Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Evenepoel enlève la 15e étape, Vingegaard abandonne
Remco Evenepoel a remporté la 15e d'étape du Tour de France dimanche au Plateau de Solaison. Il a devancé le maillot jaune Tadej Pogacar et l'autre UAE, Isaac del Toro.
Avec la bénédiction du pape du cyclisme mondial. Clairement le plus fort, Tadej Pogacar aurait pu s'offrir une 26e victoire sur la Grande Boucle. Mais le Slovène a passé toute la montée vers Solaison à regarder derrière lui pour voir si son coéquipier Isaac del Toro était capable de le suivre et offrir cette étape à son lieutenant mexicain, comme à Barcelone lors de la 2e étape.
Sauf que Remco Evenepoel n'a pas craqué lors des attaques de del Toro. Et quand il a placé son attaque, seul Pogacar a répondu. Del Toro a terminé à 6''.
Mais l'information principale de cette 15e étape, c'est l'abandon sur chute de Jonas Vingegaard dans un rond-point à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Le Danois, double vainqueur en 2022 et 2023 et trois fois 2e (2021, 2024 et 2025), est monté dans l'ambulance avec le bras droit en écharpe. Le nouveau dauphin de "Pogi" est donc le Belge Evenepoel à 5 minutes.
Yannis Voisard a réalisé une magnifique étape. Le Jurassien a tenu le choc et a fini au 11e rang à 2'22. Mauro Schmid s'est lui aussi mis en valeur près de la frontière genevoise. Le vainqueur de la 13e étape à Belfort a été repris par Simmons dans la montée vers le Plateau de Solaison.
Lundi, le peloton aura un jour de repos bienvenu avant un contre-la-montre individuel de 26 km entre Thonon et Evian sur les bords du Léman.
Abandon de Jonas Vingegaard après une violente chute
Jonas Vingegaard, 2e du classement général, a abandonné le Tour de France dimanche. Ceci après avoir chuté lourdement à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée de la 15e étape au plateau de Solaison.
Le Danois est allé au sol dans un rond-point, entraînant dans sa chute plusieurs de ses coéquipiers de Visma-Lease a bike et le Mexicain Isaac del Toro, qui a pu repartir.
Vingegaard, vainqueur du Tour en 2022 et 2023, est monté dans l'ambulance avec le bras droit en écharpe en se tordant de douleur. Le maillot jaune Tadej Pogacar et le maillot blanc Paul Seixas ont réussi à éviter la chute.
C'est la première fois que le Danois de 29 ans quitte prématurément le Tour de France, qu'il a gagné en 2022 et 2023 et terminé à la deuxième place en 2021, 2024 et 2025.
Vingegaard, vainqueur de la dernière Vuelta et du dernier Giro, pointait à 4'30 de Pogacar au général au départ de cette première étape dans les Alpes.
C'est lui qui est tombé en premier, dans un petit rond-point pris à très haute vitesse par ses équipiers qui menaient la chasse derrière une échappée de sept coureurs. Son lieutenant Sepp Kuss est également allé au sol, avant de remonter sur son vélo.
Sa chute a entraîné un moment de flottement dans le groupe maillot jaune, qui a nettement ralenti l'allure avant de recommencer à rouler.
Isaac Del Toro a rapidement repris sa place dans le groupe sans dommage apparent.
Vingegaard avait raconté au départ dimanche à Champagnole comment il avait été réveillé à deux heures du matin pour se soumettre à un contrôle antidopage inopiné, comme Tadej Pogacar qui a lui été sorti du lit à cinq heures du matin pour la même raison.
Kimi Antonelli à nouveau au sommet à Spa
Kimi Antonelli a renoué avec la victoire à Spa. Après n'être monté qu'une seule fois sur le podium lors des trois dernières courses, l'Italien a remporté en Belgique sa sixième victoire de la saison.
Il a devancé Charles Leclerc sur Ferrari et Max Verstappen sur sa Red Bull. Le jeune pilote Mercedes de 19 ans n'a pas tremblé dans les Ardennes. Samedi, il s'était assuré la pole avec 0''317 d'avance, l'écart le plus important de la saison. Antonelli a également dominé la course dimanche. A dix tours de l'arrivée, Antonelli a dépassé la Ferrari de Leclerc, qui menait depuis le dernier arrêt aux stands.
Au classement des pilotes, l’avance d'Antonelli sur son coéquipier George Russell, sorti au premier tour, s'élève à 50 points à l’approche de la dernière course avant la trêve estivale. Le week-end du Britannique fut à oublier. Celui qui avait récemment décroché les 2e, 1re et 2e places a fini dans le gravier à la suite d'une touchette avec Lewis Hamilton et a dû abandonner.
Hamilton a écopé d’une pénalité de cinq secondes pour avoir provoqué l’accident. Il a manqué le podium de quatre secondes. Hamilton a finalement eu raison puisqu'il avait annoncé avant la course que Ferrari, qui avait remporté deux des trois dernières courses, se battrait davantage pour le podium que pour la victoire.
Stefanos Tsitsipas remporte le Swiss Open de Gstaad
Stefanos Tsitsipas (ATP 85) a remporté l'édition 2026 du Swiss Open de Gstaad.
Le Grec de 27 ans, qui succède au palmarès au Kazakhe Alexander Bublik, a dominé le Belge Raphaël Collignon (ATP 42) 6-4 6-7 (3/7) 6-3 en finale dimanche.
Ce sacre sur la terre battue bernoise marquera-t-il le retour au premier plan de Stefanos Tsitsipas ? L'ex-no 3 mondial, double finaliste en Grand Chelem et vainqueur du Masters ATP en 2019, a en tout cas mis fin à une très longue traversée du désert en cueillant son 13e titre sur le circuit principal.
Tsitsipas n'avait pas remporté le moindre trophée depuis début mars 2025. Son sacre dans l'ATP 500 de Dubai lui avait alors permis de réintégrer le top 10 du classement ATP. Mais il avait ensuite enchaîné les contre-performances, de graves douleurs au dos ayant même mis failli le contraindre à mettre fin à sa carrière.
Retombé à la 88e place mondiale le 22 juin dernier, le Grec se retrouvera aux portes du top 50 lundi. De quoi "booster" une confiance en berne, et surtout le conforter dans sa récente décision de mettre fin à la relation parfois tumultueuse qu'il entretenait avec son coach (et père) Apostolos.
Tsitsipas ne s'est pas non plus affolé lorsque Collignon a écarté quatre balles de break avant de prendre l'avantage 2-1 dans la troisième manche. Bien au contraire: le Grec - dont le revers n'offre certes toujours pas toutes les garanties - a alors inscrit 14 points et trois jeux d'affilée, profitant aussi d'un coup de mou de son adversaire pour forcer la décision.
Pogacar réveillé en pleine nuit pour un contrôle antidopage
"J'ai dormi 4 heures": Tadej Pogacar a été réveillé en pleine nuit dimanche pour un contrôle antidopage sur le Tour de France avant la première étape de montagne dans les Alpes.
Le Slovène l'a raconté au départ, confirmant une information du Parisien. Selon le journal, Jonas Vingegaard a lui aussi été contrôlé, à 2 heures du matin.
Pogacar, maillot jaune avec plus de quatre minutes d'avance sur son rival danois, s'est exprimé en zone mixte avant le départ de la 15e étape à Champagnole. "J'ai dormi 4 heures cette nuit. C'était (le contrôle, ndlr) à 5 heures du matin. Je me couche toujours tard. Ça a été un gros choc pour moi de n'avoir que 4 heures de sommeil", a dit le quadruple vainqueur du Tour qui est déjà testé tous les jours en tant que maillot jaune.
"Je n'ai pas réussi à me rendormir, donc je me détendais, j'écoutais quelques vieux tubes d'Eminem. Et je faisais des cafés. J'arrive +sur-caféiné+ ce matin. Ce n'était vraiment pas agréable de se réveiller en plein milieu de doux rêves", a-t-il déclaré en restant visiblement de très bonne humeur.
"Je suis aussi désolé pour les gars qui viennent contrôler. Parce que j'imagine que certains coureurs s'énervent contre eux, mais ce n'est pas de leur faute. C'est celle des types qui les envoient. Les gars qui nous contrôlent ne font que leur travail", a-t-il dit.
"Je vais tous les jours au contrôle antidopage lorsque je porte le maillot jaune. Et en plus, ils viennent de façon aléatoire le matin pendant le Tour. Et aujourd'hui, ils ont choisi la nuit", a ajouté Tadej Pogacar.
Alain Berset appelle la FIFA à protéger le football des pressions
La FIFA devrait se lancer dans une "troisième mi-temps" et oeuvrer à protéger le football des pressions politiques et financières avant la prochaine coupe du monde.
C'est ce qu'a écrit le Secrétaire général du Conseil de l'Europe Alain Berset.
A quelques heures de la finale opposant l'Argentine à l'Espagne, l'ancien Conseiller fédéral souligne que le Mondial 2026 a soulevé "toute une série de questions", citant notamment la suspension par la FIFA du carton rouge infligé à l'Américain Folarin Balogun, sans explication et après intervention de Donald Trump.
"Une sanction a été suspendue au cours de la compétition, après qu'un chef d'État a appelé le président de la FIFA", relève Alain Berset, regrettant que "l'influence politique" s'exerce "désormais jusque sur le terrain".
Pour protéger le football des pressions politiques et financières, le Fribourgeois suggère à la FIFA de se lancer dans "une troisième mi-temps" en travaillant "d'urgence pour renforcer l'intégrité du sport", menacée selon lui par "l'argent et le pouvoir".
Outre "une sanction suspendue sous la pression", cette Coupe du monde 2026 a été marquée par la "remise en question" de l'autorité des arbitres, ajoute-t-il dans une déclaration transmise aux médias.
Il déplore également "des insultes racistes visant des joueurs, dont certaines ont été proférées par des personnalités élues" et "des paris sur chaque passe, chaque carton, chaque corner".
"On ne mise plus uniquement sur le résultat d'un match, mais aussi sur les actions qu'un joueur peut réaliser sans que cela influe sur le score. On gagne un pari en faisant perdre d'autres personnes. C'est la porte ouverte à la fraude", met en garde M. Berset.
Alain Berset appelle la FIFA à "entamer dès ce soir un dialogue constructif, afin de préparer le cadre d'intégrité qui s'appliquera à la Coupe du monde en 2030".
Zoé Claessens 4e des Mondiaux de Brisbane
Zoé Claessens a terminé à la pire des places, la 4e, lors des Mondiaux de BMX Racing de Brisbane.
Les classements ont été établis en fonction des résultats et des chronos des 8es de finale, disputés samedi, le vent ayant empêché la poursuite des joutes dimanche.
La déception doit être grande pour Zoé Claessens. La Vaudoise, médaillée de bronze des JO de Paris 2024, a échoué à 0''245 du bronze. Elle a remporté avec aisance son 8e de finale, évidemment sans savoir que quelques centièmes de moins lui auraient permis de se hisser sur le podium.
Deuxième meilleure Suissesse, Nadine Aeberhard a terminé 7e, alors que la Genevoise Thalya Burford s'est classée 22e. Chez les hommes, le meilleur représentant helvétique fut Loris Aeberhard, 14e d'une épreuve remportée par l'Australien Jesse Asmus. Chez les dames, le titre est revenu à la Britannique Bethany Schriever.
Tuchel: "J'espère que les joueurs pourront être fiers un jour"
Sifflé par les supporters anglais avant la rencontre, Thomas Tuchel a dit espérer que "les joueurs pourront être fiers un jour" de leur 3e place au Mondial 2026.
"Ce match va certainement nous aider, même si l'on ne peut jamais se satisfaire complétement d'une médaille de bronze", a déclaré le sélectionneur allemand des Three Lions après leur victoire 6-4 contre la France dans la petite finale samedi à Miami. "C'est la première médaille depuis 60 ans, la première lors d'une Coupe du monde ailleurs qu'en Angleterre, et j'espère que les joueurs pourront en être fiers un jour."
Lui-même a eu du mal à atténuer l'énorme déception de l'élimination anglaise en demi-finale alors que l'Angleterre menait 1-0 face à l'Argentine jusqu'à la 85e minute, avant d'encaisser deux buts. "Nous visions le rêve le plus ambitieux qui soit, nous avions l'ambition immense d'atteindre la finale de la Coupe du monde. Alors, quand on échoue, c'est très, très douloureux, et cette douleur va perdurer un certain temps", a-t-il concédé.
Sous le feu des critiques après la demi-finale et pour ses prises de position très fermes, l'ancien entraineur du PSG a refusé de transiger avec ses principes. "Nous avons bâti quelque chose de très spécial au cours des sept dernières semaines, et nous ne transigerons jamais là-dessus, mais je maintiens mes propos: nous devons proposer un meilleur football, mieux gérer les rencontres sous pression et prendre de meilleures décisions dans ces moments-là", a-t-il assuré.
Un revenant contre un miraculé pour le titre à Gstaad
Un revenant contre un miraculé: telle est l'affiche de la finale du Swiss Open de Gstaad ce dimanche à 11h30.
Elle opposera Stefanos Tsitsipas (ATP 85) à Raphaël Collignon (ATP 42). Le Grec a battu 6-4 2-6 6-3 le Kazakh Alexsandr Shevchenko (ATP 100) pour disputer la 31e finale de sa carrière. Face à Collignon qu’il rencontrera pour la première fois, le Grec visera un 13e titre, le premier depuis son succès à l’ATP 500 de Dubaï en février 2025.
Trop souvent blessé au dos ces derniers mois, Stefanos Tsitsipas retrouve petit à petit un nouveau jeu décent. Cette qualification pour la finale du Swiss Open survient quelques jours seulement après la décision de l’ancien no 3 mondial de ne plus être entraîné par son père Apostolos.
De l'autre côté du filet, il défiera un joueur de 24 ans qui disputera, quant à lui, sa première finale sur le Circuit de l'ATP Tour. Raphaël Collignon est revenu de nulle part samedi face à l'Argentin Juan Manuel Cerundolo (ATP 45). Il a, en effet, écarté une balle de match sur son service à 6-1 5-3 avant d’être mené 5-2 dans la troisième manche...
Maîtrise espagnole contre furia argentine, opposition de styles
Contrôle contre insouciance, force du collectif contre équipe au service de Messi: la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine promet ce soir.
L'identité de jeu espagnole n'est plus à présenter. Faite de possession, parfois à outrance, et de redoublement de passes en une ou deux touches maximum, elle a fait le succès de la Roja à partir du titre européen de 2008.
Dans ce Mondial, les circuits de passes espagnols ont d'abord été inoffensifs face au Cap-Vert (0-0), avant de monter en intensité et en efficacité sous l'impulsion du trio Rodri/Fabian Ruiz/Dani Olmo, le "meilleur" milieu de terrain du monde selon leur sélectionneur Luis de la Fuente.
Le deuxième but inscrit face à la France par Pedro Porro, à la conclusion d'une séquence d'une vingtaine de passes partie de la surface de réparation espagnole avec Dani Olmo en détonateur, illustre à la perfection cette maîtrise.
Pour dérouter ses adversaires, l'Argentine a jusque-là misé sur un jeu plus direct, et surtout sur une capacité à rester en vie quel que soit le scénario.
Déjà poussés en prolongation face au modeste Cap-Vert et contre la Suisse, mais surtout menés 2-0 par l'Egypte jusqu'à la 79e avant de l'emporter 3-2, les Argentins ont encore fait parler leur "grinta" et ce supplément d'âme pour renverser les Anglais en demies (2-1).
A Atlanta, la Pulga et ses coéquipiers ont exulté une nouvelle fois dans les ultimes instants quand Lautaro Martinez leur a donné la victoire dans le temps additionnel.
"Ils jouent comme s'ils avaient sept ou huit ans. Ils ne se disent pas: 'Et si je rate?', ou 'Et si on est éliminé?'. Ils ne pensent pas à ça. Ils pensent simplement à jouer au football, comme ils l'ont toujours fait", s'est réjoui le sélectionneur argentin Lionel Scaloni.
Mercredi encore, il a déposé un centre au millimètre sur la tête de Lautaro, quelques minutes après une première passe décisive pour Enzo Fernandez. Et lorsque l'intensité adverse se fait trop forte sur le génie argentin, ses dix partenaires se muent en gardes du corps pour protéger leur joyau.
Dans ce Mondial où les performances des stars ont fait les gros titres pendant un premier tour à l'enjeu limité, Lamine Yamal lui s'est fait plus discret. Tout juste de retour de blessure pour disputer cette Coupe du monde, la star de la Roja n'a inscrit qu'un but.
Mais qu'importe. Dans le dispositif de Luis de la Fuente, il ne cherche pas à endosser le costume du héros et se fond parfaitement dans le collectif bien rodé de l'Espagne, symbolisé par l'altruisme de son no 10 Dani Olmo.
Une fois la partie renversée, les mauvais gestes ont laissé place au chambrage et à la malice d'Emiliano Martinez, feignant une douleur à l'ischio-jambier pour gagner quelques secondes, jusqu'à faire perdre ses nerfs à Jude Bellingham, coupable d'une gifle dans la tête de Valentin Barco après le coup de sifflet final.
Une agressivité sud-américaine qui, avec trois des onze joueurs titulaires évoluant à l'Atlético Madrid, fait forcément penser au jeu prôné par Diego Simeone dans la plus "argentine" des équipes de Liga, forcement bien connue des Espagnols.
La Roja n'est pas non plus du genre à se laisser marcher dessus. Face aux Bleus, Rodri et ses coéquipiers ont su mettre le pied quand il le fallait pour tuer dans l'oeuf le jeu de transition français et boucler la rencontre avec 12 fautes, seulement trois de moins que les Argentins face aux Anglais.
Dans un registre un peu moins exubérant, ils ne sont pas non plus avares de roublardise. Dans une fin de rencontre aux allures de toro géant, Unai Simon a incité Kylian Mbappé à une faute de frustration grossière, quelques minutes après avoir feint un contact au visage avec Theo Hernandez.
Reste à voir qui dégoupillera le premier ce soir.
Antonelli en favori à Spa
Après avoir assommé la concurrence samedi à Spa, Kimi Antonelli est le grand favori du Grand Prix de Belgique de F1 dimanche. Il vise une 6e victoire cette saison.
Un début de week-end aux airs de revanche pour le jeune Italien, qui avait quitté Spa-Francorchamps sur une piteuse 16e place l'an dernier, le moral en berne. Il arrive cette fois en Belgique dans un tout autre état d'esprit, transformé et beaucoup plus sûr de lui, en tête d'un championnat où il a déjà remporté cinq Grands Prix, et visiblement très à l'aise sur le proverbial "toboggan des Ardennes".
"C'est super d'être de nouveau en pole, ça a été une nouvelle session fluide, la piste a pas mal évolué mais on a été en mesure d'améliorer nos temps tour après tour et de décrocher la pole", s'est réjoui Antonelli samedi.
"Mais bien sûr demain est un autre jour, et j'aurai Max (Verstappen) à côté de moi donc je vais essayer de réussir un bon départ et de rester devant lui au virage 5", après la longue ligne droite de Kemmel, propice aux dépassements.
Si son envol est bon et qu'il parvient à conserver la tête dans ce fameux cinquième virage, le leader du Championnat du monde aura probablement fait le plus dur. Il prend aussi un ascendant psychologique en battant une nouvelle fois en qualifications son coéquipier George Russell.
Toutefois, si les Mercedes ont réussi toutes les poles des Grands Prix depuis le début de la saison et sont indubitablement les plus rapides du plateau, elles ont connu plusieurs problèmes de fiabilité qui ont profité à Ferrari ces dernières semaines.
Cette fois Max Verstappen est le mieux placé pour profiter d'un éventuel faux-pas: on n'attendait pas les Red Bull à pareille fête ce week-end, mais le Néerlandais a maximisé le potentiel de sa monoplace, et bénéficié de l'aspiration de son coéquipier Isack Hadjar pour se placer en 2e position.
Si Antonelli a assommé la concurrence avec trois dixièmes d'avance sur son plus proche poursuivant, les cinq pilotes suivants se tiennent en seulement deux dixièmes, des écarts particulièrement faibles sur ce tracé de plus de 7 kilomètres, le plus long de la saison.
Un match de folie à Miami
Match de folie à Miami ! L’Angleterre a battu la France 6-4 dans une finale pour la 3e place qui restera longtemps dans les annales.
Le 187e et dernier match de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France lui laissera un souvenir contrasté. Menés 4-0 après une première mi-temps cataclysmique au cours de laquelle Bukayo Saka et Marcus Rashford n’ont cessé de jouer au chat et à la souris face à une défense dépassée, Didier Deschamps et ses joueurs n’ont pas été loin de réussir une improbable remontada.
Les entrées d’Ousmane Dembélé et de Bradley Barcola à la pause ont, ainsi, métamorphosé l’attaque tricolore qui pouvait enfin tenir son rang. Auteur d’un doublé pour ses neuvième et dixième buts dans cette Coupe du monde, Kylian Mbappé n’aura pas perdu sa soirée malgré la défaite. Le capitaine de l’équipe de France laissé Lionel Messi à deux longueurs au classement des meilleurs buteurs. En trois Coupe du monde, il aura fait trembler les filets à... 22 reprises, une fois de plus que Messi. Avant la grande finale de New York...
L’Angleterre a toutefois eu l'immense mérite de tenir face à la furia adverse jusqu'au penalty de la délivrance de Saka pour le 5-3 de la 87e. Les deux buts de Dembélé de Jude Bellingham dans le temps additionnel devaient donner encore plus de relief à ce match qui aura vu des attaques de feu foudroyer des défenses trop souvent à la rue.
Trois jours après leur mortifiante défaite contre l’Argentine en demi-finale, les "Three Lions" signent, avec cette victoire, leur meilleur résultat en Coupe du monde depuis le sacre 1966. Mais elle n’atténue en rien le sentiment de gâchis suscité par la fin de match contre l’Argentine. Mais avec cette troisième place, Thomas Tuchel s'est peut-être offert un répit inespéré.
"Il manque un petit truc" à Vingegaard cette année, estime Pogacar
Vainqueur de sa quatrième étape dans ce Tour de France samedi au Markstein, Tadej Pogacar a estimé qu'il manquait "un petit truc" cette année à son grand rival Jonas Vingegaard. Interview.
Le Slovène a tout de même dit continuer à se méfier du Danois dans les longs cols à venir.
-Tadej, comment avez-vous vécu cette nouvelle victoire?
"On savait que c'était l'une des étapes de montagne les plus difficiles et on en a tiré avantage avec l'équipe qu'on a. On a rendu la course dure pour saisir l'opportunité. Dans la dernière ascension, beaucoup de gars se sentaient bien et ont livré une très belle bataille. Je ne sais pas ce que vous avez vu à la télé, mais j'ai vu un grand respect entre tous les adversaires. Je ne pouvais pas gâcher cette belle journée. Je voulais conclure le bon boulot de l'équipe. Et aussi profiter de l'ambiance, l'une des plus dingues de ma carrière."
-Qu'avez-vous pensé de la performance de Jonas Vingegaard?
"Quand il emmenait le groupe dans le col du Haag, il a réalisé une performance incroyable. Il est vraiment fort. Mais pour être honnête je pense qu'il lui manque un petit truc par rapport aux derniers Tours, un peu de punch, un peu de grinta. Dans les grands cols, des montées plus longues, il trouvera peut-être ce supplément qui lui manque et il me lâchera, on ne sait jamais. Un petit pourcentage et il est là, avec moi."
-Vous avez l'air plus heureux et plus confiant que l'année dernière?
"L'an dernier, j'étais de bonne humeur aussi mais la troisième semaine avait été difficile pour moi. A La Plagne (lors de la 19e étape), dans la zone protocolaire après l'étape sous la pluie, je grelottais, j'avais mal au genou, et je ne savais pas si...j'étais juste soulagé que ce soit terminé. Alors oui j'étais peut-être un peu grognon avec vous les médias. Cette année le moral est bon. Mais parfois c'est dur. Il y a deux jours, quand Lidl-Trek roulait à bloc, je ne me sentais pas au top. J'étais là à me dire: 'Merde, c'est tellement dur, je me sens tellement mal.' Ce matin, j'ai parlé avec Urska (réd: Zigart, sa compagne), et elle m'a donné un peu de motivation pour aujourd'hui. Je me sentais vraiment bien."
-On vous a vu sourire dans la dernière ascension, pourquoi?
"C'est mon rictus de souffrance. On pourrait croire que je souris, mais en fait je souffre. Mais d'une bonne manière. Ce n'est pas comme quand tu souffres et que tu es complètement vidé, là, ce sourire ne serait pas là."
Sam Burns en tête avant le dernier tour
L'Américain Sam Burns, 30 ans et 18e mondial, est en tête du British Open à Southport, près de Liverpool, avant le dernier tour. Burns n'a encore remporté aucun tournoi majeur.
Sam Burns s'est toutefois montré en grande forme lors des tournois du Grand Chelem cette saison. Il a terminé 7e du Masters et 2e à l'US Open.
Tout porte à croire qu'un nouveau venu remportera dimanche son premier Majeur. Parmi les dix premiers du classement après trois tours, seul Bryson DeChambeau a déjà remporté un titre à ce niveau.
Tout le British Open a tourné autour de Bryson DeChambeau vendredi soir et samedi. Les arbitres lui ont infligé, tard vendredi après le deuxième tour, deux coups de pénalité, estimant qu’il s’était - certes sans intention - procuré un avantage pour son mouvement de swing dans le rough du 5e trou. Cette décision a suscité la controverse et n’a pas été comprise par les fans, généralement acquis à la cause de DeChambeau.
DeChambeau a donc perdu sa 2e place. Samedi, malgré beaucoup de malchance dans les bunkers, il a réussi à effacer l’un de ces coups de pénalité. Il pointe au 6e rang avant le dernier tour, à quatre coups du leader Sam Burns. A la deuxième place se trouve désormais l’Australien Ryan Fox, qui, comme Lucas Herbert (AUS) la veille, a égalé le record vieux de neuf ans dans une ronde de Majeur avec une carte de 8 sous le par. Herbert, leader après le deuxième tour et lui aussi engagé sur le circuit LIV comme DeChambeau, occupe désormais la 4e place, à trois coups du leader.
Kimi Antonelli s'élancera en pole position dimanche
Kimi Antonelli (Mercedes) partira en pole position du Grand Prix de Belgique de Formule 1. Le leader du Championnat du monde a signé le meilleur temps des qualifications à Spa-Francorchamps.
Le jeune Italien s'est montré particulièrement brillant sur le plus long tracé de la saison (7,004 kilomètres): déjà auteur des meilleurs chronos des 2e et 3e séances d'essais libres, il a réussi les meilleures marques lors des trois séances de qualifications, terminant avec un chrono de 1'44''361.
Il a devancé de plus de trois dixièmes un Max Verstappen (Red Bull) qui a pourtant bénéficié de l'aspiration de son coéquipier Isack Hadjar pour établir son meilleur temps (1'44''678).
Lando Norris (McLaren), auteur de la pole position l'année passée à Spa, a signé un joli 3e temps (1'44''801), sachant malheureusement pour lui qu'il a été pénalisé de 10 places sur la grille de départ pour avoir changé de batterie.
George Russell, quatrième temps samedi sur la seconde Mercedes, en profitera pour gagner un rang au départ, tout comme les deux Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton, cinquième et sixième temps des qualifications.
Si Antonelli a assommé la concurrence avec trois dixièmes d'avance, les cinq pilotes derrière lui se tiennent en seulement deux dixièmes de seconde, des écarts particulièrement serrés sur ce tracé de plus de 7 kilomètres.
