Suisse
Conseil fédéral

Les comptes de la Confédération se portent mieux que prévu, mais...

Karin Keller-Sutter estime que la Conf
La présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter a parlé de l'état des finances helvétiques dans Le Matin Dimanche.Keystone

Les comptes de la Confédération se portent mieux que prévu, mais...

Loin de vanter les comptes helvétiques, Karin Keller-Sutter a expliqué dimanche que le résultat 2024 sera sauvé par une économie imprévue.
26.01.2025, 09:3526.01.2025, 09:37

Ils avaient été annoncés avec un déficit de 2,6 milliards de francs. Mais les comptes de la Confédération 2024 devraient être meilleurs que prévu.

C'est ce qu'a annoncé Karin Keller-Sutter dans une interview donnée au Matin Dimanche. La ministre des finances et actuelle présidente de la Confédération explique:

«La contribution unique de près d'un milliard que le Parlement souhaite pour les CFF sera payée en 2025 au lieu de l'année passée»

Selon elle, il est encore impossible de chiffrer les revenus supplémentaires dûs à ce report.

Chiffres rouges malgré tout

Pour les années suivantes, en revanche, la situation ne va pas s'améliorer, avertit la Saint-galloise. En 2026, il y a déjà «une charge supplémentaire d'environ 2 milliards».

Car l'année prochaine, il y aura quantité de dépenses, telles que le financement de la 13e rente AVS, avec quelque 900 millions à trouver, ou encore 500 millions prévus pour l'armée.

Niveau recettes, la présidente s'attend toutefois à de bonnes nouvelles du côté de Genève. Durant 2022-2023, le secteur des matières premières a en effet engrangé des recettes supplémentaires, dont les retombées pour les comptes fédéraux pourraient atteindre plusieurs centaines de millions de francs.

Et lorsqu'on demande à Karin Keller-Sutter quelle note elle mettrait aux finances helvétiques, la conseillère fédérale répond «5/10». Peu mieux faire, donc, selon elle. (joe/ats)

Dans ce zoo américain, les pandas sont affamés
Video: extern / rest
Ceci pourrait également vous intéresser:
UBS a voulu faire plier Berne, elle repart avec le nez cassé
UBS encaisse un sérieux revers à Berne après des mois de lobbying. Mais son poids dans l'économie suisse mérite aussi d'être pris en compte.
«Laissez faire les banques, et tout ira bien.» C’est en substance ce que déclarait le président de l’Association suisse des banquiers lors d’une table ronde à la fin de l’automne 2022. Moins de six mois plus tard, Credit Suisse disparaissait. Le thème de cette table ronde était tout autre, mais le secteur bancaire a défendu jusqu’au bout la même idée: les seuls à savoir comment fonctionne la finance sont les banquiers eux-mêmes; les autres n’y comprennent rien. Cette stratégie n’a pas fonctionné.
L’article