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Des pizzas surgelées Buitoni contaminées par la bactérie E.coli

Si vous possédez ces pizzas surgelées Buitoni, virez-les de votre congélateur

Scandale des pizzas Buitoni: Nestlé veut aider les victimes.
Image: sda
Les autorités sanitaires françaises ont établi un lien entre des pizzas surgelées de la marque Buitoni, du groupe Nestlé, et plusieurs cas graves de contamination. Elles enjoignent les consommateurs à se débarrasser des produits.
30.03.2022, 18:2931.03.2022, 11:58
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Il existe bel et bien un lien entre des pizzas de la marque Buitoni et certains cas récents de contaminations à la bactérie Escherichia coli chez des enfants français, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires.

Jusqu'à maintenant, les autorités sanitaires estimaient qu'il y avait un lien «possible» entre ces contaminations et les pizzas de la gamme Fraîch'Up. Sans attendre, elles avaient lancé le rappel des pizzas mi-mars, demandant aux consommateurs de les détruire s'ils en avaient dans leurs congélateurs.

Désormais, le lien avec certaines contaminations est avéré.

La contamination touche principalement les enfants

Des dizaines d'enfants français sont tombés malades en France, et deux sont morts. Toutefois, le lien avec les pizzas n'a pas été confirmé pour ces deux cas.

La France connaît depuis fin février une recrudescence de cas de syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) liés à une contamination à E. coli. Ces cas, qui provoquent une insuffisance rénale, se manifestent chez les enfants.

Les enfants malades sont âgés de 1 à 18 ans.

Selon Santé Publique France:

  • 75 cas sont en cours d'investigation à la date de ce mercredi.
  • Dont 41 pour lesquels des syndromes hémolytiques et urémiques «similaires» ont été identifiés.
  • 34 pour lesquels des analyses supplémentaires sont en cours.

Quels sont les pizzas concernées?

La gamme de pizzas «Fraîch'Up» se décline en neuf goûts différents, raclette, kebab, 4 fromages, etc.

Que faire en cas d'intoxication?

Les autorités de santé rappellent la nécessité de consulter un médecin en cas d'apparition, dans les dix jours après la consommation de la pizza, de diarrhées, de douleurs abdominales ou de vomissements.

La consultation s'impose aussi si, dans les 15 jours, apparaissent des signes de grande fatigue, de pâleur, ou une diminution du volume des urines, qui deviennent plus foncées.

«En l'absence de symptômes dans les 15 jours suivant la consommation, il est également rappelé qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter», explique la DGS.

Un numéro vert a été mis en place (0800 22 32 42).

Du côté de Nestlé

Depuis le 18 mars, Nestlé a fermé deux lignes de production de son usine près de Caudry (Nord) afin de procéder à des analyses, a expliqué Jérôme Jaton, directeur général industriel de Nestlé, lors d'une conférence de presse.

«Aujourd'hui on ne comprend pas ce qui a pu arriver, mais nous allons développer un protocole d'analyse que nous allons soumettre aux autorités», dit de son côté Jérôme Jaton. Il n'exclut pas une contamination au niveau de la pâte à pizza.

«Nous sommes prêts à nous remettre totalement en cause sur les causes potentielles»

«Je suis de tout cœur avec ces familles qui ont des cas d'intoxication, souvent avec de jeunes enfants», a-t-il ajouté.(mbr/ats)

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