Jeux en ligne illégaux: plus de 200 arrestations aux Philippines
Les autorités philippines ont arrêté plus de 200 travailleurs étrangers «en majorité chinois», lors de la plus vaste opération menée cette année contre les opérateurs illégaux de jeux en ligne, a annoncé samedi le bureau de l'immigration.
Manille a interdit en 2024 les opérateurs philippins de jeux en ligne, connus localement sous le nom de POGOs, au motif qu'ils servaient de couverture à des groupes criminels pour la traite d'êtres humains, le blanchiment d'argent, la fraude en ligne, des enlèvements et des meurtres.
Deux adresses ont été visées vendredi dans la région méridionale de Mindanao, avec l'arrestation de 110 ressortissants chinois, deux Cambodgiens et un résident de Hong Kong sur un site, a indiqué samedi soir le bureau de l'immigration dans un communiqué.
À la seconde adresse, 131 autres étrangers ont été arrêtés, «en majorité chinois». Des citoyens de Malaisie, d'Indonésie et de Birmanie ont également été comptabilisés.
Le bureau a précisé avoir saisi «de grandes quantités» de matériel informatique.
Certaines personnes arrêtées vont être expulsées, tandis que d'autres font l'objet d'une enquête pour de possibles infractions liées à la traite d'êtres humains.
Chinois attentifs
Ces dernières années, des opérations d'escroquerie similaires menées dans d'autres pays en Asie ont suscité l'inquiétude en employant des victimes de traite d'êtres humains, trompées ou contraintes.
«Nous veillerons à ce que les Philippines ne soient pas utilisées comme base pour des activités illégales», a déclaré le chef de l'immigration Joel Viado.
Il a décrit les descentes comme «la plus importante opération contre un POGO en 2026».
«Nous sommes en contact avec les forces de l'ordre philippines pour obtenir des informations sur cette affaire», a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ambassade de Chine, Ji Lingpeng.
«La loi chinoise interdit toute forme de jeux d'argent, y compris le fait pour des ressortissants chinois de jouer à l'étranger ou de travailler pour des sociétés de jeux d'argent», a-t-il ajouté. (dal/ats/afp)
