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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

epa10515355 Slovenian rider Tadej Pogacar of UAE Team Emirates celebrates while crossing the finish line to win the seventh stage of the Paris-Nice cycling race over 142,80km from Nice to Col de la Co ...
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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
02.03.2023, 16:3111.03.2023, 17:32
team watson / ats

L'Espagne facilement en huitièmes de finale

L'Espagne n'a pas connu de problème jeudi pour se hisser en huitièmes de finale du Mondial. A Los Angeles, la Roja a dominé l'Autriche 3-0 avec notamment un doublé d'Oyarzabal.
Les Espagnols ont ouvert le score à la 36e grâce à Mikel Oyarzabal justement, parfaitement servi par Marc Cucurella, après plusieurs alertes signées Lamine Yamal et l'attaquant de la Real Sociedad. Mais surtout avant cela, Cucurella avait vu un but refusé pour une faute sur le gardien autrichien à la 29e. En face, l’Autriche a essayé de résister tant bien que mal aux champions d'Europe, mais a surtout subi le pressing et la qualité technique espagnole, sans parvenir à vraiment inquiéter la défense adverse.
Les joueurs de Rangnick ont eu de la chance dans les arrêts de jeu de la première mi-temps lorsque la transversale a renvoyé un coup-franc de Baena et que Schlager s'est offert une parade décisive devant Lamine Yamal.
Au retour des vestiaires, l’Autriche a tenté de s’ajuster avec deux changements, et les entrées de Grillitsch et Chukwuemeka, puis à la 60e d'Arnautovic et Kalajdzic. Malgré cela, l’Espagne a gardé le contrôle du match et a fini par faire le break à la 66e. Sur un centre parfait d’Alex Baena, Pedro Porro a catapulté le ballon de la tête dans le but vide pour inscrire le 2-0 de la sécurité.
Sans idées, l'Autriche a subi la domination espagnole et a donné l'impression d'abandonner sur le 3-0 d'Oyarzabal à la 89e.
La sélection de de la Fuente attend son adversaire qui sera de toute manière une nation européenne avec le vainqueur de Portugal-Croatie.

La Suisse battue avec les honneurs

La Suisse a regardé la Serbie dans les yeux lors des qualifications pour la Coupe du monde jeudi à Fribourg. Mais les Helvètes se sont tout de même inclinés 97-73 face à Jokic et sa bande.
En regardant le panneau d'affichage à la mi-temps et en voyant la Suisse menée seulement 49-44, il y avait certainement de quoi vérifier lunettes et verres de contact. Mais non, les joueurs d'Ilias Papatheodorou ont été exemplaires, en tout cas pendant les 28 premières minutes. Emmenés par un Alex Schumacher de gala, auteur de 19 points, les Suisses ont été très bons tactiquement avec pourtant une équipe au sein de laquelle il manquait plusieurs joueurs d'importance. Mention également à Selim Fofana avec ses 15 points.
Mais en dépit de ces bonnes choses, la Suisse a tout de même trouvé un adversaire de taille avec la Serbie. Nikola Jokic et Nikola Jovic (22 pts chacun) ont rendu la vie difficile aux Helvètes en défense. Et dès que les joueurs à croix blanche ont eu une petite baisse de régime au niveau de l'adresse, les Serbes se sont immédiatement engouffrés dans la brèche. Nikola Jokic, star des Denver Nuggets et l'un des meilleurs joueurs au monde, a inscrit 22 points, capté 14 rebonds et délivré 7 assists. Dans le dernier quart remporté 31-16, les Serbes ont fait parler leur puissance et leur plus grand talent, mais Papatheodorou a de quoi être satisfait de son équipe face à l'une des pointures au niveau mondial.

Swiatek, Fritz et Zverev foncent au 3e tour, Anisimova accrochée

Journée tranquille pour les cadors à Wimbledon: la tenante du titre Iga Swiatek, le no 3 mondial Alexander Zverev et l'outsider Taylor Fritz n'ont pas perdu de temps sur le gazon londonien au 2e tour.
Sextuple lauréate en Grand Chelem et ex-no 1 mondiale, Iga Swiatek a éliminé une autre ancienne patronne du circuit, la Tchèque Karolina Pliskova (actuelle 73e). La 3e mondiale s'est imposée 6-1 6-3 dans le premier match de la journée sur le Central. Un succès bien plus convaincant que sa douloureuse victoire en trois sets contre l'Américaine Taylor Townsend (81e), mardi au premier tour.
Hormis une petite frayeur en début de deuxième set quand Pliskova a breaké pour mener 2-0, Swiatek a maîtrisé son sujet et affrontera au prochain tour la Philippine Alexandra Eala (31e), première joueuse de son pays à aller aussi loin en Grand Chelem.
Sa victime en finale de l'édition 2025, l'Américaine Amanda Anisimova, a en revanche dû remonter un break de retard dans la dernière manche pour s'inviter au troisième tour. La 6e mondiale a fini par s'imposer au super-tie-break contre la lauréate de l'Open d'Australie 2020 Sofia Kenin (105e), finalement vaincue 6-2 4-6 7-6 (10/3). Elle défiera au troisième tour une autre Américaine qui a triomphé à Melbourne (en 2025), Madison Keys (22e).
Zverev facile, Fritz solide Opposé au Français Valentin Royer sur le court no 1, le récent vainqueur de Roland-Garros Alexander Zverev s'est imposé 6-1 6-3 7-6 (7/3) et n'est plus qu'à une victoire d'égaler son meilleur parcours à Wimbledon. Nettement plus adepte du gazon que l'Allemand et demi-finaliste sortant à Wimbledon, l'Américain Taylor Fritz (7e) s'est imposé 6-2 6-2 7-5 contre son compatriote Patrick Kypson (113e).
Sur le Central, Matteo Berrettini (51e) a mis fin dès le deuxième tour au tournoi de reprise du no 1 français Arthur Fils, blessé depuis mai. Le finaliste italien de l'édition 2021 l'a emporté 6-4 7-5 3-6 6-3 contre le 24e mondial et défiera au prochain tour le Bulgare Grigor Dimitrov ou le Tchèque Jakub Mensik.

Fin de parcours pour Golubic

Viktorija Golubic (WTA 62) a quitté Wimbledon au 2e tour jeudi. La Zurichoise de 33 ans n'a pas trouvé la solution face à l'Italienne Jasmine Paolini (WTA 17), victorieuse 7-6 (7/0) 6-4.
Alors qu'elle affichait un bilan positif de trois succès pour une défaite en quatre duels, Golubic est tombée sur une Paolini déterminée. Face à la Transalpine, finaliste à Londres en 2024, la Zurichoise a fort bien commencé, menant 2-0. Il y eut ensuite un festival de breaks et deux balles de set à 5-4 pour l'Italienne. Mais Golubic s'est accrochée et a pu s'offrir un tie-break au cours duquel elle a totalement craqué, se faisant balayer 7-0.
Surfant sur ce moment fort, Paolini a mené 2-0 dans la deuxième manche, mais Golubic a renversé la vapeur pour virer en tête à 3-2. Seulement c'est à cet instant que la Transalpine a choisi de copier Golubic en remportant trois jeux consécutifs. La Zurichoise a maintenu un semblant de suspense en tenant son service, mais elle n'a pas pu faire plier Paolini une nouvelle fois. Golubic a sauvé une balle de match, mais a dû s'avouer vaincue sur la deuxième.

Alex Ovechkin rempile une saison avec Washington

Alex Ovechkin a décidé de terroriser les gardiens de NHL une année supplémentaire. L'ailier russe a resigné pour une saison avec les Capitals.
Celui qui aura 41 ans le 17 septembre a signé un bail d'un montant de 4,25 millions de dollars pour disputer sa 22e saison sous le maillot de Washington. Il pourra toucher 4,75 millions de plus en bonus s'il joue au moins dix matches.
Lors du dernier exercice, Ovechkin a compilé 32 buts pour 32 assists en 82 matches. Il en a profité pour battre le record de buts de Wayne Gretzky en le portant à 929 goals (en 1573 rencontres).

Tottenham lâche près de 100 millions d'euros pour Mateus Fernandes

Tottenham a officialisé jeudi l'arrivée du milieu de terrain Mateus Fernandes, en provenance de West Ham. Le club de Premier League a dépensé un montant record pour les Spurs de 99 millions d'euros.
Le Portugais de 21 ans, qui ne compte qu'une seule sélection avec l'équipe nationale du Portugal, obtenue en avril dernier, n'a pas été retenu par le sélectionneur Roberto Martinez pour disputer la Coupe du monde.
"Nous sommes ravis d'annoncer la signature de Mateus Fernandes. Le milieu de terrain international portugais, âgé de 21 ans, nous rejoint en provenance de West Ham United", ont annoncé les Spurs dans un communiqué.
L'ancien joueur du Sporting et de Southampton arrive alors que l'entraîneur Roberto De Zerbi tente de reconstruire l'effectif des Spurs, après avoir évité de justesse la relégation en Championship la saison dernière.
Dans le top 10 des joueurs les plus chers de PL "J'admire Mateus depuis longtemps, car il allie la qualité technique à l'intensité et à l'intelligence. Malgré son âge, il possède déjà une bonne expérience en Premier League", a salué le technicien italien.
Avant Fernandes, le transfert le plus coûteux des Spurs était celui de l'ailier néerlandais Xavi Simons, acquis auprès du RB Leipzig en août dernier pour 65 millions d'euros. Avec cette transaction, le milieu portugais devient par ailleurs le 10e joueur le plus cher acheté par un club de Premier League.
L'arrivée de Fernandes chez les Spurs constitue la cinquième recrue de l'été, après le gardien Martin Dubravka et les défenseurs Marcos Senesi, Andy Robertson et Jan Paul van Hecke. Selon la presse anglaise, le club londonien a également conclu un accord pour faire venir le milieu de terrain de Newcastle, Sandro Tonali, pour un montant supérieur à 115 millions d'euros.

Mondial 2026: Suisse - Algérie: écrire l'histoire ou la revivre

La Suisse affronte jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse) l'Algérie de son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic, en 16es de finale du Mondial. A Vancouver, elle peut écrire l'histoire.
Jamais l'équipe de Suisse n'est, en effet, sortie victorieuse d'un match à élimination directe dans une Coupe du monde moderne. Elle a certes remporté deux 8es de finale lors des éditions 1934 (face aux Pays-Bas) et 1938 (contre l'Allemagne nazie), mais le tournoi ne comprenait alors aucune phase de groupes.
En 1954, il y eut l'élimination en quart de finale à la Pontaise. Puis, dans l'histoire récente, les crève-coeurs successifs en 8es (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022). L'élargissement du Mondial à 48 équipes a désormais fait apparaître des 16es de finale et la Suisse peut en profiter pour franchir un palier, comme elle a su le faire lors des deux derniers Euros.
Pas d'entre-deux A cause de son histoire et de la réalité de la phase à élimination directe, la sélection de Murat Yakin se trouve dans une position étrange, de celles où il n'y a pas d'entre-deux. Où la marge entre l'exploit et le fiasco est infime.
Car la Suisse sera favorite en Colombie-Britannique, province canadienne qu'elle a retrouvée mardi soir, une semaine après y avoir battu le co-organisateur du tournoi (2-1). Elle a eu trois jours de repos supplémentaires et va jouer dans un stade qu'elle connaît déjà. Elle est plus régulière. Elle est plus expérimentée.
Pour l'Algérie, hériter de la Suisse s'est pourtant apparenté à une aubaine. Il fallait voir certaines images de ses supporters sur les réseaux sociaux fêter le dernier but encaissé samedi contre l'Autriche (3-3), sans lequel les Fennecs auraient affronté l'Espagne.
En fait, l'Algérie se retrouve dans une situation similaire à la Suisse. Elle aussi est à la recherche d'une première victoire dans une phase à élimination directe. Elle aussi serait sous le feu des critiques en cas de défaite contre un adversaire que tous les "DZ" jugent à sa portée.
Favorite, sur le papier Ce duel est aussi celui de deux sélectionneurs ayant marqué l'histoire du football suisse, Murat Yakin et Vladimir Petkovic, et le perdant ne sera pas épargné. "C'est l'occasion de retrouver Vlado, que je connais grâce à nos rencontres en Suisse", s'est réjoui Yakin, qui considère l'Algérie comme "un adversaire intéressant, avec beaucoup de qualités individuelles".
Les Helvètes devront en effet se méfier d'une attaque toujours emmenée par Riyad Mahrez. Âgé de 35 ans, l'ancien ailier de Leicester et Manchester City évolue désormais dans un club saoudien, mais a montré face à l'Autriche qu'il avait toujours de beaux restes en marquant un doublé.
La Suisse n'a pas à rougir, car son effectif est, sur le papier, supérieur à celui des Verts. Elle peut compter sur Granit Xhaka, qui enfilera jeudi le maillot international pour la 150e fois. Sur Ricardo Rodriguez, Manuel Akanji et Remo Freuler, garde rapprochée de son capitaine en mission. Sur Johan Manzambi, sa nouvelle star qui ne veut certainement pas redescendre de son nuage. Sur Gregor Kobel, un excellent gardien qui rêve de faire taire pour de bon les nostalgiques de son prédécesseur Yann Sommer.
Pas une loterie Pour permettre à la Suisse de poursuivre la quête du "meilleur Mondial de son histoire", le portier zurichois aura peut-être à s'illustrer lors d'une séance de tirs au but. Un exercice qui a déjà fait le malheur de deux grands d'Europe cette semaine: les Pays-Bas et l'Allemagne.
Il faut espérer que Murat Yakin a consacré du temps à la pratique du bon penalty, car la mémoire rappelle que l'équipe de Suisse n'a remporté qu'une seule de ses cinq dernières séances dans les grands tournois, celle contre la France à l'Euro 2021. S'il s'agissait vraiment, comme on peut l'entendre parfois, d'une loterie, elle n'aurait sans doute pas vécu autant de désillusions.

Mondial 2026: Suisse - Algérie: le match poste par poste

Le 16e de finale de la Coupe du monde entre la Suisse et l'Algérie s'annonce équilibré, même si la troupe de Murat Yakin semble avoir un léger avantage. Comparaison des deux effectifs poste par poste.
Gardien C'est le grand point faible de l'Algérie depuis la retraite de Raïs M'Bolhi il y a deux ans. Les deux successeurs désignés n'ayant pas convaincu, Luca Zidane (28 ans, Grenade) est remonté dans la hiérarchie et a commencé le Mondial comme titulaire. Mais avant le troisième match de la phase de groupes contre l'Autriche, le fils de Zinédine Zidane a été relégué sur le banc au profit d'Oussama Benbot (31 ans, USM Alger), qui n'a pas davantage rassuré lors du nul 3-3. Reste encore Melvin Mastil (26 ans), le gardien du Stade nyonnais. Mais tout porte à croire que Zidane retrouvera sa place contre la Suisse. En face, Gregor Kobel s'est imposé depuis plusieurs années au plus haut niveau avec le Borussia Dortmund. Il n'y a guère besoin d'en dire plus.
Verdict: net avantage à la Suisse.
Défense Le coéquipier de Kobel à Dortmund, Ramy Bensebaïni, forme la charnière centrale des Fennecs avec Aïssa Mandi (Lille). Un duo bien rodé, fort d'une grande expérience (31 et 34 ans). Sur les côtés évoluent généralement Rafik Belghali (24 ans, Hellas Vérone) et Rayan Aït-Nouri (25 ans, Manchester City), dont la valeur marchande est estimée à 40 millions de francs. Leur vitesse constitue un atout précieux dans les phases offensives.
La Suisse peut elle aussi compter sur une paire centrale qui se connaît parfaitement, composée de Manuel Akanji et Nico Elvedi. Si Ricardo Rodriguez n'est plus le plus rapide au poste d'arrière gauche, il reste une valeur sûre. À droite, Murat Yakin a bousculé la hiérarchie en alignant trois titulaires différents durant la phase de groupes (Zakaria, Widmer et Jaquez).
Verdict: égalité.
Milieu défensif Victime d'un arrêt cardiaque à l'été 2024, Nabil Bentaleb semblait avoir vu sa carrière professionnelle prendre fin. Mais le milieu de 31 ans est revenu au plus haut niveau. Malgré sa longue absence en sélection, il a été titularisé lors de deux des trois matches de groupe. À ses côtés devrait évoluer Hicham Boudaoui (26 ans), pilier du milieu de terrain de Nice depuis plusieurs saisons. À moins que Vladimir Petkovic ne privilégie une option plus offensive avec Farès Chaïbi (Eintracht Francfort), davantage à l'aise sur le côté gauche.
Du côté suisse, le duo Remo Freuler - Granit Xhaka constitue le coeur du jeu depuis des années. Le capitaine dicte le tempo et distribue les ballons, tandis que Freuler effectue les courses indispensables à l'équilibre collectif. Les deux joueurs nés en 1992 se complètent à merveille, même s'ils n'ont pas encore affiché leur meilleur niveau durant ce tournoi.
Verdict: léger avantage à la Suisse.
Milieu offensif Ce que Johan Manzambi représente pour la Suisse, Ibrahim Maza l'est pour l'Algérie. Âgé lui aussi de seulement 20 ans, il a explosé au Bayer Leverkusen et vu sa valeur marchande grimper à environ 45 millions de francs. Surnommé «Mazadona», il évolue en numéro 10 derrière l'attaquant de pointe, tandis que Riyad Mahrez, de quinze ans son aîné, anime le flanc droit. Le capitaine espère encore peser lors de ce qui devrait être son dernier grand tournoi. À gauche, Farès Chaïbi ou Houssem Aouar pourraient être alignés. Ce dernier avait signé deux passes décisives avec la France lors d'un match amical en 2020, avant de ne plus être rappelé et de choisir, comme plusieurs de ses coéquipiers, de représenter l'Algérie.
Pour la Suisse, Johan Manzambi semble avoir verrouillé sa place de titulaire grâce à ses trois buts et une passe décisive. Dan Ndoye et Ruben Vargas étaient les titulaires habituels sur les ailes durant les qualifications, mais Murat Yakin a fait comprendre pendant ce Mondial qu'il souhaitait au moins un profil plus défensif, comme Michel Aebischer ou Djibril Sow.
Verdict: égalité.
Attaque Comme Breel Embolo, Amine Gouiri évolue en Ligue 1: le premier à Rennes, le second à Marseille. La saison dernière, Gouiri (26 ans) a inscrit huit buts et délivré trois passes décisives. Embolo (29 ans) a affiché exactement les mêmes statistiques. La différence est que Gouiri a atteint ce total en seulement 22 matches de championnat, après avoir manqué plusieurs rencontres en raison d'une blessure à l'épaule, alors qu'Embolo a eu besoin de 31 apparitions.
Verdict: très léger avantage à l'Algérie.
Remplaçants Vladimir Petkovic dispose de plusieurs solutions offensives sur le banc. Notamment Anis Hadj Moussa, auteur d'une excellente saison avec Feyenoord, ou encore Nadhir Benbouali, meilleur buteur du surprenant champion de Hongrie Gyori ETO, qui a inscrit le 2-1 décisif contre la Jordanie. En défense, Jaouen Hadjam (Young Boys) constitue également une option.
La Suisse dispose elle aussi d'une excellente profondeur. Contre le Canada, des joueurs comme Dan Ndoye, Fabian Rieder ou Denis Zakaria avaient débuté sur le banc alors qu'ils ont le niveau pour être titulaires. Quant à Noah Okafor, auteur de huit buts en Premier League la saison passée, il n'a toujours pas disputé la moindre minute dans ce Mondial.
Verdict: avantage à la Suisse.

Une victoire à la Pyrrhus pour le «Team USA»

Les Etats-Unis ont-ils signé une victoire à la Pyrrhus ? A Santa Clara, ils se sont imposés 2-0 devant la Bosnie-Herzégovine après avoir perdu leur meilleur joueur.
Auteur de l’ouverture du score, Folarin Balogun a, en effet, été expulsé peu après l’heure de jeu pour une faute aussi vilaine qu’involontaire sur Tarik Muharemovic. La VAR ne pouvait ignorer le geste de l’attaquant qui sera suspendu lundi à Seattle pour le huitième de finale contre la Belgique.
L’absence de Balogun face aux "Diables Rouges" sera vraiment pénalisante. Sur un nuage depuis le début de cette Coupe du monde, le coéquipier de Denis Zakaria à Monaco avait été dans tous les bons coups contre les Bosniens. Avant de marquer, n'avait-il pas trouvé la transversale et vu un but annuler pour hors-jeu ?
A onze contre dix, les Etats-Unis avaient exercé une domination sans partage. Ils devaient toutefois attendre la 45e minute pour concrétiser leur supériorité. Sur une ouverture de Mark Tillmann, Balogun exploitait une déviation malheureuse de Stjepan Radeljic pour battre du gauche Nikola Vasilj. L’attaquant de l’AS Monaco inscrivait son troisième but dans le tournoi. Mauricio Pochettino et tout un pays espèrent fermement que cela ne sera pas le dernier...
Après l’expulsion de Balogun, le "Team USA "ne fut pas vraiment en danger face à un adversaire totalement inoffensif. Le 2-0 de la 82e minute, un coup-franc de Malik Tillmann sur lequel Vasilj ne fut pas vraiment inspiré, fut toutefois accueilli comme un véritable soulagement. Si le rêve continue pour son équipe, Mauricio Pochettino doit désormais résoudre une équation qui n’est pas simple : battre la Belgique sans pouvoir aligner son atout maître.

"Ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse", lance Petkovic

Désormais à la tête de l'Algérie, Vladimir Petkovic va retrouver l'équipe de Suisse jeudi en 16es de finale de la Coupe du monde. Mais le Tessinois ne veut pas s'étaler sur ces retrouvailles.
"Ce match, ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse. Beaucoup de gens essaient d'ajouter de la pression en parlant de moi. Mais mon équipe, c'est l'Algérie", a-t-il déclaré mercredi lors d'une conférence de presse au BC Place de Vancouver.
"Oui, j'ai travaillé sept ans pour la Suisse (réd: entre 2014 et 2021), j'ai pris beaucoup de plaisir. Mais le passé est le passé. Le présent, c'est un nouveau match entre deux équipes qui jouent du bon football", a poursuivi "Vlado".
Petkovic a tout de même admis que la rencontre serait "un peu spéciale" pour lui, compte tenu du fait que beaucoup de joueurs suisses ont évolué sous ses ordres. "Mais pour mon équipe, ce sera un match comme un autre", a-t-il insisté.
Interrogé sur les émotions que pouvaient ressentir sa famille, le Tessinois d'adoption a joué la carte du professionnalisme: "Je suis fan de l'équipe que j'entraîne. Et ma famille n'est jamais contre moi. J'espère qu'ils me soutiendront car j'aurai besoin de leur énergie positive."
La pression sur les Suisses Concernant les enjeux de ce 16e de finale, Petkovic a rappelé que l'Algérie avait déjà atteint deux de ses objectifs: se qualifier pour le Mondial et sortir de la phase de groupes. Alors que "la Suisse a publiquement affirmé vouloir atteindre les quarts de finale", a-t-il relevé, comme pour retirer toute forme de pression entourant les Fennecs.
Le technicien de 62 ans a également balayé l'idée que son équipe pourrait être désavantagée par les déplacements qu'elle a dû effectuer depuis le début du Mondial. Elle a disputé deux matches de la phase de groupes à Kansas City avec un voyage à San Fransisco entre deux.
"Arrêtons de parler de cela. Ce ne sont que des excuses pour justifier un manque de résultats. Chaque équipe a les mêmes opportunités. Tout le monde voyage, tout le monde se déplace. En fin de compte, il s'agit de s'adapter. Je ne vois aucun problème pour mes joueurs", a-t-il conclu.

Murat Yakin: "On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi"

Les premiers 16es de finale ont bien montré qu'aucun favori n'était à l'abri dans cette Coupe du monde 2026. Murat Yakin n'a pas manqué de le rappeler à la veille de Suisse - Algérie.
"On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi. Tout le monde est sur un pied d'égalité", a estimé le sélectionneur lors d'une conférence de presse mercredi au BC Place, alors que la Suisse aborde son premier match couperet du Mondial avec les faveurs du pronostic. Un match prévu à 20h00 jeudi à Vancouver, soit à 5h00 du matin en Suisse.
"L'Algérie est une équipe avec de nombreuses qualités individuelles, techniquement très raffinée. Nous devrons être prêts dès le coup d'envoi, nous montrer compacts car chacun de leurs joueurs peut faire la différence", a relevé Yakin.
De stagiaire à adversaire Le coach bâlois a évidemment été interrogé sur son homologue et prédécesseur Vladimir Petkovic, désormais à la tête de la sélection algérienne.
"J'ai fait un stage avec lui lorsque je passais ma licence d'entraîneur et qu'il entraînait les Young Boys, puis je l'ai affronté lorsque j'étais sur le banc de Thoune (2009-2011)", a-t-il raconté.
"J'apprécie sa manière de travailler, la liberté qu'il accorde aux joueurs. Notre relation a toujours été amicale et respectueuse. Quant à nos duels, ils ont toujours été très tactiques. Je m'attends à ce que ce soit à nouveau le cas demain", a ajouté Yakin.
Présent en conférence de presse, Breel Embolo s'est également exprimé sur son ancien entraîneur. "Petkovic a placé la barre très haut avec la Suisse, mais on veut passer à la vitesse supérieure avec notre nouveau sélectionneur", a assuré l'attaquant bâlois.
Embolo se méfie toutefois des Fennecs, champions d'Afrique en 2019. "Ce n'était pas pour rien. Et ils peuvent compter sur une nouvelle génération et de joueurs qui performent très bien en Allemagne, en France. On a un respect énorme pour eux, mais avec nos forces, on peut leur faire mal", a-t-il déclaré.
Jaquez incertain Le buteur au numéro 7 a également espéré ne pas avoir à passer par une séance de tirs au but, un exercice fatal à la Suisse lors du dernier Euro. "On peut le travailler, mais ce n'est jamais la même chose de tirer un penalty à l'entraînement que de le faire lors d'une séance", a-t-il rappelé.
"Nous allons essayer de gagner le match en 90 minutes, ou en prolongations, a abondé Yakin. Nous avons organisé un petit atelier tirs au but à l'entraînement, mais c'est incomparable. Cela dit, s'il faut passer par là, nous choisirons les bons joueurs qui sauront assumer cette responsabilité."
A noter que le sélectionneur pourrait devoir composer sans Luca Jaquez, titulaire au poste de latéral droit lors du précédent match contre le Canada (2-1). Le défenseur n'a pas pu s'entraîner mardi et est incertain pour ce 16e de finale, ouvrant la porte à un retour de Denis Zakaria ou Silvan Widmer dans le onze de départ.

La Belgique revient de nulle part et élimine le Sénégal

Eliminé par la Belgique 3-2 après prolongation, le Sénégal peut nourrir d'immenses regrets. Les Lions de la Teranga menaient 2-0 jusqu'à la 86e, avant que les Diables Rouges ne renversent le match.
Le ciel de Seattle est tombé sur la tête des Lions de la Teranga! Alors qu'ils menaient encore 2-0 à la 86e et pensaient décrocher leur billet pour les 8es, les Sénégalais ont vu la Belgique revenir à 2-2 en trois minutes, avant de s'incliner sur un penalty au bout des prolongations.
Tout avait pourtant bien commencé pour les hommes de Pape Thiaw. Dominateur, le Sénégal allait logiquement ouvrir le score grâce à Habib Diarra après un poteau d'Ismaïla Sarr, que le coéquipier de Granit Xhaka à Sunderland pouvait pousser au fond (25e).
Dans tous les bons coups, Sarr a profité d'un mauvais alignement de la défense pour doubler la mise dès le retour des vestiaires (51e) en battant Courtois en face-à-face, inscrivant son quatrième but dans le tournoi - le total le plus prolifique pour un joueur africain dans une même Coupe du monde depuis Roger Milla en 1990.
Trossard-Tielemans: de l'embrouille au but Rien ne semblait alors fonctionner du côté belge. Symbole de ce dysfonctionnement, Leandro Trossard et Youri Tielemans sont apparus en train de se disputer lors de la deuxième pause fraîcheur (70e), alors que les stars Jérémy Doku et Kevin De Bruyne, transparents, étaient sortis dès la 55e. La réaction belge s'est longtemps fait attendre.
C'était sans compter sur un scénario inattendu: la réduction du score à la 86e de Romelu Lukaku, entré à la mi-temps. Puis, les Lions, à force de reculer, ont été punis une deuxième fois en trois minutes lorsque Trossard a trouvé la tête de... Tielemans pour le 2-2 (89e). Embrouille vite oubliée.
Transformée par cette "remontada", la Belgique s'est montrée sous un bien meilleur jour en prolongation. Dans les dernières minutes, Tielemans a encore été décisif en obtenant un penalty après une faute de Lamine Camara. Une balle de match qu'il a transformée lui-même, sans trembler.
Miraculée, la Belgique devra fournir une meilleure prestation d'ensemble lorsqu'elle affrontera les Etats-Unis ou la Bosnie lundi (mardi à 2h en Suisse).

Pas de record de Suisse du 400 m pour Werro

Audrey Werro a échoué dans sa tentative de battre le record de Suisse du 400 m mercredi. La meilleure performeuse mondiale 2026 du 800 m a dû se contenter de 51''33 lors du meeting de Fribourg.
La Fribourgeoise espérait améliorer la meilleure marque nationale sur le tour de piste, propriété de Lea Sprunger depuis l'été 2018 (50''52). Elle doit déchanter. Trois jours après avoir porté sa meilleure performance mondiale de l'année du 800 m à 1'53''80, elle est même restée à 0''30 de son record personnel sur 400 m.
Autre course attendue, le 100 m dames a vu la victoire de Salomé Kora (11''32) devant Géraldine Di Tizio-Frey (11''36). A noter qu'Ajla Del Ponte, meilleure performeuse suisse de la saison (11''11), n'est pas parvenue à se qualifier pour la finale. La Tessinoise n'a pu faire mieux que 11''52 lors des séries.

Mirra Andreeva chute dès le 2e tour à Londres

Près d'un mois après son titre à Roland-Garros, Mirra Andreeva (WTA 5) a été éliminée au 2e tour de Wimbledon.
La Russe a été renversée 4-6 7-5 6-4 par la Tchèque Barbora Krejcikova (WTA 38), sacrée sur le gazon de Londres en 2024.
Battue dès son entrée à Bad Hombourg (Allemagne) lors de son seul match de préparation sur gazon, la Sibérienne de 19 ans n'était plus sortie si tôt en Grand Chelem depuis l'US Open en 2024. L'an dernier, elle avait atteint les quarts de finale à Wimbledon, battue par la St-Galloise Belinda Bencic.
Celle qui a remporté début juin à Paris son premier titre en Grand Chelem n'a pourtant rien lâché. Menée 5-3 au troisième set, elle a ainsi écarté six balles de match sur le service adverse au cours d'un jeu qui a duré pas moins de 14 minutes. Mais Barbora Krejcikova a conclu dans le jeu suivant, après 2h47 de jeu.

L'Angleterre sauvée par son prince Harry Kane

L'Angleterre s'est fait peur, mais a fini par décrocher son billet pour les 8es de finale du Mondial. Les Three Lions ont battu la RD Congo 2-1 grâce à un doublé d'Harry Kane, mercredi à Atlanta.
L'Angleterre est passée à quinze minutes de l'élimination, mais s'est finalement qualifiée pour les 8es grâce à son capitaine Harry Kane, auteur d'un doublé. Menés rapidement, les Anglais se sont longtemps cassé les dents sur la défense congolaise, avant de renverser le match grâce aux quatrième et cinquième buts dans le tournoi de l'attaquant du Bayern Munich.
Jusqu'à la 75e minute pourtant, la RD Congo tenait son exploit. Si le gardien anglais Jordan Pickford a manqué l'une des seules interventions qu'il aurait dû réaliser, son homologue Lionel Mpasi a été miraculeux, repoussant longtemps les assauts anglais.
Un gardien héroïque, un Harry Kane décisif Le gardien d'Everton a en effet été battu dès la 7e minute à son premier poteau, qu'il aurait dû mieux couvrir. Brian Cipenga, joueur de deuxième division espagnole et qui avait commencé cette Coupe du monde en tant que remplaçant, marquait ainsi son premier but sous le maillot de la RD Congo, à 28 ans.
Menée, l'Angleterre devait de plus faire face à l'histoire: elle n'avait jusqu'ici gagné qu'un seul match après avoir concédé l'ouverture du score en Coupe du Monde, lors de la finale de 1966 contre l'Allemagne qui l'a couronnée de son seul titre mondial.
Il a fallu du temps aux Three Lions pour contredire cette statistique et enfin faire plier Mpasi, seulement remplaçant de l'ancien gardien du Lausanne-Sport Mory Diaw dans son club du Havre. Mais Harry Kane a fini par surgir pour égaliser de la tête (75e). L'attaquant de 32 ans a ensuite envoyé une frappe imparable dans la lucarne pour offrir la victoire aux siens à la 86e.
Ce succès permet à l'Angleterre d'atteindre les 8es de finale en Coupe du monde pour la 13e fois de son histoire. Elle y affrontera le Mexique dimanche (lundi à 2h en Suisse).

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