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Egalité: voici à quel point la génération Z est rétrograde

Une nouvelle étude montre à quel point la génération Z est rétrograde.
Une nouvelle étude montre à quel point la génération Z est rétrograde.Image: Shutterstock

«Une femme n'initie pas le sexe»: cette étude sur la Gen Z inquiète

Une nouvelle enquête mondiale montre que les hommes de la génération Z sont bien plus conservateurs que leurs grands-pères. Voici les résultats.
06.03.2026, 18:5109.03.2026, 11:23
Sabeth Vela
Sabeth Vela

Des mouvements sur les réseaux sociaux, comme celui des «tradwives» (femmes au foyer traditionnelles en français) ou de la «manosphère», ont remis les rôles traditionnels au goût du jour pour les jeunes.

Une nouvelle étude mondiale vient de montrer à quel point les hommes de la génération Z (1997 à 2012) pensent de manière rétrograde par rapport aux générations précédentes.

Des résultats très surprenants

L'étude a été menée par l'institut de sondage Ipsos au Royaume-Uni et par le Global Institute for Women's Leadership de la King's Business School de Londres. Elle a été réalisée à l'occasion de la Journée internationale des femmes 2026.

Au total, 23 000 personnes issues de 29 pays ont été interrogées, parmi lesquels le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Brésil, l'Australie et l'Inde. La Suisse ne faisait pas partie des pays représentés.

Il en ressort que 31% des hommes de la génération Z estiment qu'une épouse devrait toujours obéir à son mari. Un tiers d'entre eux (33%) considère en outre que le mari devrait avoir le dernier mot sur les décisions importantes.

Une nette tendance conservatrice

Les hommes de la génération Z affichent ainsi des opinions bien plus conservatrices que leurs grands-pères appartenant à la génération des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964). Parmi ces derniers, seuls 13% estiment que l'épouse devrait obéir, et 17% que le mari devrait avoir le dernier mot.

Ce constat se retrouve également dans les normes sexuelles des différentes générations. Plus d'un cinquième (21%) des hommes de la génération Z estiment qu'une «vraie femme» ne devrait jamais prendre l'initiative en matière de sexe. Chez les baby-boomers, seuls 7% partagent cet avis.

Mais la tendance vers des rôles plus conservateurs se retrouve aussi chez les jeunes femmes, selon l'étude. Ainsi, près d'un cinquième (18%) des femmes de la génération Z ont approuvé l'idée qu'une épouse devrait obéir. Chez les femmes baby-boomers, ce chiffre n'atteignait que 6%.

Sur la question de l'initiative sexuelle, 12% des femmes de la génération Z interrogées estiment qu'elle ne devrait pas venir d'elles, contre seulement 7% chez les femmes baby-boomers.

Un fort sentiment de discrimination

L'enquête en ligne a également posé la question de la satisfaction des participants quant à l'égalité des sexes dans leur pays. 61% des hommes de la génération Z ont déclaré qu'assez avait été fait dans leur pays en la matière. 57% des hommes de la génération Z vont même jusqu'à estimer que l'égalité a été promue à un point tel que ce sont désormais les hommes qui sont discriminés.

Julia Gillard, de la King's Business School, se dit préoccupée par les résultats de l'enquête:

«Il est préoccupant de constater que les attitudes à l'égard de l'égalité des sexes ne sont pas plus positives, en particulier chez les jeunes hommes.»

Robert Grimm, de l'institut de sondage Ipsos, explique à ce sujet que les réseaux sociaux jouent effectivement un rôle majeur:

«Les écosystèmes numériques amplifient la polarisation, car les algorithmes des réseaux sociaux récompensent les messages à forte charge émotionnelle.»

De tels messages se trouvent en abondance sur la plateforme TikTok. L'année dernière, le phénomène des «tradwives», contraction de «traditional wives», soit «femmes au foyer traditionnelles» en français, a fait fureur. De jeunes femmes y montraient comment elles servent leur mari, générant des millions de vues. La «manosphère», quant à elle, encourage les jeunes hommes à dominer les femmes.

Un exemple de contenu «tradwives» (en anglais):

(sav)

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