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FILE - This Dec. 22, 1988 file photo shows Police and investigators look at what remains of the flight deck of Pan Am 103 on a field in Lockerbie, Scotland. Libyan Abdel Baset al-Megrahi the only man ever convicted in the bombing of a Pan Am jet over Lockerbie, Scotland, was due to learn Thursday Aug. 20. 2009, whether he will be freed on compassionate grounds and allowed to return to Libya or die in a British prison. (KEYSTONE/AP Photo/File)

Attentat de Lockerbie contre un 747 de la Pan Am, le 21 décembre 1988. Image: AP NY

Détournés, abattus, sabotés, les avions sont de vraies armes politiques

L'acte de piraterie commis dimanche par le régime biélorusse contre un jeune opposant politique rappelle que l'avion est souvent au centre des crises diplomatiques. Il rapatrie des otages, comme il est abattu par des missiles ou encore détourné.



Dimanche, le régime de l’autocrate Alexandre Loukaschenko a forcé un avion de la compagnie Ryanair effectuant un vol entre Athènes et Vilnius en Lituanie à se poser à Minsk, la capitale biélorusse. Raison invoquée: une alerte à la bombe. Le vrai mobile est tout autre: la présence à bord de l’appareil civil de Roman Protassevitch, 26 ans, ancien rédacteur en chef du média d'opposition biélorusse Nexta. Le jeune homme, qui réside habituellement en Pologne, a été arrêté. L’Europe et les Etats-Unis exigent sa libération.

Ce coup de force rappelle que le ciel n’est pas le lieu politique sûr qu’on croit. Une fois dans les airs, la partie, pour l’opposant ou le fugitif, n’est pas gagnée. Quand l’avion n’est pas purement et simplement abattu. A l’inverse, la voie aérienne peut être celle de la délivrance et du retour au bercail.

Voici une brève histoire du ciel, en lien avec des événements guerriers, terroristes ou géopolitiques. En clair: les crises moyen-orientales, le terrorisme islamiste, la guerre froide, les relations toujours tendues entre l’Est et l’Ouest.

Quand Paris interdisait de survol le président bolivien

Si aujourd’hui la France condamne de la manière la plus ferme l’acte visant l’opposant biélorusse, en 2013, elle n’a pas fait preuve d’indépendance diplomatique en refusant, dans un premier temps, le survol de son territoire à l’avion qui transportait le président bolivien Evo Morales, de retour chez lui après avoir décollé de Moscou.

Motif? Paris soupçonnait la présence à bord de l’appareil du lanceur d’alerte américain Edward Snowden, auquel la Russie a offert l’asile. Finalement, après une escale forcée à Vienne en Autriche, l’avion du président Morales (démissionnaire en 2019), dans lequel Edward Snowden n’était jamais monté, rejoignit La Paz. Un épisode bien anodin au regard de ce qui suit.

Missile tueur et mystérieuse disparition

epa04324574 Ukrainians inspect debris at the main crash site of the Boeing 777 Malaysia Airlines flight MH17, which crashed over the eastern Ukraine region, near Grabovo, some 100 km east of Donetsk, Ukraine, 20 July 2014. A Malaysia Airlines Boeing 777 with more than 280 passengers on board crashed in eastern Ukraine on 17 July. The plane went down between the city of Donetsk and the Russian border, an area that has seen heavy fighting between separatists and Ukrainian government forces. EPA/IGOR KOVALENKO

Les débris du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, en Ukraine. Image: EPA

Guerre froide et terrorisme islamiste

D’autres avions de ligne abattus – volontairement ou «par erreur»:

L'avion libérateur: otages de tous pays, dont un Suisse

Mais tous nous voulons d’abord voir dans l’avion un objet de liberté. Un sauveur, un sauveteur.

Eruption du Nyiragongo en mai 2021

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Eruption du Nyiragongo en mai 2021
source: sda / rebecca blackwell
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Analyse

En matière de lutte contre le terrorisme, les Suisses font confiance à l'Etat

Le peuple dit oui à 57% à la loi renforçant les mesures policières de lutte contre le terrorisme. En six points, les raisons d'un vote de confiance dans les institutions étatiques.

La loi renforçant les mesures policières contre le terrorisme (MPT) est acceptée par 57% des votants. C’est une victoire pour la cheffe du Département fédéral de justice et police, Karin Keller-Sutter, et une défaite pour la gauche qui appelait à voter non. Mais bien que franche, la victoire du camp du oui n’est pas aussi éclatante qu’attendue.

C’est un oui «baissier», comme on le dirait d’une tendance boursière, qui l’emporte. Annoncé vainqueur à 68% le 27 avril, le oui n’a cessé …

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