Suisse
Alcool

Neuchâtel: dès 2023, il faudra choisir entre boire et chasser

Neuchâtel: dès 2023, il faudra choisir entre boire et chasser
Le nombre de verres sera limité pour les chasseurs neuchâtelois. Image: sda

A Neuchâtel, il faut désormais être (presque) sobre pour pouvoir chasser

Une loi entrée en vigueur dès le 1er janvier sur territoire neuchâtelois limite la consommation d'alcool lors des parties de chasse.
06.01.2023, 21:0206.01.2023, 21:02

Trinquer, mais raisonnablement: une nouvelle loi est entrée en vigueur dès le début de l'année sur territoire neuchâtelois, qui limite la levée de coude pendant la traque au gibier, explique le site de la RTS. Les autorités ont en effet décidé de serrer la vis en limitant la consommation d'alcool, de stupéfiants ou encore de médicaments pendant les parties de chasse. Les as de la gâchette devront veiller à ne pas dépasser les 0,5 pour mille.

En cas de non-respect, un chasseur peut s'exposer à un retrait de permis de chasse entre un et cinq ans. Cinq garde-faunes auront la tâche de dégainer l’éthylotest pendant les contrôles.

La nouvelle mouture concerne les quelque 320 détenteurs du permis de chasse dans le canton, recense la RTS.

A l'origine de ce tour de vis, un accident survenu en 2018, alors qu'un chasseur avait mis en joue un cycliste - qui était connu dans le milieu du VTT régional - après avoir ingurgité quelques bières. L'affaire, qui avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux, a fait bouger les lignes du Grand conseil neuchâtelois.

Selon la Fédération des chasseurs neuchâtelois, ces mesures sont superflues, puisque les chasseurs se déplacent en voiture, et sont donc déjà soumis aux limitation relatives à la circulation routière.

Neuchâtel sera le premier canton à imposer une telle limitation, ainsi que le deuxième de Suisse après Zurich, rappelle la RTS.

(jod)

Copin comme cochon: La chasse
Video: watson
«Enlevé par les Russes»: la fin tragique de certains «Suisses d’étable»
A partir du milieu du 19ᵉ siècle, les vachers suisses étaient si appréciés dans les domaines agricoles allemands qu’ils étaient qualifiés de «Suisses» (Schweizer) ou «Suisses d’étable» (Stallschweizer), et que le terme de «Suisserie» (Schweizerei) avait remplacé celui de laiterie.
«On cherche Suisse ou fille de ferme expérimentée.» Par cette annonce publiée en 1873, le propriétaire d’un domaine agricole en Allemagne souhaite moins engager une personne de nationalité suisse qu’un bon vacher pour son bétail. D’abord étroitement associé à une imagerie mêlant troupeaux broutant paisiblement l’herbe des riches pâturages helvétiques et meules de fromage d’Emmental, le terme «Suisse» désigne alors en Allemagne la profession de vacher. Il se décline en «Suisse d’étable» (Stallschweizer), «Suisse de montagne» (Oberschweizer) et même «Suisserie» (Schweizerei) pour désigner la laiterie où l’on fabrique et commercialise les produits laitiers.
L’article