DE | FR

Sur les violences à Jérusalem, l'ONU ne s'accorde pas

Un important incendie s'est déclaré sur l'esplanade des mosquées.
Un important incendie s'est déclaré sur l'esplanade des mosquées. Image: sda
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi en urgence sur les violences à Jérusalem, mais sans s'entendre sur une déclaration commune. Vingt morts et plus de 500 blessés sont déjà à déplorer.
11.05.2021, 02:5411.05.2021, 07:20

La situation est critique. Jerusalem-est, véritable poudrière est en proie depuis plusieurs jours à de nombreux affrontements meurtriers. A l'issue de nouvelles consultations dans l'après-midi sur la possibilité de publier un texte commun appelant à une désescalade, plusieurs diplomates ont indiqué à l'AFP qu'il ne devrait pas y en avoir lundi.

Dans la matinée, les Etats-Unis avaient expliqué à leurs 14 partenaires du Conseil, qui s'est tenue à huis clos, «travailler en coulisses» pour apaiser la situation et «n'être pas sûrs qu'à ce stade une déclaration aiderait».

De son côté, l'UE appelle à la fin immédiate des violences
La «flambée de violence significative» dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est «doit cesser immédiatement», a lancé lundi soir un porte-parole du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell.

«Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur des populations civiles en Israël sont totalement inadmissibles et nourrissent une escalade».

«Grave préoccupation»

Lors de la réunion tenue à la demande de Tunis, la Norvège, la Tunisie et la Chine avaient présenté un projet de déclaration. Les pays réclament «à Israël d'arrêter les activités de colonisation, de démolitions et d'expulsions» de Palestiniens, «y compris à Jérusalem-Est».

Dans un document obtenu par l'AFP, le Conseil exprimait aussi «sa grave préoccupation face aux tensions et violences croissantes».Il soulignait aussi «l'importance» pour toutes les parties «de s'abstenir de prendre des mesures unilatérales qui exacerbent les tensions et sapent la viabilité de la solution à deux États».

Expulsions

L'un des vecteurs de tension des dernières semaines à Jérusalem-Est est le sort de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah menacées d'expulsion au profit de colons juifs.

20 morts à Gaza

Il s'agit de l'une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Au moins 20 personnes sont mortes dans la bande de Gaza. Neuf enfants et un haut commandant du Hamas figurent parmi les personnes qui ont péri lundi soir dans des frappes attribuées à l'armée israélienne.

500 blessés à Jérusalem

Elles ont été menées dans la bande de Gaza en riposte à désormais des dizaines de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne. De nouveaux affrontements ont fait plus de 500 blessés sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam nommé Mont du Temple par les Juifs, à Jérusalem-Est.

Par ailleurs, la marche de milliers de jeunes Israéliens prévue lundi soir dans la Vieille ville afin de célébrer la «Journée de Jérusalem» a été annulée en raison des heurts.

«La marche pour la 'danse des drapeaux' a été annulée. Nous ne danserons pas sur une Jérusalem divisée», a indiqué l'organisation Am Kalavi. Elle tient chaque année une grande marche dans la Vieille ville pour célébrer la conquête de Jérusalem-Est par les forces israéliennes en 1967. (ats/ga)

Les heurts à Jérusalem en images

1 / 15
Les affrontements en Israël
source: ap / khalil hamra
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Trump s'est (enfin) vengé, mais qui va réellement en profiter?
La vendetta de l'ex-président a été couronnée de succès, du moins sur papier. Donald Trump s'est débarrassé de ses détracteurs les plus virulents. Il reste maintenant à voir si les électeurs apprécieront cette décision.

Bien entendu, Donald Trump n'a pas pu se taire bien longtemps. Sur son réseau social Truth Social, l'ex-président a félicité dans la nuit de mardi à mercredi la rivale de Liz Cheney, la républicaine Harriet Hageman, pour sa victoire. Il a prononcé quelques mots insultants à l'égard de Liz Cheney, sa critique la plus virulente, et s'est réjoui avec malice de la défaite retentissante de la femme de 56 ans.

L’article