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Le scarabée japonais
Le scarabée japonais agroscope

Les Tessinois appelés à chasser les scarabées pour sauver la Suisse

Le scarabée japonais est une plaie. Ce nuisible apparu en 2017 au Tessin ravage les arbres fruitiers et les récoltes. Agroscope demande aux habitants de se mobiliser pour les surveiller. Le but? Contrôler son arrivée sur le Plateau suisse.
17.06.2021, 12:3417.06.2021, 17:46
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Popillia japonica, un nom qui semble si joli, mais qui cache un monstre minuscule: le scarabée japonais. Les premiers spécimens de cette espèce sont apparus en 2017 au Tessin. Pourquoi est-ce problématique? Parce qu'ils s'attaquent vigoureusement aux arbres fruitiers, aux plantes et même aux jardins des particuliers.

Pour lutter contre sa propagation, notamment sur le Plateau, l'Agroscope – le centre de compétence de la Confédération pour la recherche agronomique – veut mobiliser les Tessinois. Ces derniers sont appelés à signaler la présence de l'insecte.

Comment ça marche cette carte des scarabées?

Agroscope a mandaté l’entreprise suisse In-Finitude SA pour développer une carte interactive. Cet outil permet aux gens de signaler leurs observations et donc surveiller la diffusion du scarabée 👇.

Ça se passe ici: <a target="_blank" rel="nofollow" href="https://maps.pollenn.ch/fr/Agroscope/PopilliaJaponica/project/5ce6027076e2aa181572da85?lat=46.0631072233253&amp;lng=8.95881891969167&amp;zoom=9"><i>www.scarabée-japonais.ch</i></a>.
Ça se passe ici: www.scarabée-japonais.ch.

L'Agroscope demande donc aux gens de photographier ces scarabées et télécharger leurs images sur la plateforme scarabée-japonais.ch.

A quoi ça sert de savoir où il est?

L'Agroscope explique:

«Pour lutter de manière efficace contre ce ravageur, il est essentiel d’identifier sa présence à temps. Une fois établi, le scarabée est difficile à éradiquer. La lutte contre les adultes – qui causent la majorité des dégâts – est presque impossible. Leur signalisation permettra de détecter les lieux de ponte dans le sol cet automne et ainsi d’éliminer les larves par des mesures de lutte biologiques.»

Ces scarabées sont considérés comme «envahissants», ils sont des organismes de quarantaine. «Toute infestation est par conséquent soumise à l’annonce et à des mesures de lutte obligatoires», précise Agroscope, «car leur capacité d’expansion risque de causer des dommages écologiques, sociaux ou économiques».

Il s'attaque à quoi ce scarabée?

Les scarabées japonais se nourrissant «des feuilles, fleurs et fruits de nombreuses espèces végétales», relate l'Agroscope. En Suisse, ils peuvent attaquer:

  • Les vignes.
  • Les baies (fraise, mûre, framboise, myrtille).
  • Les fruits à noyau.
  • Les pommiers.
  • Le maïs et le soja.

L'insecte s'en prend également aux arbres «comme l’érable, le bouleau, le hêtre, le chêne, le tilleul, le peuplier ou le saule».

D'accord faut le repérer, mais il ressemble à quoi?

Le scarabée japonais mesure huit à douze millimètres de long et ressemble beaucoup au hanneton, en bref, il a cette tête:

Pour le reconnaître, trois signes distinctifs:

  • Un bouclier vert métallique brillant bien visible.
  • Cinq touffes de poils blancs de chaque côté de l’abdomen.
  • Deux touffes supplémentaires sur le dernier segment abdominal.

La bestiole se réveille en juin et est active jusqu'à septembre avec un pic en juillet.

Comment est-il arrivé ici ce truc?

Alors il faut savoir que les expert désignent ce genre d'animal comme étant un néobiote. Autrement dit: un organisme exotique introduit dans l’espace européen, l'Agroscope précise:

«Volontairement, accidentellement ou parce que les conditions de vie dans notre pays se sont adaptées à celles des néobiotes en raison du changement climatique.»

Et sachant que les néobiotes sont souvent originaires de zones chaudes et du sud, le Tessin «est particulièrement touché». Popillia japonica a débarqué en Europe pour la première fois dans les 1970, c'était aux Açores. En 2014, ils ont pu s’établir en Italie, à proximité de Milan et de là il a rejoint le Tessin.

S'installeront-ils bientôt en Romandie?

Les néobiotes, de manière générale, «sont de plus en plus nombreux en Suisse», souligne l'Agroscope. Pourquoi? Et bien leur avancée est dopée par deux choses:

  • La globalisation des échanges commerciaux.
  • Le changement climatique (et surtout son réchauffement).
«D'ici la fin du siècle, le plateau suisse devrait être hautement à très hautement adapté à la survie à long terme du scarabée japonais.»

D'où l'intérêt de surveiller sa propagation. La Confédération à même une carte anticipative des endroits où ils se sentiraient à l'aise:

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