Tout le monde veut une présidentielle au Venezuela
Le gouvernement intérimaire du Venezuela et l'opposition ont réaffirmé mercredi leur volonté d'organiser une élection présidentielle dans le pays, sous l'égide de Washington, à l'issue du troisième cycle de négociations entre les deux parties.
Il avait débuté le 15 octobre, jour où les États-Unis ont levé les sanctions contre Jorge Rodríguez, négociateur en chef du gouvernement et frère de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez. Les négociations avaient démarré en août, après la capture de Nicolás Maduro lors d'une opération militaire américaine en janvier.
«La volonté politique» des deux parties «est que dans ce pays il y ait des élections», a déclaré Dinorah Figuera, cheffe de la délégation de l'opposition.
Un pays démocratique
Elle a indiqué que lors de conversations précédentes, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, lui avait dit que l'administration du président américain, Donald Trump, voulait faire du Venezuela «un pays démocratique, un pays doté d'institutions et un pays qui ait (...) des élections».
Figuera n'a pas évoqué de date pour la tenue de l'élection présidentielle, mais dans une interview accordée au quotidien El Nacional publiée mardi, elle a exprimé l'espoir «qu'elle ait lieu au moins à la fin de l'année prochaine ou au début de 2028».
Le parti de María Corina Machado, dirigeante de l'opposition et prix Nobel de la paix, a réclamé ce week-end une élection présidentielle en 2027 et prévoit de manifester jeudi dans plusieurs villes du pays pour porter cette revendication. (sda/ats/afp)
