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Image: Application «Elyze» / Montage watson
Présidentielle 2022

Tinder de la présidentielle, l'app «Elyze» sous le feu des critiques

La présidentielle française en mode Tinder: lancée le 2 janvier, l'application «Elyze» fait un carton en réunissant plus d'un million d'utilisateurs. Mais elle est critiquée de toutes parts. Sur cinq plans.
20.01.2022, 10:3220.01.2022, 14:59
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Swipe à droite si tu kiffes la proposition, à gauche si tu kiffes pas, et on te dira pour quel candidat tu dois voter à la présidentielle française. Le concept d'«Elyze» est si populaire que l'application est l'une des plus téléchargées du pays. Mais elle est aussi énormément critiquée, nous dit Le Monde. Cinq problèmes principaux sont pointés.

Un air de favoritisme

La neutralité d'abord. Certains utilisateurs voient un biais se dégager des résultats du test (pour une fois, on ne parle pas de Covid). Le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, candidat au scrutin suprême, s'est ainsi fendu d'un tweet dénonçant un «coup tordu» et laissant entendre qu'il profiterait à Emmanuel Macron:

Selon Le Point, il s'agirait d'un «bug» maintenant «résolu par une mise à jour», selon les mots du cofondateur de l’application François Mari.

Les promesses de Macron datent de 2017

Aussi, le même magazine relève que les propositions attribuées à Emmanuel Macron sont tirées de sa campagne... de 2017. Rien de plus explicable cependant, puisque l'actuel président n'a pas encore communiqué de programme pour 2022. Mais la question se pose si l'application devait voir le jour déjà avant l'entrée en campagne officielle du chef de l'Etat, et s'il n'avait pas mieux fallu se baser sur ses discours actuels, même s'ils ne prennent pas la forme de promesses.

Seuls 15 candidats sur 40 sont inclus

Le journal Libération, quant à lui, note que seuls quinze candidats figurent dans l'application, sur les 40 qui se sont déclarés. On reconnaîtra toutefois que parmi tous ces potentiels candidats, beaucoup n'ont pas été sondés et ne figurent parmi les forces capables de «peser dans le game».

Si t'es un peu geek, tu peux modifier le code

Mathis Hammel, un internaute un peu doué en codage informatique, s'est amusé à modifier une des propositions de l'app. «Virer Jean Castex et nommer Mathis Hammel à sa place»: un engagement placé en quelques clics par cet ingénieur dans le programme d'Emmanuel Macron. Le citoyen geek a expliqué sa démarche mettant en lumière un préoccupant «problème de sécurité»:

Mathis Hammel raconte cependant au Monde qu’il n’a pas réussi à accéder à la base de données des autres utilisateurs:

«Je n’avais pas accès aux autres données que les miennes. C’est un peu rassurant»

L'utilisation des données personnelles

Enfin, la question qui fâche jusqu'aux plus hautes sphères: le respect des données personnelles. Les responsables de l'application disent ne les utiliser que dans l'optique d'un partenariat avec des think tanks et instituts de sondage. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) enquête cependant en ce moment même sur le sujet, en se réservant la possibilité de «faire usage de ses pouvoirs répressifs». Le verdict du régulateur n'est pas encore connu.

En attendant, l'application n'est plus disponible sur Play Store, le magasin d'apps des utilisateurs d'appareils Androïd. La raison? Un «raid de signalements», selon François Mari, contacté par Numerama. Elle reste disponible sur les iPhone.

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