Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Johan Manzambi de retour aux USA, là où tout a commencé
Appelé à jouer un grand rôle lors du Mondial, Johan Manzambi ne débarque pas en terre inconnue aux Etats-Unis. C'est bien aux USA que son aventure avec l'équipe de Suisse a commencé il y a un an.
Le 3 juin 2025, à seulement 19 ans, le Genevois tapait ses premiers ballons dans la peau d'un international, sur le campus de l'Université de l'Utah. Il était l'invité surprise de la tournée américaine de la Suisse, de Salt Lake City à Nashville.
Le milieu du SC Fribourg avait alors pour mission de rencontrer ses nouveaux coéquipiers, de faire bonne impression auprès du staff. Bref, de prendre le pouls de la sélection. Mais à la fin du séjour, le bilan avait dépassé toutes ses espérances: première entrée en jeu face au Mexique, première titularisation et premier but contre les Etats-Unis.
"C'était une saison incroyable, ma première saison complète. Franchement, je suis plutôt fier de moi", disait-il à Saint-Gall, quelques jours après avoir dû s'avouer vaincu en finale de l'Europa League (défaite 3-0 contre Aston Villa) - il a d'ailleurs été élu révélation de la C3 - et avant de s'envoler pour la Coupe du monde.
L'enfant de Servette, le quartier autant que le club, est aujourd'hui l'un des joyaux du football européen. Sa valeur marchande a pris l'ascenseur. Il vaut 50 millions d'euros selon le site spécialisé Transfermarkt, et son nom devrait largement animer le mercato estival.
Mais le SC Fribourg attendra certainement de voir son jeune Suisse à l'oeuvre pendant la Coupe du monde avant d'accepter une quelconque offre. Car un seul but devant les caméras du monde entier peut valoir des millions.
Dans toutes les "previews" des médias internationaux consacrées à la Suisse, il est en tout cas "le joueur suivre". L'Equipe le voit comme "l'un des cinq jeunes" susceptibles de devenir la révélation du Mondial, après l'Argentin Enzo Fernandez en 2022 et le Français Kylian Mbappé en 2018.
Tout cela pourrait monter à la tête d'un jeune homme qui faisait encore partie de l'équipe réserve du SC Fribourg il y a un an et demi. Il n'en est rien. "Ça me rend heureux, parce que ça veut dire que je m'en sors bien. Mais au final, je m'en fiche un peu. Je veux juste donner le meilleur de moi-même et tout gagner", lance-t-il, aussi désinvolte qu'ambitieux.
Les jours de match, le no 9 de l'équipe de Suisse écoute du gospel. Son premier souvenir de Coupe du monde est d'ailleurs musical: l'hymne de l'édition 2010 en Afrique du Sud. Seize ans plus tard, il s'apprête désormais à vivre en personne le plus grand des tournois.
Mais dans quel rôle? "Je fais confiance à l'entraîneur, il s'en est bien sorti jusqu'à présent", lâche-t-il habilement. "J'ai montré que je pouvais faire la différence comme remplaçant, en marquant deux fois contre la Suède (réd: en octobre et en novembre). Et si je dois débuter, je serai prêt."
Aligné d'entrée face à la Jordanie (4-1) et à l'Australie (1-1), dans un rôle plus central mais pas moins offensif que lors de ses précédentes apparitions avec la Suisse, Johan Manzambi s'avance comme l'un des gagnants de la préparation. Il semble avoir pris une longueur d'avance sur Fabian Rieder pour être celui qui fera le lien entre le trio d'attaque (Ndoye-Embolo-Vargas) et l'inamovible double pivot (Xhaka-Freuler).
La dotation de Wimbledon en hausse de 20% pour l'édition 2026
La dotation globale de Wimbledon a été augmentée d'un taux record de 20% par rapport à l'édition 2025. Ceci alors que des stars du tennis mondial réclament une plus grosse part en Grand Chelem.
Roland-Garros, qui s'est achevé le 7 juin, a été marqué cette année par les revendications financières de plusieurs stars du circuit, qui demandent une part plus importante des recettes dégagées par les tournois du Grand Chelem.
Avant le début de la compétition, un groupe de joueurs, dont la no 1 mondiale Aryna Sabalenka, avait décidé de raccourcir à 15 minutes leurs obligations médiatiques pour faire pression sur les organisateurs.
Pour l'édition 2026 de Wimbledon, qui démarre le 29 juin, l'enveloppe atteint un niveau record de 64,2 millions de livres sterling (74,4 millions d'euros) contre 53,5 millions l'an dernier.
Il s'agit "de loin de la plus forte augmentation annuelle de l'histoire" du tournoi, ont déclaré les organisateurs jeudi. En comparaison, l'an dernier, elle avait été augmentée de 7% par rapport à 2024.
Les deux vainqueurs du tournoi, masculin et féminin, remporteront cette année 3,6 millions de livres sterling chacun, en hausse de 20%. La dotation pour le premier tour en simple est fixée à 80.000 livres sterling (environ 92 000 euros) (+21%).
Le tournoi sur gazon de Wimbledon se tient du lundi 29 juin au dimanche 12 juillet.
Sa partenaire de double blessée, Serena Williams abandonne
Le parcours au Queen's de Serena Williams s'est arrêté net après un seul match. Sa partenaire de double Victoria Mboko a déclaré forfait jeudi pour blessure.
Contrainte à l'abandon pour un problème au genou gauche mercredi au premier tour du simple, Mboko a officialisé son forfait jeudi matin. Au premier tour du double, la paire américano-canadienne Williams-Mboko avait défait Nicole Melichar-Martinez/Erin Routliffe 7-6 6-2.
Il s'agissait du premier match sur le circuit professionnel de Serena Williams (44 ans), la championne aux 23 titres du Grand Chelem de retour sur les courts cette semaine, depuis septembre 2022. Son association avec la neuvième mondiale, âgée de 19 ans, avait parfaitement fonctionné.
Williams, qui s'est donné du temps avant de décider de revenir ou non en simple, devrait rejouer dès la semaine prochaine à Berlin. Le nom de sa partenaire en Allemagne n'a pas encore été dévoilé.
Alexander Ospelt nouveau président de la FIS
Le Liechtensteinois Alexander Ospelt a été élu jeudi nouveau président la Fédération internationale de ski et de snowboard. Il succède au Suédo-Britannique Johan Eliasch.
Le résultat a été extrêmement serré, Ospelt remportant l'élection - qui s'est tenue à l'occasion du congrès annuel de la FIS à Belgrade - pour 65 voix contre 64 pour son adversaire. Cet avocat liechtensteinois siège au comité exécutif depuis 2024 et bénéficiait du soutien de la Suisse, de l'Autriche et de nombreuses autres fédérations.
Face à lui, le président sortant Johan Elisach était de plus en plus critiqué pour son style de direction sans compromis. L'état des finances de la FIS, dont le patrimoine aurait diminué de plus de 80 millions de francs sous la présidence du Suédo-Britannique, inquiétait également de nombreux acteurs des sports de neige, comme le co-CEO de Swiss-Ski Diego Züger.
Ospelt, qui prendra officiellement ses fonctions dès demain, se décrivait lors de sa candidature comme une personne rassembleuse. "Au sein de la FIS, tout le monde doit pouvoir discuter d’égal à égal. C’est ainsi que l’on trouve des solutions efficaces et durables", estime-t-il.
12''75: Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies
Un étudiant de 20 ans a battu mercredi le record du monde du 110 m haies. L'Américain Ja’Kobe Tharp a réalisé le temps époustouflant de 12''75 lors des demi-finales du championnat NCAA à Eugene.
"Je suis sans voix, sérieusement", a commenté l'athlète du Tennessee, cité sur le site olympics.com, après avoir battu de 0''05 un record détenu par son compatriote Aries Merritt depuis 2012. Il a également amélioré de 26 centièmes (!) son record personnel (13''01 jusque-là).
Le hurdleur, très confiant, a admis que s'il pensait qu'une performance exceptionnelle était possible, il n'avait évidemment pas prévu de battre le record du monde. "Je savais que j'avais les jambes pour cela", a-t-il déclaré aux journalistes. "Mais ce n’était pas prévu avant cette compétition, pas du tout."
"J’avais l’impression d’aller vite, mais toutes mes courses me semblent rapides, pour être honnête", a encore expliqué le nouveau recordman du monde, dont le chrono doit encore être ratifié par World Athletics. "Je voulais vraiment marquer le coup. Je me suis vraiment concentré sur l’exécution: survivre et aller de l’avant. Je voulais faire passer un message."
Un nouveau règlement entrera en vigueur en 2027
La FIFA a annoncé mercredi l'adoption d'un nouveau règlement des transferts en concertation avec les représentants des joueurs et respectant le droit de l'Union européenne.
Ce règlement entrera en vigueur en janvier 2027. "Les nouvelles règles constituent un cadre objectif, transparent, non discriminatoire et proportionné pour le système mondial des transferts et toutes les parties impliquées", s'est félicitée dans un communiqué l'instance, épinglée par la Cour de justice de l'Union européenne en octobre 2024 pour des règles contraires au droit de l'UE.
Dans sa version actuelle, le règlement du statut et du transfert des joueurs de la FIFA (RSTJ) est "de nature à entraver la libre circulation" des footballeurs professionnels, avait estimé la Cour de justice de l'UE. A la demande de la justice belge, la haute juridiction établie à Luxembourg examinait alors le cas de Diarra qui avait contesté, il y a douze ans, les conditions de son départ du Lokomotiv Moscou.
En raison d'une réduction drastique de son salaire, Diarra avait quitté le club, mais ce dernier avait jugé la rupture abusive et lui avait réclamé 20 millions d'euros, ramenés à 10,5 millions. Conséquence: le club de Charleroi avait finalement renoncé à recruter le Français par crainte d'avoir à assumer une partie de ces pénalités, conformément au règlement de la FIFA étudié par la CJUE.
L'ex-international français, qui avait réclamé 65 millions d'euros de dommages et intérêts à la Fédération internationale et à la Fédération belge, a finalement trouvé un accord avec l'instance internationale lundi. Un préalable avant une modification donc du règlement.
"Le RSTJ, poursuit-elle, se mue en un cadre collectif fondé sur le dialogue social entre les représentants reconnus des employés et des employeurs, avec pour objectif clair de devenir une convention collective internationale - la première du genre dans le monde du sport international".
Un contrat d'un demi-milliard pour Mahomes
Les Kansas City Chiefs ont prolongé le contrat de leur superstar Patrick Mahomes jusqu'en 2033. Avec une revalorisation salariale historique qui lui fera dépasser le demi-milliard de dollars.
"Il est notre quarterback no 1 et vous ne l'aurez pas", a écrit mercredi la franchise NFL sur son compte X, confirmant la prolongation de son contrat.
Selon ESPN et NFL Network, le montant de la revalorisation salariale est de 239,05 millions de dollars. Ce qui signifie que Mahomes, élu deux fois meilleur joueur de la saison en NFL, pourrait toucher 504,75 millions de dollars entre 2026 et 2033.
Les quatre premières années sont garanties à la signature, et Patrick Mahomes pourrait même augmenter encore ce montant d'une vingtaine de millions de dollars via des primes prévues par l'accord, précise ESPN.
Agé de 30 ans, Mahomes a conduit les Chiefs jusqu'au Superbowl, la finale du championnat, à cinq reprises en six saisons. Sa franchise a été sacrée trois fois. Il était déjà l'athlète américain le mieux payé dans l'histoire des sports collectifs aux Etats-Unis.
"Au cours de la dernière décennie, Patrick est devenu l'une des figures sportives les plus emblématiques et les plus appréciées de tous les temps", a déclaré le propriétaire des Chiefs, Clark Hunt, à ESPN. "Patrick est un talent générationnel et un être humain d'exception, et je suis ravi qu'il continue à mener notre équipe vers l'avenir."
L'Angleterre boucle sa préparation par un récital
Seule la foudre a perturbé la fin de la préparation de l'Angleterre mercredi. Les "Three Lions" ont dominé le Costa Rica 3-0 mercredi à Orlando, à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde.
Avant leur premier match le 17 juin contre la Croatie à Arlington au Texas, les Anglais avaient choisi de jouer deux rencontres préparatoires en Floride pour s'acclimater aux caprices de la météo américaine. Ils en ont eu un aperçu mercredi avec un violent orage et des pluies torrentielles qui ont gorgé d'eau la pelouse du stade, retardant le coup d'envoi d'une heure.
Malgré ce contre-temps, les Anglais ont signé contre les "Ticos" un succès bien plus probant dans la forme que la victoire étriquée samedi à Tampa contre la Nouvelle-Zélande (1-0). Les Costariciens, qui sont passés complètement à côté de leur campagne de qualification, n'ont opposé qu'une faible résistance aux assauts des joueurs de Thomas Tuchel.
Après une première alerte sur un décalage et un tir de Jude Bellingham (5e), Declan Rice a repris un centre en retrait d'Anthony Gordon pour ouvrir la marque d'un tir croisé du gauche (9e). Passeur décisif sur le premier but, Gordon a été buteur sur pénalty à la suite d'une main costaricienne dans la surface (68e). Ollie Watkins a enfoncé le clou en fin de rencontre (87e).
Les coéquipiers d'Harry Kane, muet mercredi et sorti à la 63e, vont rejoindre désormais leur camp de base à Kansas City. Considérée comme l'une des favorites malgré l'absence de titre majeur depuis la victoire en Coupe du monde en 1966, la quatrième nation au classement de la FIFA affrontera au sein du groupe L la Croatie le 17 juin, avant le Ghana (le 23) et le Panama (le 27).
Folle "remontada" des Knicks, qui mènent 3-1 en finale
Les Knicks sont à un succès du titre NBA. M
Menés de 29 points par San Antonio dans l'acte IV mercredi à New York, ils ont réalisé la plus grande "remontada" de l'histoire des finales NBA pour s'imposer 107-106 et mener 3-1 dans la série.
Les Spurs de Victor Wembanyama menaient 76-49 à la mi-temps, et ont même pris 29 longueurs d'avance après 2'20 de jeu dans le troisième quart (81-52). Flamboyant en début de partie, "Wemby" (24 points, 13 rebonds) s'est toutefois effondré comme tout le collectif texan.
Héroïque, l'ailier new-yorkais OG Anunoby (33 points) a inscrit le panier de la victoire à 1''2 de la sirène, en s'envolant au rebond offensif pour pousser le ballon dans le panier après un tir à 3 points manqué par Jalen Brunson (36 points mercredi).
Ce match pivot, qui a failli relancer les Spurs dans cette finale, a finalement propulsé les Knicks à un succès d'un troisième titre, qui serait le premier depuis 1973, dans un Madison Square Garden d'autant plus bouillant que l'espoir semblait perdu à la pause.
Les Spurs, dont le noyau dur découvre les séries finales, comme Wembanyama à 22 ans, ont fait leur âge dans une deuxième mi-temps ponctuée de mauvais choix et de maladresses. Le géant français a lui-même raté deux lancers francs cruciaux à 1'47 du "buzzer" finale. Il devra impérativement se rattraper samedi à domicile, s'il veut prolonger sa saison et revenir à New York pour un match 6.
"El Tri" contre "Bafana Bafana" en ouverture du Mondial 2026
Comme en 2010, le Mexique et l'Afrique du Sud disputeront le match d'ouverture du Mondial 2026 ce jeudi (19h GMT+1). Tout autre résultat qu'un succès du pays co-organisateur serait une surprise.
Le 11 juin 2010 à Johannesbourg, les "Bafana Bafana" avaient concédé le nul 1-1 malgré l'ouverture du score de Siphiwe Tshabalala à la 55e. Quelques jours plus tard, leur parcours dans ce Mondial à domicile s'achevait sur un succès de prestige 2-1 face à la France du sélectionneur Raymond Domenech, alors en pleine déroute.
Seize ans plus tard jour pour jour, le Mexique et l'Afrique du Sud s'affronteront à nouveau à l'entame d'une Coupe du monde au Stade Azteca de Mexico, à plus de 2'200 m d'altitude et sans le bourdonnement des vuvuzelas. Une victoire de "El Tri" ne serait pas une surprise, tant d'un point de vue sportif qu'historique: seul le Qatar en 2022 s'est incliné lors de son entrée en lice en tant que nation organisatrice.
En 2026, l'Afrique du Sud n'a en effet encore remporté aucun match, et ce face à des adversaires comme la Jamaïque, le Cameroun, le Nicaragua et le Panama. En face, le Mexique de Javier Aguirre est invaincu cette année, et a obtenu des matches nuls remarquables face à des favoris de la Coupe du monde comme le Portugal et la Belgique.
Ils ont exprimé leur mécontentement en campant mardi dans la capitale, à proximité de la zone des supporters, tout en bloquant l'accès au stade. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, a parlé de "provocation" à ce sujet et a assuré que le match d'ouverture, jeudi, aurait bien lieu malgré les protestations.
En face, le sélectionneur belge des "Bafana Bafana" Hugo Broos a quant à lui disputé la première rencontre du Mondial 1986 entre les Diables Rouges et le Mexique, dans cette même arène. "Même à Hollywood, on n'écrit pas de meilleur scénario: j'ai joué un match d'ouverture de Coupe du monde et maintenant, quatre décennies plus tard, je serai encore l'un des sélectionneurs du match d'ouverture", a-t-il confié à l'AFP.
"Je rêve d'une belle fin où l'Afrique du Sud atteindrait pour la première fois la phase à élimination directe d'une Coupe du monde, après trois éliminations dès le premier tour. Quand l'Afrique du Sud quittera ce tournoi, je ferai mes adieux au football", a déclaré le technicien de 74 ans.
L'autre affiche de ce groupe A opposera la Corée du Sud et la Tchéquie à Guadalajara (coup d'envoi vendredi à 04h heure suisse). Tombeurs de l'Irlande et du Danemark lors des barrages européens, les Tchèques ont une belle carte à jouer dans ce duel équilibré face à des Coréens qui rêvent de rééditer leur parcours de 2002, où ils avaient terminé 4e de "leur" Mondial.
Quelle direction pour les sports d'hiver?
Le 57e congrès de la FIS aboutira-t-il sur l'élection d'un nouveau président? La Suisse, l'Autriche ou encore la Norvège se positionnent clairement contre le dirigeant sortant, Johan Eliasch.
Alors que le 57e congrès de la FIS a commencé mercredi en Serbie, la plus importante fédération internationale de sports d'hiver est secouée par de violents remous. Pendant des décennies, sous la présidence des Suisses Marc Hodler (1951 à 1998) et Gian Franco Kasper (1998 à 2021), les choses s’y déroulaient plutôt tranquillement et de manière très ordonnée.
Puis, il y a cinq ans, Johan Eliasch, nouveau venu dans le milieu, s’est imposé de manière surprenante dès le premier tour lors d’une élection disputée face à trois concurrents issus du système de la FIS. Parmi les vaincus figurait alors Urs Lehmann, président de longue date de Swiss-Ski.
Les processus associatifs, qui sont souvent particulièrement longs et fastidieux au sein de la FIS, ne sont pas du goût d’Eliasch. Le Suédo-britannique préfère diriger à sa manière et sans compromis, souvent sans consulter les 22 autres membres du comité exécutif de la FIS ni d’autres parties prenantes.
Cela a rapidement déclenché de vives tempêtes au sein de l’univers de la FIS, ainsi que de (coûteux) litiges juridiques. Eliasch s’est principalement appuyé sur des alliés fidèles issus de fédérations plutôt modestes. Celles-ci espéraient, grâce à ce nouveau venu, jouer un rôle plus important dans les sports de neige. En revanche, les nations traditionnelles de la région alpine et de la Scandinavie se sont senties de plus en plus mises à l’écart.
Le patrimoine de la fédération aurait diminué de plus de 80 millions de francs sous la présidence d’Eliasch. De son côté, l'homme d'affaires qualifie cela d’investissement nécessaire pour l’avenir. Il s’attend désormais à ce que les recettes et la portée mondiale des sports de neige augmentent. C'est dans ce contexte qu'Urs Lehmann a démissionné vendredi dernier. L'Argovien n'aura occupé le poste de CEO de la FIS que pendant neuf mois.
Afin de pouvoir se présenter à sa réélection jeudi, Eliasch a dû se procurer à la hâte une nationalité supplémentaire. Les fédérations suédoise et britannique lui ont toutes deux refusé leur soutien. La Géorgie, en revanche, a accordé à Eliasch le passeport nécessaire sans délai et sans formalités administratives.
Ospelt se décrit comme une personne rassembleuse. L'homme de 58 ans souhaite créer des ponts, comme en témoigne le titre de son dossier de candidature: "Building Bridges". "Au sein de la FIS, tout le monde doit pouvoir discuter d’égal à égal. C’est ainsi que l’on trouve des solutions efficaces et durables", estime Ospelt, qui souhaite également donner plus de poids aux athlètes et mieux les impliquer.
Mondial 2026: Dan Ndoye, le lion rugit toujours plus fort
Dan Ndoye est devenu en un an la principale menace offensive de l'équipe de Suisse, malgré une situation compliquée en club. Le Vaudois veut maintenant rugir dans la plus grande des compétitions.
On a l'impression qu'il est là depuis longtemps. Et pourtant, Dan Ndoye (31 sélections, 8 buts) s'apprête à vivre, à 25 ans, son premier Mondial. L'explication est simple: depuis sa première titularisation avec le maillot suisse, le 21 novembre 2023 (une défaite 1-0 en Roumanie), l'enfant de Saint-Prex n'a jamais lâché sa place dans le onze de départ, hormis une présence sur le banc en novembre dernier au Kosovo (1-1), où il avait été laissé au repos.
Tout le monde se souvient de son but à l'Euro 2024 contre l'Allemagne, un but qui n'avait juste pas suffi à la Suisse pour battre son grand voisin (1-1). C'était la première fois que Ndoye rugissait sous le maillot rouge et blanc et sortait les griffes devant les photographes, pour sa célébration fétiche.
Il a ensuite fallu attendre un peu pour voir la nouvelle star du foot romand faire à nouveau trembler les filets avec la Suisse. Un an, en fait, jusqu'à la tournée américaine de juin 2025, lors de laquelle il avait marqué face au Mexique et aux Etats-Unis.
Mais tout ne s'est pas passé comme prévu pour sa première saison en Premier League, le championnat le plus relevé au monde. "Ça a été une année compliquée pour moi, pas celle que j'attendais", confirme le Vaudois depuis San Diego, où la Suisse se prépare à disputer la Coupe du monde.
Il convient toutefois de souligner que le climat entourant le club deux fois champion d'Europe (1979 et 1980) n'est de loin pas le plus calme. Son riche propriétaire et président, le Grec Evangelos Marinakis, est du genre à renvoyer les entraîneurs à tour de bras.
Dan Ndoye a ainsi évolué sous les ordres de quatre coachs différents cette saison: Nuno Espirito Santo (viré en septembre), Ange Postecoglou (octobre), Sean Dyche (février) et Vitor Pereira, lequel a finalement assuré le maintien dans l'élite anglaise.
Malgré tout, Ndoye a été l'un des principaux artisans de la belle campagne de qualification de la Suisse pour le Mondial: double passeur contre le Kosovo et buteur face à la Slovénie en septembre, puis encore un "pion" et un assist lors de la venue de la Suède à Genève.
Chaque appel de Murat Yakin a été comme un phare dans la grisaille des Midlands. "Quand je suis avec la Suisse, je me sens tout de suite plus à l'aise", assure-t-il, barbiche pointant désormais au bout de son visage juvénile. "C'est un système qui me correspond davantage, avec des joueurs que je connais très bien."
Son association avec Breel Embolo et Ruben Vargas sur le front de l'attaque suisse a fait ses preuves. Sa vitesse et sa capacité à prendre la profondeur - aperçues sur ses deux derniers buts contre la Jordanie et l'Australie durant la préparation - en font un joueur indispensable à l'équipe de Suisse.
"C'est quelque chose que je travaille depuis mon plus jeune âge, car je ne voulais pas être ce joueur cantonné à une seule position", explique-t-il. Mais il est bien conscient qu'il n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se rapproche du but adverse.
Avant de devenir un cadre de Murat Yakin, Dan Ndoye aurait aussi pu défendre les couleurs du Sénégal. Il a finalement préféré la Suisse aux Lions de la Teranga, mais sa célébration ne cesse de rappeler son attache au pays de son père, Saliou.
Un rugissement qu'il espère faire retentir dès samedi face au Qatar (21h00 en Suisse). "La Coupe du monde, c'est la plus grande compétition. D'être présent ici pour représenter mon pays, c'est vraiment une fierté pour moi et ma famille."
Mumenthaler plus rapide que Gout Gout, Lobalu largué
Timothé Mumenthaler a pris la 5e place du 200 m du meeting Diamond League d'Oslo. Le Genevois (20''58) a fait mieux que le prodige australien Gout Gout.
Placé à l'extérieur, le champion d'Europe n'avait aucun point de repère mais il a fait un assez bon virage pour réussir sa meilleure performance de l'année, loin tout de même de ses 20''27 de l'an dernier à...Oslo. Il a tout de même vu Letsile Tebogo le passer rapidement et le Botswanais s'est imposé facilement en 19''84.
Au deuxième rang, on retrouve le Sud-Africain Sinesipho Dambile (20''12) et au 3e le Trinitéen Jereem Richards (20''50).
Grosse déception en revanche pour Gout Gout. L'Australien de 18 ans qui a couru en 19''67 ce printemps n'a pu faire mieux que 20''60 pour obtenir la 6e place dans un style assez peu académique.
"Mes jambes tournaient bien aujourd'hui", a-t-il confié à SRF. Il ne sait pas pourquoi cela n'a pas fonctionné: "Je me pose aussi beaucoup de questions, cela ne m'était encore jamais arrivé." La victoire est revenue à l'Ethiopien Addisu Yihune en 12'47''62.
Le ski-alpinisme devrait rester au programme en 2030
Le ski-alpinisme devrait toujours figurer au programme des JO d'hiver 2030 en France. Le Comité exécutif du CIO le recommande après l'évaluation de la première édition de cette discipline en Italie.
Tout cela devrait être approuvé lors de la session du CIO fin juin. Outre les sprints et le relais mixte, la proposition actuelle prévoit également des épreuves individuelles dames et messieurs. Lors des derniers JO en Italie, Marianne Fatton avait remporté la médaille d'or pour la Suisse en sprint. Quelques jours plus tard, elle avait également décroché l'argent avec Jon Kistler en relais.
Lors de la session du CIO les 24 et 25 juin à Lausanne, une décision sera également prise concernant l'avenir olympique du combiné nordique, qui risque d'être retiré du programme.
Marc Lüthi désigné comme futur président de la SIHF
Marc Lüthi devrait être le prochain président de la SIHF (Swiss Ice Hockey Federation). La National League et la Swiss League ont décidé de proposer sa candidature.
Celle-ci sera soumise à l'Assemblée générale de la SIHF. La décision a été prise mercredi à Prague lors de la séance du Conseil d'administration de la NL SA et elle a été approuvée à l'unanimité. Les clubs de Swiss League ont eux accepté cela à une très grande majorité.
Il devrait succéder à Urs Kessler, qui a démissionné au début du mois de juin et qui n'a même pas tenu un an comme président.
Le Bernois de 64 ans a conduit Berne vers les sommets du hockey suisse. Il a dirigé le CP Berne depuis 1998, mais avait décidé de quitter le club en vendant ses parts au début de l'année.
Souvent considéré comme l'homme le plus puissant du hockey helvétique avec le Zurichois Peter Zahner, Marc Lüthi a permis de faire de Berne l'une des plus grosses machines d'Europe grâce à une grande diversification, notamment au niveau de la gastronomie, même si le club de la capitale se cherche depuis plusieurs années.
