DE | FR
image: shutterstock

5 comportements que les tennismen détestent chez leurs adversaires

Jannik Sinner estime que Francis Tiafoe lui a manqué de respect en le faisant attendre entre les points, samedi dernier au tournoi de Vienne. Sur les courts, les clashs entre joueurs se reprochant des attitudes déplacées sont fréquents. Notre top 5 des situations qui énervent le plus.
02.11.2021, 06:0602.11.2021, 14:00
Suivez-moi

Le genre de défaite qui reste en travers de la gorge. Samedi en demi-finale du tournoi de Vienne, le jeune prodige du tennis italien Jannik Sinner s'est incliné contre Francis Tiafoe en trois manches (6-3 5-7 2-6). Il menait pourtant 6-3 5-3.

Véritable showman, l'Américain a réussi à retourner cette situation désespérée en se transcendant grâce aux interactions avec le public, qu'il a mis dans sa poche. Il a par exemple été taper dans la main de plusieurs spectateurs au bord du terrain après avoir gagné un point spectaculaire.

Mais cette attitude a exaspéré Sinner, qui l'a fait savoir en conférence de presse après la partie:

«A mon avis, Tiafoe est allé trop loin aujourd'hui, il en a fait trop. C'est une chose quand on fait le show, c'en est une autre quand il n'y a pas de respect. Il y a des limites. A certains moments, j'étais prêt, mais j'ai dû attendre Tiafoe»
Jannik Sinner

Jannik Sinner n'est ni le premier ni le dernier à se plaindre d'un manque de respect de son adversaire. Tous les tennismen et tenniswomen, du numéro un mondial au joueur d'interclubs de 3ème ligue, ont déjà été irrités par la personne de l'autre côté du filet. Notre top 5 des gestes et comportements les plus insupportables.

Le service à la cuillère

Les uns le considèrent comme une géniale inspiration, les autres comme le pire des vices sur un court de tennis. Surtout quand ils se font eux-mêmes piéger. Le service à la cuillère ne laisse personne indifférent. Pourtant, il est totalement en conformité avec le règlement, qui stipule que:

«Le serveur doit lancer la balle en l’air avec la main dans n’importe quelle direction et la frapper avec sa raquette avant qu’elle touche le sol»
Règlement du service en tennis

Mais voilà: Certains joueurs l'utilisent comme feinte pour tromper leur adversaire, qui s'attend à un service traditionnel. Cette roublardise ne passe des fois vraiment pas bien. En mars 2019, Rafael Nadal avait estimé que Nick Kyrgios – maître en la matière – «manque un peu de respect envers le public, son adversaire et lui-même». L'Espagnol avait fait cette déclaration juste après sa défaite face à l'Australien au tournoi d'Acapulco, en référence au service à la cuillère tenté par Kyrgios.

Des propos qui ont laissé le fantasque aussie complètement indifférent: Il reproduisait le même geste – ponctué par un ace – quelques mois plus tard à Wimbledon, de nouveau contre Nadal.

En mars de cette année, au tournoi de Doha, Alexander Bublik – autre grand spécialiste – servait à la cuillère sur balle de match contre Ramkumar Ramanathan. S'en est suivi une discussion musclée entre les deux hommes et un refus de l'Indien de serrer la main.

La simulation de blessure

Il a beau être numéro un mondial et co-recordman de titres du Grand Chelem, Novak Djokovic est la cible de nombreuses critiques sur ses comportements. Fans de tennis et joueurs lui reprochent notamment de simuler, ou en tout cas d'exagérer, des blessures sur le court. Ses détracteurs le soupçonnent de tenter de perturber ses adversaires, soit en cassant le(ur) rythme ou en faisant du bluff sur son état de santé.

Roublard, le «Djoker»?

GIF animéJouer au GIF

Cette réputation suit le Serbe depuis le début de sa carrière. Gaël Monfils déclarait par exemple à Roland Garros 2006:

«Il m’a fait un petit coup de bâtard lors du dernier US Open (2005). Il m’a bien fourré. Je m’en souviens encore. Il ne respirait plus, puis avait mal au pied, puis au mollet: Ça passe moyen dans un cinquième set… Mais c’est oublié. Mine de rien, on s’entend bien»
Gaël Monfils en 2006 sur Novak Djokovic

Deux ans plus tard, c'est Andy Roddick qui rallait l'attitude de Djokovic, avec une certaine ironie:

«Il a mal aux deux chevilles alors? Et à la hanche? Et au dos? Et des crampes. Et la grippe aviaire. L’anthrax. Le SRAS. Soit il a tendance à faire un peu trop appel au médecin, soit c’est le gars le plus courageux du monde. A vous de décider»
Andy Roddick en 2008 sur Novak Djokovic

Plus récemment, Pablo Carreño Busta (Roland Garros 2020) et Taylor Fritz (Open d'Australie 2021) ont fait part de leur agacement au sujet des pauses médicales prises par le natif de Belgrade durant des matchs contre eux.

Et vous, ce qui vous énerve le plus chez un adversaire en tennis, c'est quand:

Les nombreuses et longues pauses pipi ou vestiaire

Elles sont donc prises pour des pépins de santé – feints ou réels – mais aussi pour se rafraîchir entre deux sets ou aller aux WC.

Les pauses que s'octroie un adversaire, peu importe leur raison finalement, font jaser. En tout cas quand elles sont jugées trop nombreuses ou trop longues.

Andy Murray était de cet avis au 1er tour du dernier US Open. Pendant et après son épique duel (perdu) contre Stefanos Tsitsipas, le Britannique s'est énervé contre les coupures imposées par le Grec. Notamment une, au début du cinquième set, lors de laquelle Tsitsipas a filé au petit coin. «Il prend à chaque fois 20 minutes! Je n'ai jamais mis autant de temps à aller aux toilettes. Qu'est-ce qu'il fait là-bas?», a pesté Murray devant une caméra sur le terrain.

Après le match en salle de presse, la colère du double champion olympique n'était toujours pas retombée:

«J’ai beaucoup de considération pour lui. C’est un joueur brillant, génial pour le sport. Mais je n’ai pas le temps pour ce genre de comportement. J’ai perdu tout respect pour lui. Il a abusé de toutes ces règles qui permettent de casser le rythme du match. Ce n’est pas un hasard s’il a pris toutes ces pauses quand j’allais servir ou quand je le mettais en difficulté, comme sur son service à 0-30, quand je menais 2 sets à 1… Il sait très bien ce qu’il a fait.»
Andy Murray sur Stefanos Tsitsipas

L'allumage au filet

C'est certainement le summum de l'irrespect qu'un tennisman ou une tenniswoman peut montrer à son adversaire. En tout cas dans les limites du règlement. Parce qu'on ne parle bien sûr pas de violence physique ou verbale, logiquement sanctionnée. Non, strictement rien n'interdit d'allumer son adversaire. Sauf sa propre morale...

La tactique est en tout cas diablement efficace: Elle permet de gagner le point facilement, sauf réflexe totalement improbable de celui de l'autre côté du filet, tout en le traumatisant ou blessant pour la suite de la partie. On vous déconseille évidemment de vous adonner à ce genre de pratiques lors de vos matchs. Sauf si vous souhaitez à tout prix briser une amitié ou ne pas en faire naître une.

Les pros ont parfois moins de scrupules. Comme Fernando Gonzalez à Miami en 2009 face à Radek Stepanek:

Stan Wawrinka n'avait pas fait non plus dans la finesse contre Martin Klizan à l'Open d'Australie 2017:

Les hurlements sur chaque frappe

Moins douloureux (sauf peut-être pour les oreilles), mais tout aussi pénible: Les hurlements de certains et certaines sur chacune de leur frappe. Les cris de Maria Sharapova ont par exemple été mesurés à 101 décibels. Ceux de Victoria Azarenka à 105, l'équivalent en termes de puissance sonore d'un train qui entre en gare. Amplement suffisant pour faire éteindre le son de leur TV à certains téléspectateurs, quitter le stade à une partie du public ou rendre fou des adversaires.

Parmi eux, un certain Fabio Fognini. Le truculent italien, personnage récurrent des compilations sur le web de moments cocasses en tennis, a perdu son sang-froid et fait rire les gradins du court 9 de l'US Open en 2016.

Perturbé par les rugissements de Teymuraz Gabashvili, Fognini avait fulminé juste après un point acharné perdu: «Même Azarenka ne crie pas si fort!» Le tout trois fois et à haute voix, histoire que son adversaire l'entende. Le moment est collector, et à écouter et regarder dans le tweet ci-dessous:

Les chiens dans le métro de New York

1 / 14
Les chiens dans le métro de New York
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

Copin comme cochon: La musique en soirée

Corinne Suter à un cheveu de la victoire au super-G de Zauchensee
La skieuse schwytzoise a terminé 2e du super-G sur la piste autrichienne, à 0''04 seulement de Federica Brignone. Lara Gut-Behrami a pris le 10e rang.

Corinne Suter a signé dimanche son deuxième podium de l'hiver en Coupe du monde en prenant la 2e place du super-G de Zauchensee.

L’article