Suisse
Conseil fédéral

Peter Lauener, bras droit de Berset, n'a pas reçu d'indemnités

Peter Lauener (à gauche) en compagnie d'Alain Berset (à droite) .
Peter Lauener (à gauche) en compagnie d'Alain Berset (à droite) . Image: sda

Mystère à Berne: le bras droit de Berset a été privé d'indemnité de départ

Les hauts fonctionnaires fédéraux reçoivent jusqu'à un an de salaire lorsqu'ils quittent leur poste. Mais ce n'était pas le cas du chef de la communication d'Alain Berset, bien qu'il ait travaillé pendant dix ans au département de l'Intérieur. Pourquoi?
07.02.2023, 06:0907.02.2023, 06:57
Francesco Benini / ch media

Lorsque les cadres quittent la Confédération, ils reçoivent souvent une indemnité de départ. Les conseillers fédéraux s'engagent régulièrement en faveur des employés de longue date. Ils peuvent offrir aux directeurs d'office, secrétaires généraux, chefs de l'information et collaborateurs personnels sortants une indemnité allant d'un à douze mois de salaire. Dans certains cas, c'est même plus. Mais dans ce cas, l'accord de la Délégation parlementaire aux finances est nécessaire.

La durée pendant laquelle le collaborateur a exercé sa fonction joue un rôle. Et celui qui a plus de 50 ans est généralement mieux payé. En revanche, aucune indemnité n'est versée si une faute de l'employé a entraîné la résiliation des rapports de travail. En 2021, la Confédération a dépensé au total 2,9 millions de francs pour 33 indemnités de départ; en moyenne, 88 500 francs ont donc été versés.

Le secrétaire général de Christoph Blocher a reçu une somme bien plus élevée, environ 300 000 francs, lorsqu'en 2008 Eveline Widmer-Schlumpf a repris le département après la destitution de ce dernier. La conseillère fédérale Widmer-Schlumpf, qui est passée de l'UDC au PBD, n'a pas voulu collaborer avec les cadres qui avaient travaillé pour Blocher. Certains d'entre eux ont reçu une indemnité de départ.

Les indemnités suscitent de plus en plus de critiques

Qu'en est-il de Peter Lauener, l'ancien chef de la communication du département de l'intérieur? Alain Berset l'avait engagé en 2012 et Lauener avait plus de 50 ans lorsqu'il a quitté son poste à la Confédération en juin 2022. A-t-il reçu une indemnité de départ, comme on le suppose dans la Berne fédérale?

Emma Brossin, porte-parole du département, répond à une question de la Schweiz am Wochenende:

«Peter Lauener a démissionné et il n'y a pas eu d'indemnité de départ»

Elle n'en dit pas plus. Il reste donc à savoir si, dans le cas de Lauener, l'indemnité n'a pas été versée parce qu'une faute a conduit à la séparation.

Il a continué à recevoir son salaire jusqu'à la fin de son contrat. Aujourd'hui, selon le règlement, le délai de préavis maximum à la Confédération est de quatre mois. Mais il y aurait aussi des contrats de travail qui prévoient un délai de résiliation de six mois.

Les indemnités de départ à la Confédération sont controversées. En juillet dernier, la Commission des institutions politiques du Conseil national s'est clairement prononcée en faveur d'une initiative parlementaire: il ne doit plus y avoir de telles indemnités pour les cadres supérieurs. Les salaires sont bons, les conditions de travail sont sûres et la protection contre le licenciement est étendue, a expliqué la commission pour justifier sa position.

Pour les cadres moyens et les employés ordinaires, les indemnités de départ doivent cependant rester possibles. La commission a estimé que le versement d'une indemnité pouvait être indiqué lorsqu'une personne est licenciée à la suite d'une restructuration.

Peter Lauener a pris un nouveau poste dans une agence de communication bernoise au début de l'année, mais l'a quitté après que certains de ses e-mails, adressés au directeur de Ringier Marc Walder, ont été rendus publics à la mi-janvier.

Chaux-de-fonnier vs Genevoise: qui parle mieux le Suisse?
Video: watson
UBS risque de provoquer une crise diplomatique avec les Etats-Unis
La grande banque doit se défendre à New York contre des accusations de fraude visant Credit Suisse. L'ambassadeur suisse outre-Atlantique est intervenu.
Un litige judiciaire à New York menace de se transformer en crise diplomatique entre les Etats-Unis et la Suisse. Et, une fois encore, UBS se retrouve au cœur de l’affaire. Non pas parce qu’elle serait directement responsable, mais parce qu’elle doit gérer les conséquences de l’effondrement de Credit Suisse, survenu il y a trois ans et demi.
L’article