Nombreux sont les gens qui ont souffert de la pandémie; en ayant perdu un proche, en ayant contracté le virus de manière virulente ou en ayant connu la précarité financière à cause des mesures. Mais, pour une bonne partie de la population, «la grande pandémie de Covid-19» se résumera à un semi-confinement, à des mesures d'hygiène et à afficher un QR code à l'entrée des restaurants.
Deux ans plus tard, la lumière pointe au bout du tunnel et l'idée de retourner à nos anciennes habitudes est enfin une réalité. Mais sommes-nous vraiment prêts à abandonner certains réflexes que nous avons adoptés? N'y a-t-il pas des petites habitudes qui vont nous manquer?
Voici une liste des choses qui vous rendront (bientôt) nostalgiques.
Le masque, ça a beau coller au visage, faire de la buée sur les lunettes et nous faire réaliser qu'on a une haleine de compost, c'est quand même bien pratique pour éviter la conversation avec une connaissance que vous croisez en ville où si vous vous retrouvez accidentellement au rayon boîtes de conserves avec votre ex.
C'est bien connu, on est tous le con de quelqu'un. La pandémie nous l'a rappelé comme une gifle en plein visage. Que ce soit sur la question de la vaccination, du respect des mesures où même jusqu'a l'existence du Covid, nous nous sommes tous retrouvé face à des personnes qui se sont révélées à l'opposé de nos valeurs et avec qui la confrontation fut inévitable. L'avantage, c'est que ça a permis de faire le tri, pour le pire et le meilleur.
«FOMO» est l’acronyme de «fear of missing out» et désigne la peur de manquer quelque chose. En français: l'anxiété de ratage. Il fut un temps où elle était exacerbée par les tonnes d'activités sociales qu'on voyait à travers nos réseaux sociaux, mais il faut désormais admettre que nos agendas sont un poil plus vides tant les événements sont rares. Oui, passer un samedi soir chez soi n'est plus forcément un symbole de solitude et d'échec.
Aujourd'hui, nous vivons dans un monde blindé de services de streaming qui diffusent un nombre incalculable de fictions. Dont passablement de succès populaires qu'il nous faut regarder pour ne pas être sur le banc de touche durant les small-talks. Rester chez soi, c'est aussi l'occasion de bing watcher sans culpabiliser et finir Squid Game en une soirée.
Vous avez dit oui à l'anniversaire d'un proche, mais cela vous coûte toute l'énergie du monde pour y aller? Ne vous inquiétez pas, un petit SMS disant: «je suis cas contact» et tout est réglé.
Si vous avez besoin de votre semaine entière pour éviter d'héberger votre belle-mère, vous pouvez également prétendre être positif. Petit conseil (si vous n'avez pas de crayon rouge) vous pouvez rajouter un peu de citron aux gouttes que vous verser sur le test. L'acidité fera apparaître la deuxième barre (mais chut).
Vous avez oublié de sortir votre lessive hier soir, vous devez récupérer un colis livré à 14 heures, il fait froid et il pleut? C'est un jour idéal pour le télétravail. Et ça tombe plutôt bien, puisque c'est quelque chose de toujours vivement encouragé. Prenez votre plus belle voix enrouée et expliquez bien qu'il vaut mieux ne pas vous rendre au boulot aujourd'hui, on ne sait jamais.
Les files d'attente sont peut-être plus lentes à cause du certificat Covid, mais une fois à l'intérieur du musée, du spa ou du cinéma, il y a un petit sentiment de privilège. Les fréquentations ont baissé, et c'est quand même agréable d'avoir ces endroits à soi.
Il y a deux ans, vous n'adressiez jamais à votre vieux voisin autre chose qu'un simple bonjour. Un variant plus tard, vous vous êtes retrouvés à faire ses courses et à vous soucier de son bien-être. Nous applaudissions les infirmières aux fenêtres, nous prenions soin les uns des autres. Serons-nous toujours aussi solidaires une fois que l'armistice sanitaire sera signée?
Pour dire bonjour, en Europe, on a choisi de coller nos joues sur celles de l'autre, de faire un bisou dans le vide, d'accepter ce petit bruit désagréable dans l'oreille et le malaise qui va avec. Cette tradition a enfin été remplacée par un bon vieux «hug» à l'américaine. Sans oublier qu'un «check 👊» ou un namasté aux inconnus, c'est aussi éviter les mains moites ou la poignée de main trop forte qui vous mange les phalanges.
Porter des masques à longueur de journée, se désinfecter les mains à chaque fois que l'on entre quelque part, ça a de bons côtés, comme par exemple éviter le virus le plus terrifiant qui soit pour nos lunettes de toilette: la gastro-entérite. Et c'est déjà une victoire.
Courage chers lecteurs et lectrices, la fin de la pandémie est proche. D'ici là, prenez soin de vous, vivons (et essayons de garder nos mains propres).