Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Davide Ballerini s'impose dans le chaos, Eulalio reste en rose
Davide Ballerini s'est imposé à Naples lors de la 6e étape du Giro, profitant d'une chute massive survenue dans le dernier kilomètre. Le maillot rose reste sur les épaules du Portugais Afonso Eulalio.
Au terme d'une étape plane de 142,6 km promise aux sprinteurs, la fine pluie qui est apparue dans le final a envoyé au sol deux coureurs de la formation Unibet Rose Rockets sur des pavés mouillés, provoquant une grosse chute qui a désorganisé le peloton. Seuls rescapés de ce fait de course, l'Italien de l'équipe Astana et le Belge Jasper Stuyven se sont joués la victoire au sprint. Le Français Paul Magnier, double vainqueur d'étape sur ce Tour d'Italie, a terminé troisième après avoir été arrêté par la chute.
Afonso Eulalio (Bahrain Victorious) conserve le maillot rose de leader avec une avance de plus de six minutes sur les favoris avant la première arrivée au sommet vendredi au Blockhaus. L'Argovien Jan Christen reste le meilleur Suisse au général avec sa 7e place provisoire (à 6'16).
Super League: Lugano sauve sa 3e place en fin de match
Lugano a arraché le nul à Sion 2-2 en toute fin de rencontre lors de l'avant-dernière journée de Super League. Ce résultat fait les affaires des Tessinois, qui se maintiennent à la 3e place.
Pour le dernier match de la saison disputé à Tourbillon, Sion a cru renverser la rencontre en deuxième période avant de concéder l'égalisation par Antonios Papadopoulos à la 90e. Menés 1-0 à la mi-temps, les Sédunois ont concédé leur première défaite après une série de huit matches sans revers en championnat.
Les inspirations d'Ylyas Chouaref (55e) et de Baltazar (63e) ont répondu à l'ouverture du score de Georgios Koutsias à la 31e. L'attaquant des Bianconeri a trompé le gardien Anthony Raccioppi, qui avait maintenu sa cage inviolée lors des cinq dernières rencontres.
La troupe de Didier Tholot se déplacera au Wankdorf dimanche (16h30) pour tenter d'arracher la victoire, et espérer un faux-pas de Lugano face à Bâle pour s'emparer de la 3e place. Avec seulement deux unités d'avance sur Sion, l'équipe de Mattia Croci-Torti (64 points) devra l'emporter pour s'assurer de terminer dans le top 3.
Lors de leurs sept dernières sorties, les hommes de Mauro Lustrinelli, sacrés champions de Suisse, se sont inclinés à six reprises. A Bâle, St-Gall s'est imposé 3-1 pour s'assurer de la 2e place finale.
Mondial 2026: La Suisse sans Berra contre les Etats-Unis
L’équipe de Suisse ne pourra pas compter sur Reto Berra pour le début du Championnat du monde à Zurich. Le gardien est toujours malade et le Lausannois Kevin Pasche a été appelé.
Il y avait bien trois gardiens sur la glace de la Swiss Life Arena jeudi à l'occasion de l'entraînement de l'équipe nationale. Leonardo Genoni et Sandro Aeschlimann étaient bien présents, mais pas Reto Berra, toujours malade. Pour pallier cette absence, le staff de l'équipe de Suisse a fait appel à Kevin Pasche. Le gardien du LHC ne s'est toutefois pas exprimé au sortir de la glace.
Qu'en est-il donc du gardien tout récent champion avec Fribourg? "Reto est malade, alors on a décidé de rappeler Kevin pour être sûr que la charge de travail de nos gardiens soit bien gérée, justifie le sélectionneur Jan Cadieux. On joue quand même trois matches en quatre jours, ce qui fait que Reto ne sera pas encore sur la glace pour une à deux journées."
Cette défection a tout de même une petite incidence puisque la Suisse doit inscrire deux gardiens avant le premier match. Ce sera donc logiquement Genoni et Aeschlimann qui seront habillés. Si par malheur Berra ne pouvait pas tenir sa place, alors Pasche serait inscrit, mais on n'en est pas encore là.
Blessé Kevin Fiala depuis les JO et le match contre le Canada, Kevin Fiala a retouché la glace depuis quelques semaines. Les Los Angeles Kings avaient laissé entendre qu'en cas de longs play-off, le St-Gallois pourrait revenir. Qu'en est-il? "Cela fait trois semaines que l'on se parle régulièrement avec Kevin au téléphone et pour l'instant il se porte bien, il a recommencé à patiner comme vous l'avez sûrement vu ou entendu, mais pour le moment ce n'est pas un sujet pour le Championnat du monde."
Les Américains paraissent moins impressionnants que l'an dernier sur le papier, mais ils disposent quand même de 18 joueurs estampillés NHL, même si les stars se comptent sur les doigts d'une main, voire sur le pouce avec Matthew Tkachuk comme seul vrai nom capable d'éveiller de l'intérêt pour quelqu'un qui ne suivrait pas intensément la NHL. Mais la Suisse ne fera certainement pas l'erreur de sous-estimer une sélection qui va devoir apprendre à jouer ensemble.
"Ils ont joué un match en Allemagne, précise Jan Cadieux. On a pris le temps de l'analyser et de voir les tendances. Mais à la fin, on préfère se concentrer sur nous. On ne veut pas s'adapter à l'adversaire, on veut vraiment mettre en place notre jeu."
Sinner dépasse Djokovic: 32e victoire de rang en Masters 1000
Jannik Sinner a remporté jeudi un 32e match consécutif en Masters 1000 en battant Andrey Rublev (ATP 14) 6-2 6-4 en quarts de finale à Rome. C'est la plus longue série de victoires à ce niveau.
Sinner, grandissime favori du Masters 1000 de Rome en l'absence de Carlos Alcaraz, blessé, a amélioré le record qu'il co-détenait depuis mercredi avec Novak Djokovic qui avait enchaîné 31 victoires de suite de mars à août 2011 dans les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem.
En demi-finales vendredi, l'Italien, finaliste au Foro Italico l'an dernier, sera opposé au Russe Daniil Medvedev (9e) ou à l'Espagnol Martin Landaluce (94e), repêché de dernière minute pour entrer dans le tableau principal malgré sa défaite en qualifications.
Sinner, 24 ans, n'a plus perdu en Masters 1000 depuis le 5 octobre 2025 lorsqu'il avait été contraint à l'abandon face au Néerlandais Tallon Griekspoor au 3e tour à Shanghaï.
Depuis, il a remporté cinq Masters 1000 consécutifs, les cinq derniers au calendrier (Paris 2025, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid cette année), du jamais-vu dans l'histoire du circuit ATP. Durant sa série-record, il n'a perdu que deux sets, pour 64 gagnés.
Enfin, Sinner qui a remporté ses 27 derniers matches sur le circuit, la plus longue série de sa carrière, depuis sa défaite en quarts de finale au tournoi ATP 500 de Doha en février, peut mettre fin à une disette de 50 ans pour le tennis italien qui attend depuis 1976 et Adriano Panatta la victoire de l'un des siens, côté masculin, au Foro Italico.
Ville Peltonen nommé entraîneur du HC Ajoie
Ville Peltonen est le nouveau coach du HC Ajoie. Le Finlandais, qui a entraîné Genève-Servette ces derniers mois, a signé un contrat portant sur deux saisons, a annoncé jeudi le club jurassien.
Le technicien de 53 ans succède à Greg Ireland, licencié le 30 mars dernier et remplacé pour un match par le directeur sportif Julien Vauclair. Le Canadien avait été remercié alors que le HCA était mené 3-0 dans le play-out contre Ambri. Une série finalement perdue 4-0, mais sans conséquence, puisque le barrage n'a pas eu lieu. Sierre, champion de Swiss League, n'était pas éligible à la promotion.
Ville Peltonen rebondit de son côté après un intérim de plusieurs mois à Genève-Servette, où il avait remplacé le Français Yorick Treille, licencié en octobre. Le Finlandais avait réussi à remettre les Aigles sur les bons rails, atteignant les demi-finales des play-off avant d'être stoppé par le futur champion, Fribourg-Gottéron.
Il n'a toutefois pas été conservé par le GSHC, qui avait annoncé entre-temps l'engagement pour la saison 2026/27 du Suédois Sam Hallam. A Porrentruy, Peltonen sera assisté par Samuel Tilkanen, qui était également en poste aux Vernets.
Par ailleurs, le HCA a par ailleurs annoncé divers changements au sein de sa gouvernance. L'ex-capitaine du club Jordane Hauert rejoint ainsi le comité technique, alors que Pascal Bourquard Jr. est nommé vice-président.
Les Cavaliers prennent l'avantage chez les Pistons
Les Cleveland Cavaliers ont fait un pas en direction de la finale de Conférence Est de NHL. Ils se sont imposés 117-113 après prolongation dans un match âpre chez les Detroit Pistons mercredi.
Les Cavaliers, qui ont arraché leur premier succès à l'extérieur de ces phases finales, mènent ainsi 3-2 avant de recevoir pour le match 6 vendredi.
Cade Cunningham a d'abord été le digne leader des Pistons avec 39 points, 7 rebonds et 9 passes, portant les siens à un avantage de 15 points dans le deuxième quart-temps, puis de 7 points à 3'57 de la sirène. Les Pistons se sont ensuite effondrés, perdant plusieurs fois la balle au bout des 24 secondes de leurs possessions.
Les deux formations ont ensuite raté leurs possessions, avant que les Cavaliers ne prennent l'avantage en prolongation.
Le célèbre meneur à la barbe fournie a disputé mercredi, son 185e match de play-off, le 50e à au moins 30 points, mais est toujours en quête d'un premier titre.
Donovan Mitchell, brillant lundi avec 43 points, s'est montré très maladroit (21 points à 7 sur 18, 1 sur 8 de loin), mais a enfin réussi un tir derrière l'arc en prolongation presque suivi immédiatement d'un lay-up décisif grâce à une interception de Max Strus.
Les Pistons, qui ont mené 2-0 dans la série avant de perdre trois matches de suite, cherchent leur première finale de Conférence depuis 2008. Les Cavaliers n'ont plus atteint ce niveau depuis 2018 et la dernière saison du deuxième passage de LeBron James.
Colorado en finale de Conférence après une folle remontée
Colorado Avalanche s'est qualifié pour la finale de la Conférence Ouest en NHL. Menée 3-0, l'équipe de Nathan MacKinnon a renversé le Minnesota Wild mercredi (4-3) lors de l'acte V.
MacKinnon a inscrit le but égalisateur à 83 secondes de la sirène finale pour arracher les prolongations. En "overtime", Brett Kulak a ensuite parachevé la remontée de la franchise de Denver, qui était bien mal partie avec un déficit de 3-0 dans la première période.
Marcus Johansson et un doublé de Nick Foligno avaient bien mis le Wild sur orbite avant la première pause. Mais l'Avalanche a réduit la marque à la mi-match grâce à Parker Kelly, avant le "rush" final des "Avs" signé Jack Drury (57e) et MacKinnon (59e).
Colorado disputera donc sa première finale de Conférence depuis 2022, l'année de sa troisième Stanley Cup. L'Avalanche affrontera Vegas ou Anaheim: les Golden Knights ont l'avantage et mènent pour l'instant 3-2 dans la série.
Jan Cadieux: "Nous voulons que les gens soient fiers de nous"
Le sélectionneur Jan Cadieux a bien surmonté le choc initial provoqué par le licenciement de son prédécesseur, Patrick Fischer. Et pour lui, seule l'équipe compte.
"Un choc pour tout le monde", voilà comment Jan Cadieux a qualifié le licenciement de Patrick Fischer, survenu il y a trois semaines à la suite de l’affaire du faux certificat covid. A ce moment-là, il s’est dit: "Tout ce que nous avons vécu ensemble, tout ce que Fischi a apporté à l’équipe, la culture et les valeurs qu’il a instaurées, ce sont des bases solides. Je respecte énormément cela. Je sais que je peux compter sur lui si j'ai besoin de quelque chose, et inversement." Mardi encore, Cadieux a appelé Fischer, mais il n’a pas précisé s’il ferait de même pendant le Championnat du monde.
De toute façon, Cadieux vit l’instant présent. Pour lui, la seule chose qui compte, c’est de créer, avec le staff, les conditions permettant à l’équipe de donner le meilleur d’elle-même et de profiter pleinement de ce Mondial à domicile, c'est vraiment extrêmement important pour lui. "A la fin, le coaching est quelque chose qui vient du cœur, explique-t-il. Le plus important, c’est de rester soi-même."
A la question de savoir quand il considérera que le tournoi comme étant réussi, Cadieux lance: "Nous ne parlons ni du nombre de victoires ni de la médaille d’or. Nous voulons que les gens soient fiers de nous, que nous puissions nous regarder dans les yeux et dire que nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, car nous ne pouvons pas contrôler nos adversaires."
Si l'on se base sur l'entraînement de mercredi matin, Attilio Biasca et Nicolas Baechler sont actuellement les deux attaquants surnuméraires. Les trios offensifs étaient composés de Timo Meier, Nico Hischier et Théo Rochette; Pius Suter, Denis Malgin et Sven Andrighetto; Christoph Bertschy, Calvin Thürkauf et Nino Niederreiter; Simon Knak, Ken Jäger et Damien Riat. Cadieux a souligné qu’il croyait en la concurrence: "C’est un processus quotidien. Je ne veux pas que quelqu’un pense avoir atteint son but simplement parce qu’il figure dans l’alignement."
Qu'en est-il des gardiens? "Tous les trois ont prouvé qu'ils pouvaient être le numéro un", a répondu Cadieux sans dévoiler son jeu. Malade, Reto Berra n'était toutefois pas présent mercredi matin.
Enfin l'année du titre pour la Suisse ?
L’équipe de Suisse se présente pour son Mondial à Zurich dans ses plus beaux atours. Même s’il manque quelques éléments, Jan Cadieux dispose d’un groupe très solide capable d’aller au bout.
Et si la Suisse imitait Fribourg-Gottéron? 46 ans après leur accession à la première division et après quatre finales perdues, les Dragons ont enfin mis la main sur le trophée de champion. Quatre finales perdues? Cela ressemble à une sélection finaliste en 2013, 2018, 2024 et 2025, mais battue à chaque fois.
Sous la houlette de Patrick Fischer, la Suisse a su retrouver l’état d’esprit instauré par Ralph Krueger et prolongé par Sean Simpson. Dans la peau de l’outsider puis dans celle du favori, la Suisse a su grandir et profiter de ses joueurs de NHL.
En 2018, Kevin Fiala était à quelques centimètres d’envoyer son pays au septième ciel en prolongation avant une séance de tirs au but bien cruelle. Six ans plus tard à Prague, les Helvètes ont tenu 50 minutes avant que David Pastrnak ne crucifie Genoni pour un succès tchèque 2-0 au final. L’an dernier, il a fallu un but de Tage Thompson à 3 contre 3 en prolongation pour donner la victoire aux Etats-Unis sur la Suisse à Stockholm.
Il faut dire que le défenseur bernois des Nashville Predators transforme le visage de n’importe quelle équipe, et en particulier celui de la Suisse. Quarterback du power-play, le capitaine rend tout le monde meilleur. Et avec des attaquants tels que Nico Hischier, Timo Meier, Pius Suter, Denis Malgin ou encore Sven Andrighetto, les artificiers ne manquent pas.
Si l’on poursuit la comparaison avec Fribourg, le Julien Sprunger de cette sélection se nomme Nino Niederreiter. Le Grison de 33 ans affiche une impressionnante collection de médailles d’argent (4). Le joueur des Winnipeg Jets est le seul à avoir été de toutes les finales.
Privée de Jonas Siegenthaler, Andrea Glauser et Michael Fora en défense, la sélection de Jan Cadieux peut malgré tout compter sur des éléments expérimentés en plus de Josi. Du haut de ses 26 ans, Janis Moser est l’un des meilleurs défenseurs défensifs de NHL. Le Seelandais a d’ailleurs signé un contrat de huit ans pour un total de 54 millions de dollars avec Tampa Bay. Les Zurichois Dean Kukan et Christian Marti sont rompus à l’exercice et joueront devant leur public. Sven Jung, Tim Berni, Lukas Frick et Dominik Egli comptent eux aussi une médaille d’argent à leur palmarès.
Compère de toujours et sacré avec Fribourg, Reto Berra affiche lui une forme étincelante à 39 ans (contre 38 pour Genoni). Suffisant pour passer devant Leo? A noter que Genoni est à un blanchissage de détenir seul le record qu’il partage aujourd’hui avec trois autres gardiens (12) au Championnat du monde.
Cette sélection possède en outre un fort accent alémanique. Les Lausannois Damien Riat et Théo Rochette sont les seuls véritables francophones de cette équipe. A 24 ans, le meilleur buteur du LHC va connaître son premier Mondial.
Les deux autres néophytes sont Attilio Biasca et Nicolas Baechler. A voir si l'un de ses joueurs va faire les frais de la possible arrivée de Philipp Kurashev. Blessé et évalué au jour le jour, l'attaquant des San Jose Sharks pourrait rejoindre la sélection en cours de route.
Tombé au combat lors des JO, Kevin Fiala risque lui de ne pas être remis à temps. Même s'il patine déjà, l'ailier des Los Angeles Kings devrait d'abord recevoir le "OK" des médecins de l'organisation américaine pour éventuellement venir défendre les couleurs helvétiques. Mais s'il y a un joueur attaché à l'équipe de Suisse, c'est bien lui!
Le FC Sion fait face à son destin
Le FC Sion fait face à son destin jeudi en Super League.
La troupe de Didier Tholot a l'occasion de s'emparer de la 3e place du Championship Group, la dernière qui sera à coup sûr qualificative pour une compétition européenne, avec la réception de Lugano.
Les Valaisans couchent sur une série de huit matches sans défaite en championnat, avec au passage six succès dont cinq dans leurs cinq dernières sorties. Et ils ont fait forte impression dans ses cinq dernières parties, avec 14 buts marqués et aucun encaissé par leur portier Anthony Racioppi.
Le club cher au président Christian Constantin n'accuse plus que deux longueurs de retard sur son adversaire du jour. Lugano reste pour sa part sur une défaite, face au 2e du classement St-Gall. Mais les Tessinois avaient auparavant quatre victoires d'affilée - certes toutes acquises sur le score de 1-0 - pour s'accrocher au 3e rang.
Les deux autres matches de cette avant-dernière journée, également programmés à 16h30, verront le champion Thoune recevoir Young Boys et Bâle accueillir St-Gall. Les St-Gallois, qui ont cinq points d'avance sur Sion, ont peut-être déjà le regard tourné vers la finale de la Coupe qui les opposera à Stade Lausanne-Ouchy le 24 mai. Si les Brodeurs venaient à soulever ce trophée, la 4e place du championnat serait alors également synonyme d'Europe.
Manchester City revient à deux points d'Arsenal
Manchester City reste en course pour le titre en Premier League après sa victoire sur Crystal Palace (3-0), mercredi. L'équipe de Guardiola revient à 2 pts d'Arsenal avant les deux dernières journées.
Le club d'Erling Haaland aurait quasiment perdu tout espoir en cas de défaite ou de match nul face aux Eagles d'Oliver Glasner, quinzièmes. Mais la victoire acquise mercredi à domicile permet à Manchester City (2e, 77 pts) de rester dans la roue d'Arsenal (1er, 79 pts) avant ses deux derniers matches, disputés la semaine prochaine.
Les Citizens auront fort à faire contre Bournemouth, 6e en quête d'une qualification européenne, puis face à l'actuel 5e, Aston Villa.
Le programme d'Arsenal semble bien plus aisé, avec la réception de l'avant-dernier Burnley, déjà relégué, et un court déplacement à Crystal Palace, dont le regard sera probablement tourné vers sa finale de Ligue Conference prévue trois jours après contre le Rayo Vallecano.
Guardiola avait lui décidé de reposer certains de ses meilleurs éléments au coup d'envoi, mercredi, comme Erling Haaland et Rayan Cherki, trois jours avant la finale de la Coupe d'Angleterre contre Chelsea, et ce choix a été très commenté en Angleterre.
Mais l'entraîneur espagnol dispose de riches ressources dans son effectif et le pari s'est révélé payant, notamment grâce à Phil Foden, impliqué dans tous les bons coups en première période.
Manchester City a porté sa série d'invincibilité à quatorze matches en championnat (10 victoires, 4 nuls).
Le PSG rafle son 14e titre
Mis sous pression par Lens, le PSG a empoché son 14e titre de champion de France mercredi. Il peut désormais se tourner pleinement vers le doublé Ligue 1 - Ligue des champions.
Après une saison 2024-25 historique marquée par un premier sacre en Ligue des champions, le PSG caressait le grand espoir de bâtir une dynastie. En décrochant leur cinquième titre d'affilée, les Parisiens ont rempli la première partie de leur mission, mais le plus dur reste devant eux, avec la finale de C1 contre Arsenal le 30 mai à Budapest.
Remporter le Championnat avec un budget qui écrase la concurrence était attendu, mais la domination du PSG n'a pas été aussi nette que les années précédentes. Ses adversaires se sont montrés plus motivés que jamais à l'idée de se frotter au champion d'Europe, comme l'avait pressenti l'entraîneur Luis Enrique l'été dernier. Il a eu raison, et cette concurrence a eu un nom: Lens.
Mais d'autres raisons existent: une saison dernière à rallonge avec la Coupe du monde des clubs, une très courte préparation estivale, des blessures à la pelle, les absences longues de certains cadres (Dembélé, Hakimi) et une fatigue physique chronique.
Il y a eu le revers lors du "Classique" (1-0) le 22 septembre - une première depuis 2011 au Vélodrome -, qui avait été quelque peu éclipsé par le sacre de Dembélé au Ballon d'or le même soir, ou l'élimination précoce en Coupe de France face au Paris FC en janvier.
Ces défaites semblaient refléter un épuisement général de l'effectif, avec la conséquence d'un jeu collectif moins impressionnant et moins huilé.
Mais grâce au travail du staff et à la montée en puissance des cadres et des remplaçants, Paris a redressé la barre en Ligue 1 et en Ligue des champions au début du printemps pour empocher ce nouveau titre.
Les Parisiens ont aussi profité de la baisse de régime des joueurs de Pierre Sage, qui ont commencé à perdre au moment où Paris gagnait de nouveau.
Le Championnat a permis aussi à Luis Enrique d'effectuer des rotations, nécessaires pour aller encore aussi loin en Ligue des champions.
Après la Serie A, l'Inter Milan s'offre la Coupe d'Italie
L'Inter a réalisé le 3e doublé Championnat/Coupe d'Italie de son histoire. Ceci après avoir battu la Lazio 2-0 en finale de l'édition 2026 de la Coppa Italia mercredi au Stade olympique de Rome.
Le club lombard a ouvert le score par un but contre son camp du milieu de la Lazio Adam Marusic qui a trompé son propre gardien, de la tête, sur un corner de l'Inter (14e). Le capitaine Lautaro Martinez a doublé la mise à la 35e minute sur un service de Denzel Dumfries après un mauvais dégagement de la Lazio.
L'équipe de Cristian Chivu a réalisé un quasi sans-faute sur la scène nationale cette saison avec son 21e titre de champion d'Italie et sa dixième Coupe d'Italie, sa troisième en cinq ans, ce qui en fait désormais le deuxième club le plus titré dans la compétition derrière la Juventus (15).
Seule au niveau italien lui a échappé la Supercoupe d'Italie, remportée en décembre dernier par Naples.
Ce troisième doublé, après 2006 et 2010, ne fait toutefois pas complétement oublier la terrible désillusion de la Ligue des champions où les Nerazzurri, finalistes de la C1 en 2025, ont été éliminés en barrage d'accession aux 8e de finale par les Norvégiens de Bodo-Glimt.
La Lazio n'a, elle, pas réussi à stopper sa disette de trophées, depuis son septième sacre en Coupe d'Italie en 2019.
Svitolina renverse Rybakina et rejoint Swiatek en demi-finales
L'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 10) a créé la surprise en éliminant la no 2 mondiale Elena Rybakina du WTA 1000 de Rome. Elle s'offre un duel contre la Polonaise Iga Swiatek (3e) en demi-finale.
Sacrée en 2017 et 2018 dans la Ville éternelle, la native d'Odessa a surmonté une mauvaise entame de match pour s'imposer 2-6 6-4 6-4 et équilibrer son bilan contre la lauréate du dernier Open d'Australie (quatre victoires en huit duels).
L'ex-no 3 mondiale disputera contre Swiatek sa sixième demi-finale d'une saison fructueuse, entamée par un titre au WTA 250 d'Auckland et agrémentée d'une finale au WTA 1000 de Dubai et d'un dernier carré à l'Open d'Australie.
Svitolina compte à ce stade deux victoires pour quatre défaites contre sa prochaine adversaire, quadruple lauréate de Roland-Garros, mais qui s'apprête à disputer sa première demi-finale en 2026.
L'autre demi-finale du WTA 1000 de Rome mettra aux prises l'Américaine Coco Gauff (4e) et la surprenante Roumaine Sorana Cirstea (27e), qui réalise à 36 ans et pour sa dernière saison professionnelle le meilleur parcours de sa carrière dans la capitale italienne.
L'Espagnol Arrieta gagne la 5e étape, le Portugais Eulalio en rose
L'Espagnol Igor Arrieta a apporté à l'équipe UAE sa 2e victoire en deux jours sur le Giro en enlevant la 5e étape à Potenza. Le Portugais Afonso Eulalio a pris le maillot rose après un final fou.
Arrieta décroche, à 23 ans, son deuxième succès professionnel après la modeste classique d'Ordizia l'an dernier, après avoir devancé Eulalio dans des conditions météo épouvantables.
Les deux hommes, qui s'étaient extraits de l'échappée matinale à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, ont fait la course en tête ensemble avant de tomber tous les deux, séparément, sur des routes détrempées, d'abord Arrieta à 13,6 km de l'arrivée, puis Eulalio, qui était parti seul, à 6,5 km de l'arrivée.
De nouveau ensemble, ils ont filé vers la ligne avant un nouveau coup de théâtre lorsqu'Arrieta a emprunté une mauvaise route à deux kilomètres de l'arrivée. Mais il a su revenir une nouvelle fois pour offrir à UAE sa deuxième victoire après celle la veille de Jhonatan Narvaez.
