fois de la nuit, selon l'agence.
L'armée américaine a affirmé de son côté avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans le Golfe. Le Commandement central des Etats-Unis, au Qatar (Centcom):
Que dit l'Iran
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République d'Iran, ont dit dans un communiqué avoir agi en représailles à deux attaques distinctes menées par les Etats-Unis contre l'Iran.
Le premier incident concerne «un pétrolier iranien», touché «par un missile» américain près du détroit d'Ormuz. L'Iran affirme avoir riposté en visant un navire, le Panaya, lié à Israël et aux Etats-Unis selon les Gardiens.
Le deuxième incident concerne une frappe sur l'île iranienne de Qeshm, située dans le Golfe, visant une tour de télécommunication. «En réponse à cette agression», Téhéran a attaqué un pays de la région, non mentionné, ainsi que le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn, d'après la même source.
Des explosions ont été entendues dans la nuit à Bahreïn où ont retenti les sirènes d'alerte, selon un correspondant de l'AFP. L'aéroport du Koweït, qui a accueilli près de 15 millions de passagers en 2025, avait été visé à plusieurs reprises par des frappes de représailles de Téhéran dans le Golfe, avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis le 8 avril. Il avait repris totalement ses opérations au début du mois.
L'Iran accuse certains pays du Golfe alliés de Washington d'avoir autorisé des attaques depuis les bases américaines situées sur leur sol, ce que ces derniers démentent. (jah/svp/afp))
