Sport
Sport en direct

Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

epa10515355 Slovenian rider Tadej Pogacar of UAE Team Emirates celebrates while crossing the finish line to win the seventh stage of the Paris-Nice cycling race over 142,80km from Nice to Col de la Co ...
Image: sda
Sport en direct

Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
02.03.2023, 16:3111.03.2023, 17:32
team watson / ats

Le grand espoir italien Palestra répond aux sirènes de Chelsea

Marco Palestra rejoint Chelsea en provenance de l'Atalanta Bergame, ont annoncé les deux clubs. Le défenseur international italien est présenté à 21 ans comme l'avenir de la Nazionale,
Palestra s'est engagé jusqu'en 2033 avec les Blues, a précisé le club londonien, 10e du dernier Championnat d'Angleterre qui sera désormais entraîné par Xabi Alonso. Selon le site spécialisé Transfermarkt, le montant du transfert du latéral droit est estimé à 57 millions d'euros.
Formé à l'Atalanta Bergame, Palestra a passé la saison dernière en prêt à Cagliari où il a explosé (37 matches, un but), pour décrocher le titre de meilleur défenseur de Serie A et ses deux premières sélections en équipe d'Italie. L'Inter Milan, obligé de rajeunir sa défense, en avait fait sa priorité, mais Palestra n'a pas hésité lorsque Chelsea s'est manifesté.

Les nos 1 mondiaux passent au 3e tour à Wimbledon

Les nos 1 mondiaux se sont qualifiés pour le 3e tour de Wimbledon. Mais tant Jannik Sinner qu'Aryna Sabalenka ont éprouvé des difficultés sur le gazon londonien mercredi.
Contraint de batailler durant cinq sets face à Miomir Kecmanovic pour son entrée en lice, Jannik Sinner a cette fois-ci passé l'épaule en trois manches. Mais il a eu besoin de deux tie-breaks pour prendre la mesure du Portugais Nuno Borges (ATP 48), battu 7-6 (7/4) 7-6 (7/2) 6-4 après 2h31 sur le Centre Court.
Nuno Borges a manqué le coche dans la seconde manche, lui qui s'est procuré une balle d'égalisation à un set partout à 5-4 sur son service après avoir signé le premier break de cette partie. Jannik Sinner a écarté le danger, avant de survoler le second jeu décisif puis de dominer la troisième manche.
Tenant du titre et grand favori du tournoi, Jannik Sinner n'a toutefois pas pleinement rassuré ses supporters, perdant deux fois son service malgré ses 21 aces. L'Italien, qui reste sur une élimination au 2e tour à Roland-Garros, cherchera à monter en puissance dans son 3e tour face à Jenson Brooksby (ATP 81).
Sabalenka sauve 4 balles de set Programmée sur le court no 1, Aryna Sabalenka a quant à elle enchaîné une deuxième victoire en deux sets. La patronne bélarusse du circuit s'est imposée 6-1 7-6 (11/9) contre l'Américaine McCartney Kessler (WTA 57), qui s'était distinguée en infligeant un double 6-0 à l'Ukrainienne Oleksandra Oliynykova au 1er tour.
Aryna Sabalenka, qui subira un test intéressant au 3e tour face à Jelena Ostapenko (WTA 31), s'est fait peur dans la deuxième manche après avoir survolé la première. Elle s'est retrouvée menée 5-2 par McCartney Kessler, qui a manqué quatre balles de set au total dont trois sur son propre service. La Bélarusse a su serrer sa garde dans le "money time" pour conclure sur sa troisième balle de match.

Serena Williams touchée à un genou, selon son entourage

L'Américaine Serena Williams s'est tordu un genou mardi au 1er tour de Wimbledon, selon une déclaration de son agente relayée mercredi par la presse britannique.
Sa capacité à disputer le double avec sa soeur aînée Venus est remise en question.
L'ex-no 1 mondial, qui disputait à 44 ans son premier match de simple depuis près de quatre ans, a été battu par Maya Joint (WTA 53) 6-3 6-7 (6/8) 6-3 mardi. A l'issue du match, Serena Williams s'est soustraite à ses obligations médiatiques, les organisateurs du tournoi affirmant qu'elle n'était "pas en mesure" de les honorer.
"Serena s'est tordu un genou à la fin du premier set et a été par conséquent dispensée de ses obligations médiatiques par le tournoi et les équipes médicales" du circuit féminin, a assuré mercredi Jill Smoller, l'agente de l'Américaine, dans une déclaration relayée par le quotidien britannique The Times, qui précise qu'elle serait blessée au genou droit.
"Elle a pu quitter le site mardi soir sans assistance et fait tout son possible pour être prête à jouer en double plus tard dans la semaine", a ajouté l'agente. Serena Williams et sa soeur Venus, 46 ans, ont reçu une invitation disputer le tournoi de double à Wimbledon, qui débute jeudi.
Dans une déclaration écrite communiquée aux médias par le tournoi en lieu et place de la conférence de presse d'après-match, la joueuse aux 23 titres en Grand Chelem a confié qu'elle avait trouvé "génial d'être de retour à Wimbledon". "Je ne m'y attendais pas. L'atmosphère était fantastique, ma sortie du court aussi. J'en ai profité, ça m'avait manqué et j'ai profité plus que jamais de ce moment", a-t-elle ajouté.

Coupe de Suisse: De belles affiches à l'issue du tirage au sort

L'Association suisse de football (ASF) a procédé mercredi au tirage au sort de la Coupe de Suisse dans la banlieue de Berne. Deux clubs romands de 2e ligue feront face à des équipes de 1re division.
Meilleure équipe romande de Super League la saison dernière, Sion se rendra à Chiètres (2e ligue) pour débuter la compétition. Les formations de l'Arc lémanique de première division, Servette et Lausanne, ont respectivement hérité de Bavois (Promotion League) et du FC Kosova Neuchâtel.
Le duel entre les Vaudois et le club de 2e ligue est l'un des plus déséquilibrés de ce tirage au sort. Le champion de Suisse Thoune sera également largement favori face aux Valaisans de 2e ligue de Saxon.
Vainqueur de la compétition pour la deuxième fois le 24 mai dernier, St-Gall entamera la défense de son titre face à Thalwil (1re ligue). Finaliste malheureux contre les Brodeurs, le Stade Lausanne-Ouchy ne devrait pas être inquiété par le CS Italien Genève, club de 2e ligue.
Les Jurassiens de Courtételle (1re ligue) auront l'honneur d'accueillir le FC Bâle, vainqueur à 14 reprises de la compétition. Pensionnaire de deuxième division, le demi-finaliste de l'édition précédente Yverdon se rendra à Terre-Sainte (2e ligue inter) pour débuter sa compétition. Finaliste en 2024, Bienne aura enfin fort à faire contre le vice-champion de Challenge League Aarau.

Bruno Genesio nommé entraîneur de Marseille

L'Olympique de Marseille a un nouvel entraîneur. Le club phocéen a annoncé mercredi dans un communiqué avoir nommé Bruno Genesio, ancien coach de Lyon, Lille ou Rennes.
Genesio, 59 ans, remplace Habib Beye, dont l'OM avait annoncé le départ mardi après seulement quatre mois en poste. "En choisissant de rejoindre l'Olympique de Marseille, Bruno Genesio montre son adhésion au projet porté par le club et son ambition de bâtir un groupe capable de s'inscrire durablement parmi les références du football français et européen", a écrit l'OM dans son communiqué.
Depuis plusieurs semaines déjà, le dossier Genesio à l'OM était annoncé comme réglé, ou presque, par plusieurs médias sportifs. Mais le club marseillais avait plusieurs urgences: ses passages devant la DNCG et l'instance de contrôle de l'UEFA ainsi que les discussions liées à la résiliation du contrat d'Habib Beye.
Alors que tous les clubs de L1 ont annoncé depuis longtemps leur date de reprise d'entraînement, l'OM était donc à la traîne mais va désormais pouvoir se mettre en ordre de marche.
"J'ai choisi de rejoindre l'Olympique de Marseille parce que j'ai été séduit par le défi qui m'a été présenté. L'OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières", a déclaré Genesio, cité dans le communiqué du club.
Le technicien qui est donc chargé de lancer la transformation et la reconstruction de l'OM va diriger son quatrième club de L1, après avoir déjà occupé les bancs de Lyon (2015-2019), Rennes (2021-2023) et Lille (2024-2026), qu'il vient de quitter après deux saisons probantes.

"Les tirs au but, ce n'est pas une loterie", estime Fassnacht

Avant le 16e de finale entre la Suisse et l'Algérie, Christian Fassnacht évoque ses retrouvailles avec Vladimir Petkovic. Il explique aussi pourquoi une séance de tirs au but n'est pas une loterie.
Q: Christian Fassnacht, comment abordez-vous ces retrouvailles avec Vladimir Petkovic?
"C'est forcément quelque chose de particulier. Je me réjouis énormément de revoir Vlado dans ces circonstances. Cela s'inscrit aussi parfaitement dans l'histoire récente du football suisse: après toutes ces belles années passées avec lui, nous allons désormais nous affronter. C'est comme si la boucle était bouclée."
Q: Quelles sont les principales différences entre Vladimir Petkovic et Murat Yakin?
"Sur le plan du jeu, nous pratiquions un football plus direct et plus simple sous Vlado. Muri est sans doute un plus grand tacticien et il accorde encore davantage d'importance aux détails. J'avais aussi un peu moins d'échanges avec Vlado en raison de la langue. En revanche, ils ont une chose en commun: ils vivent et respirent le football."
Q: Et dans votre relation avec eux?
"Vlado échangeait surtout avec les cadres de l'équipe et jouissait d'une grande autorité en tant que véritable patron du groupe. Muri est probablement plus accessible et prend régulièrement le temps de discuter avec tous les joueurs. Les deux approches ont leurs avantages et leurs inconvénients."
Q: Vous étiez sur la pelouse lors de la victoire contre la France à l'Euro 2021, lorsque la Suisse était entraînée par Petkovic...
"Oui, ce genre de moment soude un groupe. Chaque fois que je revois ces images ou que l'on m'en parle, cela suscite encore beaucoup d'émotion. C'est pour vivre de tels instants que nous sommes devenus footballeurs."
Q: Quelles sont vos impressions sur l'Algérie?
"Le fait de jouer avec Jaouen Hadjam à Young Boys m'a permis d'avoir un aperçu du football algérien. Il reflète assez bien cette équipe: avec le ballon, ils sont extrêmement créatifs et très forts techniquement. Ils ont un côté 'foot de rue'. En contrepartie, ils peuvent parfois faire preuve d'un peu moins de rigueur défensive, ce qui pourrait jouer en notre faveur."
Q: Vous attendez-vous à une Algérie qui jouera surtout en contre ou qui cherchera à faire le jeu?
"Difficile à dire. Leur qualité technique saute aux yeux. Si nous récupérons le ballon, ils seront peut-être un peu moins présents défensivement que le Canada, par exemple. Mais cela reste une équipe expérimentée, dont les principales qualités sont offensives. Et Vlado saura parfaitement les préparer face à nous. Cela dit, si nous sommes à 100 %, je pense que nous pouvons atteindre le tour suivant."
Q: Comment avez-vous vécu l'élimination de deux favoris comme l'Allemagne et les Pays-Bas?
"C'était un avertissement pour tout le monde. Il n'y a plus de matches faciles. Si vous traversez un temps faible pendant 90 ou 120 minutes, vous êtes vite éliminés. C'était donc utile de voir ces rencontres et de constater à quel point tout peut basculer rapidement."
Q: Vous vous êtes dit qu'il faudrait peut-être travailler un peu les tirs au but?
"Pas seulement après ces matches. Nous avions déjà abordé le sujet en interne et consacré une séance à cette question. À mes yeux, une séance de tirs au but n'est pas une loterie. On peut s'y préparer dans une certaine mesure. J'ai d'ailleurs travaillé cet aspect avec quelqu'un au niveau des clubs."
Q: Que s'est-il dit lors de cette séance?
"Les entraîneurs nous ont donné plusieurs conseils: sur ce que le tireur peut faire, mais aussi sur la manière dont l'équipe peut l'aider. J'aimerais en dire davantage, mais cela reste interne. En tout cas, nous nous sommes préparés du mieux possible."
Q: Vous seriez prêt à tirer un penalty?
"Oui."
Q: Lors de la séance entre l'Allemagne et le Paraguay, on a vu Joshua Kimmich peiner pour trouver des volontaires. Qu'en avez-vous pensé?
"Avant un match, il est toujours plus facile de dire que l'on tirera un penalty. Mais lorsque le moment arrive vraiment, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte: comment vous sentez-vous? Êtes-vous prêt à assumer cette responsabilité? Dans le cas de l'Allemagne, plusieurs millions de personnes suivent le match devant leur télévision. La pression est immense et, lors d'une séance de tirs au but, le tireur n'a quasiment rien à gagner."

Le Mexique ne laisse aucune chance à l'Equateur

Retardée d’une heure en raison d’un orage, la rencontre Mexique – Equateur a rappelé une vérité : cette équipe du Mexique tutoie pour l’instant la perfection.
Dans son antre du stade Azteca, le Mexique n’a laissé aucune chance à son adversaire pour s’imposer 2-0. Depuis le début du tournoi, la formation dirigée par Javier Aguirre a, ainsi, gagné ses quatre matches sans concéder le moindre but. On souhaite bon courage à son adversaire en huitième de finale, l’Angleterre ou la RD du Congo, pour trouver la faille dans une équipe qui peut vraiment nourrir les plus grandes ambitions.
Les Mexicains ont classé l’affaire juste après la demi-heure avec le 2-0 de Raul Gimenez. L’attaquant de Fulham a exploité une erreur à la relance de Joel Ordonez pour combiner avec son compère Julian Quinones et faire chavirer un stade toujours aussi volcanique. Neuf minutes plus tôt, c’est Quinones qui avait ouvert le score sur une rupture magnifique. Parti depuis son camp, le joueur d’Al-Quadiah a su effacer le Parisien Willian Pacho avant d’armer une frappe imparable au premier poteau.
Ces deux buts magnifiques sur les deux premiers tirs cadrés de la rencontre soulignent l’efficience des Mexicains. A n’importe quel moment, ils sont capables d’emballer la rencontre, de piquer l’adversaire. A 2-0, les Mexicains ont géré leur avantage sans trembler même si l’Equateur a eu le mérite de ne jamais renoncer.
Seulement, Moises Caicedo et ses coéquipiers sont restés loin du compte. L'expulsion du joueur d'Arsenal Piero HIncapié dans le temps additionnel pour avoir mis la main sur sa bouche au moment d'insulter un adversaire sonnait comme un triste épilogue pour une équipe qui avait fait chavirer tout un pays avec sa victoire contre l'Allemagne.

Les Etats-Unis veulent briller, la Belgique confirmer

Convaincants en phase de poules de leur Mondial, les Etats-Unis affrontent la Bosnie mercredi à San Francisco. Ils pourront compter sur leur star Christian Pulisic, maintenant que la route s'élève.
Pulisic, tantôt milieu offensif tantôt attaquant, est à 27 ans la figure de proue d'une génération états-unienne qui doit faire passer un cap à son sport dans un pays où le "soccer" masculin reste mineur.
Le joueur de l'AC Milan est fortement attendu dans cette phase à élimination directe, une occasion unique à domicile qui décidera de l'empreinte enfin laissée, ou pas, par Team USA dans l'histoire de la compétition.
Après une semaine de repos à la suite d'une légère blessure au mollet, Pulisic est de retour en forme. Le sélectionneur Mauricio Pochettino pourra compter sur sa vedette - auteur de 33 buts en 88 sélections - mercredi (jeudi 2h en Suisse) pour atteindre les 8es de finale.
L'Angleterre et la Belgique doivent se méfier Si elles partent favorites de leurs confrontations, face à la RD Congo pour l'Angleterre et au Sénégal pour la Belgique, les deux nations européennes doivent s'attendre à une forte résistance sur le chemin qui les sépare des 8es de finale.
Après avoir été accrochée par le Ghana (1-1) en poules, l'Angleterre affronte mercredi (18h en Suisse) une autre nation africaine dans une rencontre piégeuse: la RD Congo, qui a notamment contraint le Portugal au match nul (1-1) pour son entrée en lice.
La Belgique, en manque d'inspiration offensive jusqu'ici malgré un convaincant 5-1 contre la Nouvelle-Zélande, espère retrouver son ailier Jérémy Doku en forme. Le Sénégal attend lui aussi de sa star Sadio Mané qu'il retrouve son efficacité.
Les deux armes fatales de leur sélection n'ont pas vraiment été létales dans ce Mondial et doivent recharger rapidement avant de s'affronter mercredi à Seattle (22h en Suisse).
Après s'être qualifié de justesse en tant que huitième meilleur troisième, le Sénégal espère revivre l'épopée de 2002, où il avait atteint les quarts de finale, son meilleur parcours en Coupe du monde.

La carrière internationale de Granit Xhaka en cinq matches

Granit Xhaka va fêter jeudi contre l'Algérie sa 150e sélection avec l'équipe de Suisse. Retour sur cinq matches mémorables du Bâlois sous le maillot rouge à croix blanche.
Une première à Wembley 4 juin 2011. Grand espoir du football suisse, Granit Xhaka fait ses débuts contre l'Angleterre dans le stade mythique de Wembley, à Londres. Le sélectionneur Ottmar Hitzfeld n'hésite pas à lancer dans le grand bain un gamin de 18 ans devant près de 85'000 spectateurs. Avec Xhaka au poste de numéro 10 - il porte alors le matricule 17 -, la Suisse mène 2-0 grâce à un doublé de Tranquillo Barnetta, mais les Three Lions reviennent à 2-2. Le jeune Bâlois est coupable d'une perte de balle menant à un penalty anglais, mais réalise tout de même un match solide. Il ne lâchera plus sa place dans le onze helvétique.
Duel fratricide à l'Euro 11 juin 2016. A Lens, pour l'entrée en lice de la Suisse à l'Euro 2016, Granit Xhaka affronte l'Albanie... et son grand frère Taulant. Ce dernier a choisi de défendre les couleurs albanaises à une époque où le Kosovo, le pays de leurs parents, n'était pas encore reconnu par la FIFA. Le match est hautement émotionnel pour les deux Bâlois, mais aussi pour Xherdan Shaqiri et une dizaine d'internationaux albanais nés ou formés en Suisse. Les Helvètes s'imposent 1-0 non sans souffrir en fin de match. Granit Xhaka peut souffler: "Je suis heureux que ce match soit enfin derrière nous, Taulant et moi".
Une mine et un aigle 22 juin 2018. Deux ans plus tard, à la Coupe du monde, se tient une autre affiche particulièrement sensible pour Xhaka et Shaqiri: le duel contre la Serbie. A Kaliningrad, la Suisse commence mal et est menée au score. Le milieu d'Arsenal envoie alors un missile pour égaliser, et dessine de ses mains l'aigle bicéphale, symbole de l'identité albanaise. Shaqiri l'imite après avoir marqué le 2-1 dans le temps additionnel. Granit Xhaka savoure: "C'est une victoire pour ma famille, pour la Suisse, pour l'Albanie et pour le Kosovo", son pays que les Serbes, furieux, ne reconnaissent pas. Dix jours plus tard, exténués par une affaire ayant pris des proportions démesurées, la Suisse et Xhaka livrent une performance insipide contre la Suède. Comme en 2014 et en 2016, l'aventure s'arrête dès les 8es de finale.
L'exploit de Bucarest 28 juin 2021. Il faut attendre trois ans et un Euro décalé en raison du Covid pour voir la Suisse finalement briser son plafond de verre. A Bucarest, la sélection de Vladimir Petkovic entre dans l'histoire en éliminant les champions du monde français aux tirs au but. Granit Xhaka tient évidemment l'un des premiers rôles du plus grand match de l'histoire de la Suisse. C'est lui qui envoie une merveille de passe à Mario Gavranovic pour l'égalisation improbable à 3-3. Malheureusement, le capitaine bâlois écope d'un carton jaune qui le prive du quart de finale contre l'Espagne. Sans son régisseur, la Suisse s'inclinera finalement aux tirs au but face à la Roja.
Capitaine courage 6 juillet 2024. La Suisse confirme son nouveau statut de grand d'Europe en atteignant à nouveau les quarts de finale à l'Euro 2024. Cette fois, Granit Xhaka est bien là, sa carrière complètement relancée au terme d'une fantastique saison avec Leverkusen. Sauf que le Bâlois est usé, blessé, et doit serrer les dents. Face à l'Angleterre, il livre une prestation admirable de courage, mais voit son équipe échouer au même stade, à nouveau éliminée aux tirs au but. Après la rencontre, il indique souffrir d'une lésion musculaire à l'adducteur. "Mais il était hors de question que je ne joue pas ce match", lâche-t-il.

La 150e de Granit Xhaka, capitaine incompris

Depuis quinze ans, il marque l'équipe de Suisse comme aucun autre joueur. Jeudi, en 16e de finale du Mondial, Granit Xhaka devrait devenir le premier footballeur suisse à atteindre les 150 sélections.
Le nombre 150 constitue une étape symbolique. Mais dans le cas de Granit Xhaka, c'est presque le chiffre 5 qui impressionne davantage. Sur ses 150 matches internationaux, il n'a débuté que cinq fois sur le banc. Et lors de quatre de ces rencontres, il a disputé l'intégralité de la seconde période. Une seule fois, il a dû attendre la 65e minute avant d'entrer en jeu: en juin 2017, lors d'un match amical contre le Bélarus.
Ces statistiques illustrent l'influence que Xhaka a exercée sur l'équipe de Suisse dès ses débuts. Alors que la plupart des novices doivent progressivement s'imposer, le Bâlois est immédiatement devenu un cadre. Il a effectué ses débuts lors d'un match de qualification pour l'Euro contre l'Angleterre, à Wembley. Il avait alors 18 ans, 8 mois et 8 jours et était déjà titulaire.
Une attitude "sacrément nécessaire" Patrick Foletti, l'entraîneur des gardiens de la Suisse, n'est peut-être pas le plus proche du capitaine, mais il le côtoie en sélection depuis ses débuts. Il a été un témoin privilégié de son évolution. "Avec sa volonté de gagner hors du commun, Granit apporte une immense valeur ajoutée à l'équipe", dit le Tessinois.
Au fil des années, les deux hommes ont eu de nombreuses discussions passionnantes. Et pour Foletti, une chose est claire: "Sa manière d'être est parfois dérangeante, parfois agaçante, n'est peut-être pas facile à comprendre pour certains, parce qu'elle n'est pas vraiment +suisse+. Mais elle est sacrément nécessaire."
Ces propos prennent un relief particulier dans le contexte actuel, à la Coupe du monde. Après le match nul inaugural contre le Qatar (1-1), Xhaka a critiqué l'équipe et surtout l'attitude de certains joueurs, comme après le précédent match amical. Ces sorties à répétition auraient suscité du mécontentement en interne, selon les informations de Blick. D'autant plus que le capitaine n'avait pas livré sa meilleure prestation.
Le Bâlois de 33 ans a répondu à sa manière. Lors du deuxième match contre la Bosnie, il fut le meilleur joueur sur le terrain. Il toucha le plus de ballons, orchestra le jeu et dirigea son équipe. Puis, après avoir transformé un penalty en fin de rencontre, il célébra son but en mimant le "blabla" de ses mains. Un message pour ses détracteurs: continuez donc à parler.
Il donne toujours le ton C'est Granit Xhaka. Au fil des années, ses passages fréquents chez le coiffeur, sa célébration de l'aigle bicéphale ou encore certaines déclarations pleines d'assurance, souvent assimilées à de l'arrogance, ont régulièrement alimenté les débats. Il provoque parfois volontairement les frictions et y puise de la force. "Peut-être que j'en ai besoin", reconnaissait-il d'ailleurs après la victoire contre la Bosnie.
Xhaka l'incompris. C'est un rôle qu'il a fini par assumer. Lorsqu'il affirme que la Suisse pourrait aussi se réjouir de compter un joueur qui porte le maillot national "avec une fierté absolue" depuis tant d'années, cela en dit long sur son ressenti. L'estime qu'il reçoit régulièrement dans ses clubs, il la perçoit beaucoup moins en équipe nationale. Sous le maillot suisse, il doit sans cesse se justifier, le plus souvent pour des sujets qui n'ont rien à voir avec le football.
Quand il joue bien, on le félicite. En revanche, lorsqu'il évolue en dessous de son niveau habituel - ce qui se remarque immédiatement, tant c'est l'équipe entière qui en souffre -, sa motivation est très vite remise en cause. Ou, pour reprendre les mots de Patrick Foletti: beaucoup estiment alors qu'il n'est pas suffisamment "suisse". Que cette question revienne encore après bientôt 150 sélections doit être épuisant pour lui.
Oui, son caractère peut déranger. Et oui, il est probable que certains joueurs de la sélection ne soient pas toujours d'accord avec lui. Mais ces voix reçoivent une importance disproportionnée, tandis que d'autres passent presque inaperçues. Publiquement, tous les joueurs interrogés ont défendu les déclarations de leur capitaine, rappelant les exigences élevées que l'équipe s'impose à elle-même.
"Un capitaine exceptionnel" Lorsque Cedric Itten est interrogé sur son capitaine, il prend spontanément sa défense. "Dans chacun des clubs où il a joué, aujourd'hui à Sunderland et auparavant à Leverkusen, on a vu quel capitaine il était et ce qu'il était capable d'apporter à une équipe", explique l'attaquant.
"C'est aussi son objectif avec l'équipe de Suisse: que nous soyons aussi performants que possible. J'apprécie qu'il fixe des exigences élevées et qu'il nous pousse constamment. C'est précisément ce qui nous fait progresser."
A écouter ceux qui le côtoient, Granit Xhaka montre l'exemple, assume ses responsabilités et répond toujours présent dans les moments décisifs. Cedric Itten conclut ainsi: "C'est un capitaine exceptionnel et il nous aidera encore énormément dans ce tournoi."

La France domine la Suède et file en 8es de finale

La France poursuit sa route dans le Mondial 2026.
Les Bleus ont dominé la Suède 3-0 mardi à East Rutherford grâce à un doublé de Kylian Mbappé pour se hisser en 8es de finale d'un tournoi dont ils s'imposent de plus en plus comme les grands favoris.
L'impressionnante armada offensive du sélectionneur Didier Deschamps a encore frappé. En premier lieu son duo de choc Kylian Mbappé-Michael Olise: le premier a inscrit ses cinquième et sixième buts dans la compétition pour rejoindre Lionel Messi en tête du classement des buteurs, le deuxième signant deux passes décisives.
Mbappé a débloqué la situation à la 45e minute d'une frappe légèrement enroulée après avoir "enrhumé" la défense suédoise dans la surface à la suite d'un corner joué très rapidement par Ousmane Dembélé. Il s'est offert un doublé à la 74e, à nouveau d'un tir à bout portant imparable.
L'attaquant du Real Madrid est ainsi bien parti pour marquer l'histoire de son sport. Alors qu'il n'a que 27 ans et n'a disputé que 18 matches en phase finale de Coupe du monde, il en est déjà à 18 buts dans un Mondial! Soit un de moins que Lionel Messi, dont le record ne tient déjà plus qu'à un fil.
La troisième réussite des Bleus a été l'oeuvre de Bradley Barcola. L'attaquant du PSG a inscrit le 2-0 à la 53e pour ôter quasiment tout espoir à une équipe de Suède impuissante. Plus discret mardi, même s'il a réussi l'assist sur le 1-0, Ousmane Dembélé en reste quant à lui à quatre buts dans ce tournoi.
Comme en 1998 Impressionnante jusqu'ici - à l'exception de la première mi-temps de son premier match face au Sénégal, la France affrontera un adversaire coriace en 8es de finale samedi prochain à Philadelphie (à 23h heure suisse). Elle se frottera au Paraguay, tombeur de l'Allemagne aux tirs au but lundi.
Les deux équipes se sont d'ailleurs déjà affrontées à ce même stade de la compétition lors de la Coupe du monde 1998. Les Bleus avaient alors souffert sur la route les menant à leur premier sacre planétaire, ne s'imposant qu'en prolongation grâce à un "golden goal" de Laurent Blanc.

Wawrinka se bat comme un lion mais s'incline au premier tour

Stan Wawrinka a fait ses adieux à Wimbledon.
Pour sa dernière apparition sur le gazon londonien, le Vaudois de 41 ans a été battu au 1er tour par l'Italien Matteo Berrettini (ATP 51), 6-7 (7/9) 7-6 (18/16) 7-6 (9/7) 7-6 (7/5).
Une sortie avec les honneurs! Quatre tie-breaks pour plus de 4h15 de jeu, Stan Wawrinka a tout donné, comme à son habitude. Pas question de sortir par autre chose que la grande porte à Church Road pour le droitier de St-Barthélemy (ATP 109), même s'il n'avait plus battu de membre du top 100 depuis le 1er tour à Montpellier en février.
Et le triple vainqueur en Grand Chelem a offert une magnifique résistance au public du court no 1. Car celui qu'il affrontait n'est pas un novice sur gazon: Berrettini avait en effet disputé la finale à Wimbledon en 2021, battu par Novak Djokovic. Le colosse au corps de cristal a ensuite connu pas mal de pépins physiques, c'est pour cela d'ailleurs qu'il ne pointe qu'au 51e rang du classement ATP.
Après avoir conclu la première manche sur sa quatrième occasion, Stan Wawrinka a manqué le coche dans un deuxième tie-break totalement fou. Berrettini l'a finalement remporté 18/16 sur sa sixième balle de set. Wawrinka a, lui, manqué six balles de deux manches à zéro...
Cruel mais pas illogique Et le Vaudois n'a pas non plus su saisir sa chance dans le troisième jeu décisif: il a bénéficié de deux balles de set, à 6/5 sur son service puis à 7/6, en vain. Berrettini n'a en revanche eu besoin que d'une occasion pour virer en tête.
Dans le quatrième set, "Stan The Man" y est allé au courage. En s'accrochant, il a pu s'offrir un quatrième tie-break. Mais pas de balle de set cette fois-ci, puisque l'Italien a rapidement mené 6/3 et a finalement pu l'emporter sur sa première balle de match. Un peu cruel, mais pas complètement illogique.

Serena Williams battue au 1er tour à 44 ans

L'ex-no 1 mondiale Serena Williams a été éliminée mardi au premier tour de Wimbledon par l'Australienne Maya Joint (87e). Ceci à l'occasion de son premier match de simple depuis près de quatre ans.
A 44 ans, la gagnante de 23 titres du Grand Chelem en simple s'est inclinée 6-3 6-7 (6/8) 6-3 après avoir inauguré son retour sur le circuit par une victoire puis une défaite en double plus tôt en juin.
Elle doit encore disputer avec sa soeur aînée Venus le tournoi de double à Wimbledon, qui débute jeudi.
Patronne du circuit pendant 319 semaines, Serena Williams n'avait plus disputé de match de simple depuis sa défaite au troisième tour de l'US Open en 2022.
Dix ans après le dernier de ses sept titres à l'All England Club, l'Américaine était la deuxième joueuse la plus âgée de l'histoire à disputer le simple à Wimbledon, derrière Martina Navratilova qui était âgée de 47 ans en 2004.
Première joueuse à se procurer des balles de break, quand elle a mené 2-2, 15-40 sur le service de Joint, Serena Williams a d'abord commis une faute directe puis s'est fait prendre à contre-pied. A 4-3, un revers dans le filet de l'ex-no 1 mondiale a offert le break à l'Australienne, qui a conclu le set dans le jeu suivant.
Aussi puissante au service et du fond de court qu'à ses plus belles heures, mais moins mobile sur le court et coupable de fautes parfois grossières, la quadragénaire a trouvé les ressources pour remonter par deux fois un break de retard dans la deuxième manche, qu'elle a arrachée au jeu décisif après avoir écarté une première balle de match pour Joint.
Aux commandes dans le set décisif (2-1) grâce à un break précoce, Williams a fini par se faire rattraper puis distancer par Joint, qui s'est imposée en un peu plus de 2h15 et affrontera au deuxième tour la Philippine Alexandra Eala (32e).
"J'ai très peu dormi la nuit dernière", a réagi la gagnante dans son interview d'après-match.
"Je suis restée debout jusqu'à deux heures du matin en pensant" au match à venir. Serena Williams "a une telle aura, c'est une telle légende. Je rêve de ce moment depuis que je suis toute petite", s'est émerveillée l'Australienne, lauréate du tournoi sur gazon d'Eastbourne en 2025, mais en panne de résultats en 2026.

Waltert, un petit tour et puis s'en va

Simona Waltert devra encore patienter avant de remporter sa première victoire sur le gazon de Wimbledon. La Grisonne s'est inclinée 6-2 6-1 au premier tour face à Camila Osorio (WTA 68).
Matricule 90 à la WTA, Waltert n’a pu tenir tête à son adversaire que jusqu’à 2-2. La Colombienne a ensuite pris le large en remportant cinq jeux d’affilée. Au deuxième set, Osorio a réussi le break décisif pour mener 3-1.
Après seulement 57 minutes, la deuxième défaite de Waltert dans le tableau principal de Wimbledon a été entérinée. Elle s’était déjà qualifiée une première fois en 2023. Sauf que dans l'intervalle, la joueuse de 25 ans originaire de Coire s’est imposée dans le top 100 et a été directement admise dans le tableau principal. Le gazon ne lui réussit toutefois pas (encore), bien qu’elle ait atteint les demi-finales du tournoi junior dans la capitale britannique il y a neuf ans.
Avec seulement quatre coups gagnants et 17 fautes directes, Waltert n’a pas joué son meilleur tennis.

La Norvège passe en huitièmes grâce à Haaland

La Norvège n'est pas tombée dans le piège de la Côte d’Ivoire en 16es de finale du Mondial. A Dallas, les Vikings l'ont emporté 2-1 sur les Eléphants.
Il a fallu attendre un moment dans cette partie pour voir une action dangereuse. Mais à la 39e, Antonio Nusa a décidé qu'il en avait assez et le joueur de Leipzig a ouvert le score d’une superbe frappe enroulée du droit à l'orée de la surface. Et juste avant la pause, les Norvégiens ont bien cru doubler la mise par Erling Haaland, mais le tir de l'attaquant de Manchester City a été sauvé sur la ligne.
En seconde période, la Côte d'Ivoire a poussé et a fini par égaliser à la 74e grâce à Amad Diallo, entré un peu plus tôt. Diallo a bien su s'appuyer sur Nicolas Pepe avant de frapper du gauche dans la surface. Avant cela, Nicolas Pepe avait déjà obligé le gardien norvégien à une belle parade à la 55e. La Norvège a aussi eu une balle de break, notamment à la 67e sur une reprise de Torbjorn Lysaker Heggem, repoussée in extremis sur la ligne. Mais les Scandinaves ont finalement repris un avantage décisif à la 86e grâce à leur cyborg Haaland, parfaitement servi dans la surface et clinique au moment de conclure. On a même l'impression que la star norvégienne a été surprise de voir le ballon lui arriver dessus.
La Norvège affrontera le Brésil en huitièmes de finale le 5 juillet dans la banlieue new-yorkaise.

Le roi du football Pelé est décédé
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'équipementier de l'Olympique de Marseille fait une boulette
Un détail, un tatouage, et c'est tout un club qui se retrouve la risée des réseaux sociaux. Le nouveau maillot extérieur de l'Olympique de Marseille a viré au faux pas marketing après la découverte d'un mannequin... tatoué «Paris» sur le bras.
Tout est parti d'un détail, comme souvent dans ces affaires qui enflamment les réseaux sociaux. Les supporters parisiens, fins limiers, ont l'œil qui traîne et le sens de l'ironie aiguisé. Et ce jour-là, leur regard s'est arrêté sur le bras gauche d'un mannequin, posant dans le nouveau maillot extérieur de l'Olympique de Marseille.
L’article