Trump s'attaque encore à la Suisse
La Suisse revient au cœur du discours de Donald Trump. Le locataire de la Maison-Blanche s’est de nouveau appuyé sur le cas helvétique pour dénoncer le niveau des taux d’intérêt aux Etats-Unis. Mercredi, le président américain a affirmé devant plusieurs médias que la Suisse bénéficiait de taux nettement plus faibles. Mais de quoi parle le président américain?
La comparaison avancée par Donald Trump est difficile à interpréter pour la simple raison que le président ne précise pas à quels taux il fait référence ni sur quelle base il compare les deux pays. Sans trembler, il affirme que les Etats-Unis «paient» 3,5%, contre seulement 0,5% pour la Suisse.
Après ces propos nébuleux, le président américain a ensuite durci le ton sur le terrain commercial. Il a affirmé pouvoir, s’il le décidait, couper les échanges avec des partenaires tels que la Suisse, estimant qu’une telle mesure mettrait leur économie en grande difficulté. Tout en assurant ne pas viser spécifiquement la Confédération, il a soutenu qu’une soixantaine de pays profiteraient, selon lui, du système américain et de ses avantages économiques.
La séquence:
Ce n’est pas la première fois que le magnat de l'immobilier s’en prend à la Suisse sur le front commercial. Deux semaines plus tôt, il avait déjà adopté un ton particulièrement offensif, assurant être en mesure de faire disparaître rapidement le déficit commercial américain avec la Confédération, qu’il chiffrait à 39 milliards de dollars.
Donald Trump a également remis en cause le statut privilégié qu’il attribue à la Suisse, estimant qu’elle ne pourrait plus être considérée comme un pays «d’élite» dans un tel scénario. Une expression qu’il utilise pour désigner des pays prospères qui bénéficieraient, selon lui, de conditions économiques particulièrement avantageuses grâce aux Etats-Unis.
Il a néanmoins tempéré ses propos en se présentant comme «quelqu’un de bien», suggérant ainsi qu’il ne compte pas nécessairement concrétiser ses menaces. Pour l’heure, les autorités suisses n’ont pas commenté ces déclarations.
