Avoir une franchise basse n'est pas un gage de surconsommation
Le système de franchises de l'assurance-maladie ne pousse pas les patients à la surconsommation de soins inutiles, selon une étude publiée mardi. Ce résultat contraste avec les arguments avancés par les défenseurs d'une hausse des franchises minimales pour freiner les coûts de la santé.
Le débat est actuellement vif autour des mesures visant à réduire les coûts de la santé et donc faire baisser les primes d'assurance-maladie qui explosent.
Le peuple votera d'ailleurs le 9 juin sur une initiative socialiste pour limiter les primes à 10% du revenu, et sur une autre du Centre pour l'instauration d'un frein aux coûts de la santé.
Parmi les autres pistes esquissées, le patron de l'assurance-maladie KPT prône par exemple pour l'imposition d'une franchise à 10 000 francs pour les millionnaires.
L'équipe de l'Université de Saint-Gall a analysé les comportements en matière de santé d'assurés au bénéfice de franchises les plus basses (300 francs) et les plus hautes (2500 francs). Les données anonymisées ont été fournies par le Groupe mutuel. (ats/jch)
