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Image: Shutterstock/keystone

On vous explique le petchi actuel au Barça

La police catalane a arrêté plusieurs cadres et ex-dirigeants du FC Barcelone lundi matin dans l'affaire du «Barçagate». Retour sur tout ce qui a mené à cette opération coup de poing.
01.03.2021, 18:3102.03.2021, 17:24
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Le monde du foot avait les yeux rivés sur la Catalogne ce lundi matin. Plusieurs cadres et anciens dirigeants du FC Barcelone ont été arrêtés par la police catalane, a révélé la radio locale Cadena Ser. Parmi eux, l'ex-président très controversé du club Blaugrana Josep Maria Bartomeu. Le directeur général en place, Oscar Grau, et le directeur juridique, Roman Gomez Ponti, ont aussi été interpellés. Le siège du Barça, au Camp nou, a été perquisitionné. Cadena Ser précise que la magistrate ayant ordonné ces perquisitions est celle qui enquête sur le scandale «Barçagate». C'est quoi, ça? On vous résume l'affaire.

Scandale numérique

En février 2020, le choc: la radio catalane Cadena Ser révèle une campagne, présumée, de calomnies à l'interne du FC Barcelone.

Certains cadres du club auraient mandaté une entreprise de communication uruguayenne, I3 Ventures, pour discréditer plusieurs légendes du club. Parmi elles, Lionel Messi, Gerard Piqué, Carles Puyol ou encore Xavi. En payant un million d'euros, un montant six fois plus élevé que les prix du marché!

Objectif: écorner l'image de ces figures emblématiques du Barça qui contestent le président de l'époque, Josep Maria Bartomeu. Et du même coup, embellir celle du boss, alors candidat pour une nouvelle élection en 2021. La méthode? Créer de faux comptes sur les réseaux sociaux pour dézinguer les opposants.

Le club avait alors catégoriquement démenti toute campagne de diffamation.

Mais le Barça reste dans la ligne de mire des forces de l'ordre catalanes.

Plainte

Le collectif de fans du FC Barcelone Dignitat Blaugrana passe à l'offensive le 14 avril 2020. Il porte plainte contre Bartomeu et deux autres cadres pour administration déloyale et corruption entre individus.

Trois mois plus tard, la juge Ariadna Gil admet la plainte.

Dans le viseur

En juillet 2020, la police perquisitionne une première fois les locaux du FC Barcelone dans l'affaire du «Barçagate».

Dans la foulée, la direction du club demande un audit indépendant. Conclusion: il n'y a pas de «campagne diffamatoire, contre personne». Le contrat avec la société I3 Ventures ne comporterait pas non plus de fraude.

En août 2020, le quotidien espagnol El Mundo l'affirme: la police catalane a transmis un rapport accablant sur le Barça à l'autorité judiciaire. Pour elle, il y a des preuves évidentes de corruption entre le club blaugrana et l'entreprise de communication qu'il a mandatée. Elle soutient notamment que le FC Barcelone a payé un supplément de près de 600% à la société l3 Ventures.

Messi en a ras les crampons

Les tensions dans les coulisses du club font aussi irruption sur le terrain en août 2020. Quelques jours après une claque reçue en Ligue des Champions contre le Bayern Munich (2-8), la légende du FC Barcelone Lionel Messi – qui ne porte pas Bartomeu dans son coeur – annonce vouloir résilier son contrat avec son club de – presque – toujours. C'est le feuilleton de la fin de l'été. Finalement, l'Argentin restera, mais l'image du président est écornée.

Critiqué par une large frange des supporters, joueurs et membres du club, Josep Maria Bartomeu démissionne le 27 octobre 2020. Avec tout son comité de direction. Et après plus de six ans passé à la tête de l'institution catalane.

Des élections le 7 mars

Les perquisitions et interpellations de ce lundi interviennent seulement six jours avant les élections pour la présidence du club, prévues dimanche. Les «socios» (supporters-actionnaires) du FC Barcelone devront choisir entre trois candidats: Joan Laporta, Toni Freixa et Victor Font pour succéder à... Josep Maria Bartomeu. Qui est donc dans de sales draps.

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