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Des personnes manifestent avec des drapeaux jurassiens lors d'un rassemblement le vendredi 30 aout 2019 a Moutier. Le Tribunal administratif du canton de Berne a confirme l'annulation du vote sur le transfert de Moutier dans le canton du Jura. Il a rejete les recours contre l'invalidation du vote du 18 juin 2017. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Moutier, rassemblement de séparatistes jurassiens, 30 août 2019. Image: KEYSTONE

Analyse

Moutier, une histoire pop de la Question jurassienne

Une intense émotion entoure le vote qui a lieu ce dimanche 28 mars à Moutier. Après un premier scrutin en 2017, annulé par la justice, les habitants de cette ville bernoise, pivot d'un long conflit, sont invités à dire si oui ou non ils veulent rejoindre le canton du Jura, qui leur tend les bras. watson est remonté aux sources



En ce temps-là j’avais dix ans, j’avais dix ans pour très longtemps. L'histoire que je vais vous raconter, c'est un peu la mienne. Enfant, puis adolescent, j'ai eu la chance de vivre des moments dont on se souvient à jamais. Ces moments, grisants, exceptionnels, comme irréels, étaient liés à la Question jurassienne, côté séparatiste bien sûr, sinon les souvenirs que j'en ai seraient moins lumineux. Le récit qui suit n'est pas une diatribe antiséparatiste. Juste un retour dans un temps pas si lointain, comme on repasse au village. Tout a changé et pourtant, tout est là.

23 juin 1974. Le jour se lève

Mitglieder des Rassemblement Jurassien mit Generalsekretaer Roland Beguelin, stehend, machen am 23. Juni 1974 in Delemont erste Abstimmungsanalysen. Bei diesem Urnengang spricht sich in den sieben jurassischen Amtsbezirken des Kantons Bern eine Mehrheit fuer die Schaffung eines neuen Kantons aus. (KEYSTONE/Str)

Le leader autonomiste Roland Béguelin (au centre, debout), le jour du vote historique du 23 juin 1974. keystone

Le 22 juin, tout était comme on peut dire normal. C’est le lendemain soir que ça a basculé. Un vrai coup de jus. 36 802 oui, 34 057 non. Le peuple jurassien voulait former un nouveau canton. C’était la joie, les larmes. «Il pleut la liberté», avait clamé Roger Schaffter, le numéro 2 du combat pour l’autonomie du Jura, derrière Roland Béguelin, secrétaire général à vie du Rassemblement jurassien, rédacteur en chef du Jura Libre et admirateur du général de Gaulle. Le pavé de la vieille-ville de Delémont brillait de toute la pluie tombée. Treize kilomètres plus bas, Moutier décidait par 70 voix d’écart de rester bernois. La douche. Bientôt les braises.

Un copain d’école de Soyhières, mon village, m’a dit beaucoup plus tard que ça n’avait pas été toujours facile pour lui, les remarques sur les Suisses allemands. Côté jurassien, c’était aussi une lutte pour la langue française, vu qu’à Berne ils parlaient autre chose, pas même le bon allemand.

Le Québec, «peuple frère»

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Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Pauline Julien: chanteurs et amis du Jura. shutterstock

Dans les années 70, quand il était encore bernois, le Jura Nord était en Europe la Mecque du combat identitaire bien vu de tous, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes oblige. Ce qu’Alger avait été pour les tiers-mondistes, au début des années 60. Sauf que chez nous, les choses tournaient autour de la défense de la langue française. Les Québécois étaient nos frères. Tout se passait en chansons et en poèmes. Ils venaient dans le Jura chaque fois qu'ils le pouvaient, les Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois. Sans oublier Pauline Julien, la belle Pauline Julien qui faisait de l'effet à quelques leaders autonomistes. Ces amis du Québec se produisaient soit à Porrentruy, à l’Inter, des fois à la patinoire, soit à Delémont, à la salle Saint-Georges, tout en bois. Etre pour Berne, c’était pas de chance, mais vraiment pas. La Fête du peuple à Delémont, le deuxième week-end de septembre, avait quelque chose de grandiose.

Cat Stevens, ça passait tout seul

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Le tube «Morning Has Broken». Vidéo: YouTube/lidia.fernandes1

On portait des pattes d’eph et on avait la coupe Stone, comme Stone et Charden, même les garçons, enfin pas tous. Nos skis n’avaient pas de fixations de sécurité. Le grille-pain de la marque Jura, gagné à la tombola de la fête du village, n’avait pas l’obsolescence programmée. Les grands, c’est-à-dire les plus de 16 ans, partaient de leur côté en bagnole. Souvent aux Franches-Montagnes, un Woodstock à l’état de nature. Ils écoutaient Cat Stevens et Tri Yann. Certains prenaient des trucs. Genre LSD. On racontait que ça avait bousillé le cerveau à quelques-uns.

Moutier, depuis Soyhières, c’était l'omnibus du matin. Il faisait toujours nuit. Des parents qui partaient bosser dans les usines. On connaissait la Tornos, synonyme d’apprentissage de mécanique de précision. A l'oreille, ça sonnait comme le Torino, la branche au chocolat crémeux de Camille Bloch, la fabrique bien connue de Courtelary, chez les groins, le nom des probernois. Pour eux, on était les jus de pomme.

16 mars 1975. Ça va pas le faire

L’additif n’était pas un alcool, mais un article, ajouté, comme son nom l’indique, à la Constitution bernoise, en 1970. C’est cet additif qui a permis le plébiscite du 23 juin 74, mais c’est aussi lui, par la mécanique des plébiscites dits en cascade, qui a abouti à la séparation du peuple jurassien, notion pourtant reconnue par Berne lui-même.

Le 16 mars fut un coup terrible pour les autonomistes, une victoire et un soulagement pour les antiséparatistes emmenés par le duo dirigeant de Force démocratique, Geneviève Aubry et Marc-André Houmard. Ce jour-là, le district de Moutier, mais surtout Moutier-même, par 365 voix d'avance (seulement 70 un an plus tôt) décidait de rester dans le canton de Berne. Les premiers accusèrent Berne d’avoir acheté des voix. C’est à partir de là qu’une atmosphère d’Irlande du Nord gagna la ville. Les amitiés ne résistèrent pas au clair et net partage des camps. Les uns et les autres avaient leurs cafés-restaurants attitrés. Mieux valait ne pas se tromper d’adresse.

Les grenadiers bernois

Am Abend des 25. April 1975 kommt es in Moutier zu massiven Ausschreitungen, als die Berner Kantonspolizei mit Traenengas gegen jurassische Demonstranten vorgeht. (KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/Str)

Déploiement de grenadiers bernois dans Moutier, 25 avril 1975. Image: PHOTOPRESS-ARCHIV

Moutier devint le lieu d’affrontement de la Question jurassienne, au pire à coups de lattes, au mieux à coups de t-shirts «Jura je t’aime» d’une part, de drapeaux bernois de l’autre. Béliers et sangliers, répartis en groupes, se toisaient. Dans les rues de la ville, les grenadiers bernois, équipés de boucliers en osier, munis de matraques, accompagnés de chiens, faisant usage de gaz lacrymogènes, repoussaient les assauts autonomistes. Les gorges, à l’entrée de la commune, étaient barrées pour éviter l’arrivée de renforts venant du Nord. En septembre, nouveau coup de bambou pour les autonomistes: à la faveur d’un vote communaliste, Moutier, avec une différence de 389 voix, confirmait son maintien dans le canton de Berne.

Les sangliers défilent

Die probernischen Sangliers marschieren mit Fahnen, Parolen skandierend, durch die Strassen von Moutier, aufgenommen am 19. Maerz 1988. (KEYSTONE/STR)

Des antiséparatistes du groupe Sanglier défilent dans les rues de Moutier, le 19 mars 1988 Image: KEYSTONE

Dans les esprits, la ville était divisée comme à Belfast. En ces années-là, on naissait séparatiste ou pro-bernois, on ne le devenait pas. Les transfuges étaient rarissimes. Prenant acte de la division du Jura, à laquelle il avait contribué, le canton de Berne retira en 1977 de sa constitution la mention «peuple jurassien», ajoutée en 1950. Un Nord catholique, alors tourné vers la France, marchait vers son indépendance. Un Sud protestant, partiellement germanisé au XIXe siècle, radical et agrarien, allait petit à petit s’installer dans le paysage médiatico-politique sous le nom de Jura bernois.

24 septembre 1978. C'est tout bon

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Une feuille de cannabis. shutterstock

Dans le Jura, on roulait en teuf, pas en boguet. Qu'on chindait pour faire entrer plus de benzine dans le carbu, afin que ça aille plus vite. Le Condor-Puch à deux vitesses, avec fourche haute façon Harley, y avait pas mieux. Les filles et les garçons moins doués en moteur roulaient en Piaggio. Pas pour dire, c’était assez genré. Les cheveux raccourcissaient, le bas des jeans rétrécissait, la boulette de shit était à 10 francs environ. Le walkman donnait un air cool. Pink Floyd allait sortir «The Wall», AC/DC peaufinait «Highway To Hell», Supertramp préparait son «Breakfast in America» et je n'avais, de peu, pas eu l’âge requis pour aller voir «La Fièvre de samedi soir» avec John Travolta, à l'affiche du Lido, à Delémont. Les femmes disaient bye-bye à l’astreignante mise en plis pour la permanente libératrice.

Balcon de l'Hôtel de Ville

Francois Lachat, jurassischer Minister der ersten Stunde, haelt am 24. September 1978 in Delemont eine Rede zur Feier der Gruendung des Kantons Jura, nachdem das Resultat der eidgenoessischen Abstimmung ueber die Gruendung des Kantons Jura bekanntgegeben wurde. Die Schweizer Stimmberechtigten haben der Gruendung des Jura als 23. Kanton des Bundes zugestimmt. (KEYSTONE/Str)

François Lachat s'adresse à la foule rassemblée, le 24 septembre 1978, Place de la Liberté à Delémont. Image: KEYSTONE

Le 24 septembre 1978, le peuple et les cantons – à l’unanimité – entérinèrent le choix des Jurassiens. Le 1er janvier 1979, le Jura Nord devint 23e canton suisse. Roland Béguelin, qui ne voulait rien devoir à la Suisse, restait faussement en retrait. Le Rassemblement jurassien faisait en réalité la pluie et le beau temps. L’homme en vue était François Lachat, un PDC, belle gueule, futur cador du premier gouvernement jurassien et des suivants.

Le fameux Club 138, à Courrendlin

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Le dancing de référence, ouvert en 1979, l'année d'entrée en souveraineté du canton du Jura. shutterstock

L’ouverture en 1979 du Club 138 à Courrendlin, au bout de cette ligne droite mortelle quand on venait avec la voiture de Delémont, marqua un tournant dans l’histoire pop du Jura. Adieu les planches des balloches, bonjour la piste en béton peint. Banquettes et tabourets recouverts d’épais velours, peinture noire aux murs, tables basses, seaux à champagne, boule à facettes et stroboscope, un DJ façon bellâtre: ça déchirait. Ambiance disco les premiers temps. Eruption était venu avec son tube «One Way Ticket». Le canton du Jura, ça avait du bon. Le nombre 138 renvoyait à un article controversé de la Constitution jurassienne, qui ouvrait grande la porte à la réunification du Jura, désormais cause cantonale au Nord.

Moutier était en stand-by. Le cinéma Rex passait «Midnight Express» d’Alan Parker. Purée, c’était chaud. Est-ce que j’avais l’âge? Les séparatistes avaient le moral dans les chaussettes. Seule une victoire autonomiste aux municipales de 1982 le leur remonterait. Ce qui arriva.

31 mars 1993. La relance

Marquée par le scandale des caisses noires bernoises, dont avaient bénéficié les antiséparatistes, spécialement dans le laufonnais qui choisira finalement le rattachement à Bâle-Campagne, la décennie 80 fut celle d’un ronron trompeur. Dans l’intervalle, Moutier était devenu le centre névralgique de la Question jurassienne.

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Plaque commémorative, Moutier, 20 mars 2021. image antoine menusier

Les parties – le Jura demandeur, le canton de Berne qui se détendait, la Berne fédérale qui voyait bien que le statu quo avait quelque chose d’intenable – donnèrent naissance en 1994 à une Assemblée interjurassienne, avec siège à Moutier. Un an plus tôt, le 31 mars, deux semaines après la mort d’un militant autonomiste à Berne, dans l’explosion de sa propre bombe, la «Commission Widmer», instituée par la Confédération, remit son rapport qui laissait entrevoir une possible réunification du Jura.

A cette époque, l’Allemagne était réunifiée, l’URSS explosée, l’Europe avait voté le Traité de Maastricht, le Rwanda sombrait dans un génocide, le groupe Oasis se formait en Grande-Bretagne. La pop anglaise allait déferler sur le continent. La techno envahissait les plages d’Ibiza et les pâturages du Jura.

L'adieu à Roland Béguelin

Zahlreiche Jurassier geben dem bekanntesten Vorkaempfer des jungen Kantons Jura, Roland Beguelin, das letzte Geleit, als er am 18. Juni 1993 in Delemont zu Grabe gatragen wird. Vom Sitz des Rassemblement Jurassien wurde der Sarg abwechselnd von verschiedenen Persoenlichkeiten in die Kirche getragen, hier unter anderem von Daniel Pape, mittlerer Sargtraeger links, ehemaliger Chef der separatistischen Beliers und Pierre-Andre Comte, vorderer Sargtraeger links, ebenfalls Generalsekretaer des RJ und Buergermeister der bernischen Gemeinde Vellerat, die in den Kanton Jura wechseln darf. Der Journalist und SP-Politiker Beguelin war langjaehriger Generalsekretaer des Rassemblement Jurassien, Mitglied des ersten Verfassungsrates des neuen Kantons und erster Praesident des jurassischen Parlaments. Er starb an einem Krebsleiden. (KEYSTONE/Michael Kupferschmidt)

Funérailles de Roland Béguelin, Delémont, septembre 1993. Image: KEYSTONE

Le 13 septembre 1993 s’éteignit le «père du Jura», Roland Béguelin, le jour de la signature à Washington des Accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens. Il eut droit à un enterrement de chef d’Etat indépendantiste. En 1996, sous l'impulsion de Pierre-André Comte, désormais l'homme fort du combat jurassien, Vellerat, petit village «rauraque» en surplomb du Val Terbi, rejoignit le canton du Jura au terme d'une lutte interminable.

Le combat continue

Pierre-André Comte sec gal du Mouv aut jurassien, locaux maj, 20 mars 2021

Pierre-André Comte, secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien (MAJ), ex-Rassemblement jurassien, posant devant les portraits de Roland Béguelin et Roger Schaffter. Moutier, siège du MAJ, 20 mars 2021. image antoine menusier

24 novembre 2013. Ticket de sortie

Maxime Zuber, le Maire de Moutier, parle aux journalistes devant des militants jurassiens reunit devant leur stamm chantant pour protester contre la parade en voiture des militants pro-bernois lors d'une votation des habitants du Jura et du Jura bernois sur l'avenir de la region jurassienne ce dimanche 24 novembre 2013 a Moutier. Les citoyens du Jura bernois et du canton du Jura se rendent aux urnes pour dire s'ils veulent lancer un processus susceptible d'aboutir a la creation d'un nouveau canton. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le maire autonomiste de Moutier, Maxime Zuber, 24 novembre 1993. Image: KEYSTONE

Bienvenue au XXIe siècle. Les embrouilles civilisationnelles l’emportent sur les conflits de classes. Les Tours jumelles de New York sont tombées, l’Afghanistan et l’Irak, envahis, sont des bourbiers, le terrorisme islamiste a commencé à tuer en France et les printemps arabes font de l’asthme. Heureusement, Pharrell Williams nous enchante avec «Get Lucky» des Daft Punk. Comme recommandé par l’Assemblée interjurassienne, un vote est organisé dans les deux parties, canton du Jura et Jura bernois. Question posée ce 24 novembre 2013: voulez-vous entamer un processus pouvant conduire à la création d’un seul et nouveau canton? Sans surprise, c’est oui dans le Nord, non dans le Sud. Mais Moutier, qui a répondu favorablement à 55,4%, obtient un ticket de sortie du canton de Berne. Rendez-vous en 2017.

2017-2021. This is the end (?)

moutier hotel de ville 2à mars 2021

A quelle autorité cantonale répondra, à l'avenir, la Ville de Moutier? Suspense. image antoine menusier

137 voix de plus pour le «oui» le 18 juin 2017. Les séparatistes prévôtois (l’adjectif pour Moutier) exultent. Leur ville rejoindra le canton du Jura. Sauf que non. La Mairie a un peu trop joué les entremetteuses en faveur du rattachement au canton du Jura voisin. La préfète du Jura bernois puis, la justice bernoise cassent le vote du 18 juin. Les séparatistes hésitent: faire recours au Tribunal fédéral ou demander un nouveau scrutin? La seconde solution l'emporte. On revotera.

Nous y sommes. Ce dimanche 28 mars à Moutier, sera-ce vraiment, mais vraiment, la fin de la Question jurassienne, quel que soit le résultat? En principe, oui. Dans les faits, ce n'est pas sûr. En ville, les seuls drapeaux déployés sont jurassiens. Ceux de Berne n'apparaissent pas, remplacés par un smiley. Comme si ce ne devait plus être une question partageant Jurassiens et Bernois, mais des habitants opposés sur la méthode. Il n'empêche, les fronts sont toujours là. Certes moins radicaux dans leur expression qu'autrefois.

A l'entrée des gorges

moutier, gorges, 20 mars 2021

Partisans et opposants au rattachement de Moutier au canton du Jura s'affichent à l'entrée des gorges de Moutier en direction de Delémont. Drapeau jurassien vs smiley. image antoine menusier

Côte séparatiste, l'envie est présente, la lassitude aussi. Quarante-sept ans de combat depuis 1974. «On est Romands, soupire une habitante à la sortie de la Migros. On veut rejoindre le canton du Jura.» Un ancien membre du groupe Bélier ne répond de rien si, le 28 au soir, le «non» devait s'imposer.

Steve Léchot, porte-parole du «non»

steve lechot, probernois moutier 20 mars 2021

Steve Léchot dans son entreprise de luminaires, Moutier, 20 mars 2021. image antoine menusier

La Galerie du passage est tenue par une autonomiste. Elle expose le beau travail de Philémon Léchot, l'un des trois fils de Steve Léchot, le porte-parole de Moutier Plus, qui réunit les partisans du maintien de la cité prévôtoise dans le canton de Berne. La culture, par chance, ne pratique pas l'apartheid. Steve, le papa, designer de luminaires, qui écoule sa marchandise à l'international, notamment dans des boutiques du chic boulevard Haussmann à Paris, prône le statu quo, car il estime que «l'époque est à la coopération, pas à la création de nouvelles frontières». La galeriste est d'un tout autre avis.

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Les habitants de Moutier ont commencé à se rendre au bureau de vote

Sous l'oeil attentif des observateurs fédéraux, les premiers Prévôtois ont glissé leur bulletin dans l'urne pour décider de l'appartenance cantonale de leur ville.

A 17h00, une agente de sécurité a ouvert les portes du bureau de vote installé à la Sociét'halle à une cinquantaine de personnes qui attendaient depuis plusieurs minutes à l'extérieur. Il n'y a pas eu de cohue et tout s'est déroulé dans le calme.

«Tout se passe extrêmement bien», a indiqué le chef des observateurs Jean-Christophe Geiser. Il n'y a aucun drapeau ou toute autre manifestation d'un camp ou de l'autre. Avant de glisser le bulletin dans l'urne, les votants ont dû signer leur carte …

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