Suisse
Allemagne

L'Allemagne pourrait cesser d'acheter des munitions en Suisse

L'Allemagne pourrait cesser d'acheter des munitions en Suisse

Les représentants du chancelier allemand Olaf Scholz en Suisse sont en train de perdre patience.
Les représentants du chancelier allemand Olaf Scholz en Suisse sont en train de perdre patience.Image: sda
Trois pays, l'Allemagne, le Danemark et l'Espagne ont demandé à la Suisse de pouvoir réexporter du matériel suisse à l'Ukraine.
30.01.2023, 05:0930.01.2023, 07:26

L'Allemagne pourrait se détourner du matériel de guerre suisse si la Confédération maintient les règles de réexportation en vigueur. L'ambassadeur allemand en Suisse Michael Flügger l'a dit dimanche au 19h30 de la RTS.

La question est débattue depuis déjà plusieurs semaines, mais la Suisse s'y refuse en vertu du droit de la neutralité et de la loi sur le matériel de guerre.

Pour l'Allemagne, cette décision est «incompréhensible», a déclaré l'ambassadeur Michael Flügger:

«La Suisse, qui tient tellement à protéger le droit humanitaire et le droit international, devrait faire aussi un pas pour permettre aux pays qui en ont la volonté de soutenir l'Ukraine».

Interrogé sur la possibilité que l'Allemagne cesse à l'avenir de se fournir en Suisse, le diplomate a répondu que chaque achat s'accompagnait d'un processus d'approvisionnement:

«On va peut-être choisir l'offre qui n'est pas attachée à des conditions telles que la Suisse les prévoit»
Michael Flügger

Il relève toutefois que plusieurs propositions au Parlement ont été déposées pour changer la loi. «Une fois ces dispositions modifiées, cette question ne se poserait plus», a-t-il ajouté.

Conforme à la neutralité

La commission de politique de sécurité du Conseil national a, en effet, adopté la semaine dernière une motion et une initiative parlementaire en ce sens. Selon elle, les déclarations de non-réexportation doivent pouvoir être abrogées en cas de violation de l'interdiction internationale du recours à la force, et spécifiquement dans le cas de la guerre russo-ukrainienne.

La commission estime que la Suisse doit apporter sa contribution à la sécurité européenne, ce qui passe par une aide plus importante à l'Ukraine. Elle est également d'avis que les modifications proposées respectent le droit de la neutralité. (ats/jch)

Les Leopard 2 énervent le Kremlin
Video: watson
Le patron d'UBS évoque clairement l'éventualité d'un déménagement
Pour la première fois, Sergio Ermotti a abordé la possibilité que sa grande banque quitte la Suisse, selon un média américain. En cause: le bras de fer autour des exigences en fonds propres.
Lors d'une entretien avec des analystes, le patron d'UBS Sergio Ermotti a évoqué l'idée d'un éventuel départ de la plus grande banque de Suisse, selon un journaliste du groupe de média Bloomberg, mercredi. Jusqu'à présent, le dirigeant avait balayé les rumeurs de délocalisation, sans pour autant cacher tout le mal qu’il pensait du durcissement de la réglementation bancaire suisse. En particulier du projet du Conseil fédéral d’imposer à UBS une augmentation de ses fonds propres.
L’article