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Coupe du monde 2022: Le Brésil n’a presque aucun point faible (presque)

Brazil's Alex Sandro, left, Brazil's Raphinha , centre, and Brazil's Thiago Silva in action during the World Cup group G soccer match between Brazil and Serbia, at the Lusail Stadium in Lusail, Qatar, ...
Il arrive que le Brésil soit un peu confus et paniqué.Image: sda
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Le Brésil n’a presque aucun point faible… mais il en a

Le prochain adversaire de la Suisse (lundi 17 heures) reste le grand favori de la Coupe du monde. Mais en regardant bien, tout n’est pas parfait.
26.11.2022, 11:4726.11.2022, 17:50

Il ne faut pas trop compter sur une pénurie d'attaquants: même sans Neymar, blessé à une cheville, le Brésil a de quoi alimenter la moitié de l'hémisphère sud. Le constat sautait aux yeux jeudi dernier contre la Serbie (2-0), au gré des entrants. Par ordre d'apparition: Rodrygo (Real Madrid), Jesus (Arsenal), Anthony (Manchester United) et Martinelli (Arsenal).

Il ne faut pas trop compter non plus sur les doutes de la défense: au total des 20 derniers matchs, le Brésil n’a concédé que 6 buts, pour 14 clean sheets. Depuis la Coupe du monde 2018 et une défaite traumatisante contre la Belgique (1-2), la Seleçao n'a jamais concédé plus d’un but au cours de la même rencontre.

Il ne faut pas espérer enfin que le Brésil fasse n’importe quoi, comme au temps des rois de l’impro et autres seigneurs de l’apéro. Durement critiqués après la campagne de Russie, Tite et son staff ont engagé une batterie d'analystes vidéo. Face à la Serbie, ils connaissent tout des déplacements de Mitrovic et Vlahovic, comme l’a révélé le défenseur Militao au micro de TV Globo: «Nos entraîneurs avaient étudié chaque détail, chaque mouvement. Nous savions exactement ce que nous devions faire».

Mais il y a des failles

Partant, il faut un certain sens de l’observation (à moins que ce ne soit de la mauvaise foi) pour chercher des poux à ce Brésil-là. Encore plus pour en trouver. Mais en regardant bien, on constate que prise individuellement, la défense traverse un automne difficile:

  • Marquinhos fut méconnaissable au PSG pendant deux mois, avant que Christophe Galtier ne revienne à une défense à quatre et sacrifie son 3-4-3 au principe de précaution.
  • Dans un Chelsea tarabiscoté, Thiago Silva a fait son âge (38 ans), pris de vitesse sur les premiers appuis et coupable de fautes grossières en position haute, où sa marge de sécurité semble diminuer chaque année.
  • Le gardien Alisson a perdu un peu de son calme et de son extravagance dans la défense aux abois de Liverpool.
  • Les latéraux possèdent certes une grande expérience du haut niveau, mais ils n’ont ni le champ d’action ni l’influence de leurs glorieux aînés. Dans le détail: Alex Sandro et Alex Telles à gauche, Danilo, et Dani Alves à droite.

Un autre potentiel de nuisance tient à la richesse même de cette équipe, trop complète pour envisager sa perte. Du moins est-ce le mauvais pressentiment de l'ancien auriverde Sonny Anderson (ex-Lyon, Servette). «La faiblesse du Brésil, ce serait plutôt l’excès de confiance. Si vous arrivez à la Coupe du monde en tant que favori, si vous avez réalisé un parcours extraordinaire avant la compétition, vous pouvez être tenté de penser que personne ne vous battra.»

«La faiblesse de notre équipe ces dernières années, ça a toujours été d'avoir un statut de favori et de ne pas l’assumer»
Sonny Anderson sur Eurosport

Le Brésil peut-il sous-estimer la Suisse et perdre le contrôle de sa destinée? C'est arrivé à d'autres, il n'y a pas très longtemps. Les champions du monde français.

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