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La Suisse a défendu ses paysans, mais la guerre ne fait que commencer

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La Suisse a défendu ses paysans, mais la bataille ne fait que commencer

La victoire claire et nette du «non» aux initiatives agricoles démontre l'attachement de la Suisse à ses symboles. Reste qu'il faudra se mettre autour de la table parce que la nourriture et la santé n'ont jamais autant inquiété les Suisses.
13.06.2021, 17:2114.06.2021, 09:43

C'est limpide: tous les cantons (sauf Bâle-Ville) ont décidé d’un double «non» au sujet des initiatives agricoles. Un signal fort. Ce qui était proposé allait trop loin, n’a pas (du tout) convaincu et, pour l'instant, pas touche à nos paysans!

Le pays s'est largement levé pour les défendre, eux qui ont notamment été accusés d’empoisonner la population. Au fil de la campagne, la majorité des votants a saisi qu'un double «oui» allait mettre en péril une économie qui a valeur de symbole. Un secteur qui façonne le paysage et nourrit non seulement les panses, mais aussi tout l’imaginaire d'un savoir-faire planté dans des champs et des montagnes idylliques. Terre à terre, la Suisse a aussi eu peur de voir les prix de la nourriture prendre l’ascenseur. Ce dernier argument a sûrement moins pesé dans le coeur des citadins.

Reste que ce résultat n'est finalement qu'une seule page tournée d’un livre qui est désormais grand ouvert. Celui de l’alimentation, de la santé, de l’environnement et de la biodiversité. Et la bataille sera féroce pour savoir qui en écrira les prochains chapitres.

On n'a jamais autant parlé de santé et d'alimentation

Raison pour laquelle les gagnants du jour doivent se gaffer de ne pas trop festoyer. Les prochaines discussions pointent déjà: la politique agricole 2022+, les multiples interventions parlementaires qui sont dans les tuyaux du Parlement, les initiatives populaires (notamment sur la biodiversité) et enfin la mise en oeuvre des mesures environnementales présentées par le Conseil fédéral en réponse aux initiatives rejetées ce dimanche.

Dans le même temps, la forte participation et le départ canon du «oui» dans les premiers sondages témoignent de l’intérêt grandissant des citoyens pour ces thématiques connexes. Nous n’avons probablement jamais autant parlé d’agriculture, comme nous n’avons probablement jamais autant parlé d’alimentation et – merci (aussi) au Covid-19 – de santé. Le débat ne fait donc que commencer. Car si les initiatives présentées allaient trop vite trop loin, leur rejet n’empêchera pas la Suisse de discuter toujours plus de mesures allant, pas à pas cette fois-ci, dans la même direction.

Manifestations contre l'extrême droite en France

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«J'ai refusé Harry Potter»: la maman du maire de New York se confie
Récompensée au GIFF pour l'ensemble de sa carrière, Mira Nair, cinéaste et mère de Zohran Mamdani, le maire de New York, est à Genève et Lausanne ce week-end. Rencontre à quelques jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
Mira Nair est arrivée à Genève samedi. Nous la rencontrons dans une salle feutrée d'un hôtel genevois. Réalisatrice et productrice indo-américaine, elle est l'invitée d'honneur du Geneva International Film Festival (GIFF). Ce dimanche, elle recevra un prix pour l'ensemble de sa carrière avant de rejoindre Lausanne pour la projection du film Le Mariage des moussons à la cinémathèque. Ce long-métrage a été récompensé à la Mostra de Venise, une première pour une cinéaste indienne.

Son amour pour la caméra, sa sensibilité esthétique et son engagement social et politique ont inévitablement été transmis à son fils, le maire de New York Zohran Mamdani. Grâce à une campagne électorale parfaitement maîtrisée, celui qui était inconnu du grand public au départ s'est rapidement hissé à la tête de la ville.
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