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La Suisse promeut la cyberdiplomatie au sein de l'OSCE

La Suisse promeut la cyberdiplomatie au sein de l'OSCE

La Suisse préside cette année l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Elle promeut la cyberdiplomatie à l'occasion d'une conférence qui a débuté mardi à Zoug.
29.09.2026, 14:30
Swiss Federal Council Martin Pfister at his speech at the opening of the OSCE conference of ,De-escalation in cyberspace - mediation and preventive diplomacy, at the Casino Zug on Tuesday, 29. Septemb ...
Le conseiller fédéral, Martin Pfister a ouvert le bal à Zoug mardi.Keystone

Au sein de l'OSCE, le ministre de la Défense, Martin Pfister veut miser sur les points de contact entre les États en matière de cybersécurité. Le Zougois l'a rappelé en ouverture d'une conférence de l'organisation consacrée à la désescalade dans le cyberespace.

«Il faut mettre en place des canaux d'information avant même qu'ils ne deviennent nécessaires»
Martin Pfister devant les délégués de l'OSCE

La diplomatie doit contribuer à instaurer la confiance. Dans le cas contraire, il faut recourir la médiation pour désamorcer une situation, a souligné le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

Experts en cybersécurité, politiciens et diplomates de haut rang se penchent deux jours durant à Zoug sur les moyens de renforcer la stabilité et la confiance dans le cyberespace. Les cyberattaques, l’espionnage, le sabotage et la désinformation peuvent en effet vite saper la confiance entre les États et exacerber les tensions.

En cas de crise, les points de contact constitueraient un avantage stratégique, selon Martin Pfister. Bien que le ministre ne les ait pas nommés explicitement, les États-Unis et la Chine souhaitent actuellement mettre en place un tel canal afin d’échanger des informations sur les incidents liés à l’intelligence artificielle (IA).

«Sur la bonne voie»

Florian Schütz, directeur de l’Office fédéral de la cybersécurité (OFSC) a, lui, chiffré l’importance du sujet: aujourd’hui, 60% de la prospérité mondiale dépendrait directement de la technologie. «La Suisse est sur la bonne voie», a-t-il affirmé. Avec trois piliers mis en oeuvre: la cyberdéfense, la lutte contre la cybercriminalité et la cybersécurité.

Il salue aussi les investissements massifs réalisés et appelle à poursuivre les efforts, compte tenu des évolutions. Le responsable enjoint par ailleurs à ne pas considérer les nouvelles technologies uniquement comme des risques: l’IA peut aussi permettre d'accroître la sécurité. Elle facilite par exemple des tests automatisés pour détecter les failles de logiciels dès la phase de développement.

Confiance essentielle

L’OSCE reste la première organisation internationale à avoir adopté seize «mesures de confiance» visant à promouvoir la transparence et la communication entre les États et à réduire les risques de conflit qui peuvent découler de cyberincidents. Il s'agit de rendre ces instruments encore plus efficaces.

La confiance est en effet essentielle dans le cyberespace, ont souligné les intervenants helvétiques. La Suisse a mis en avant son expertise en matière de prévention des conflits et de médiation ainsi qu'en matière d’innovation.

Cybermédiation

La conférence s’intéresse aussi à un nouvel instrument de prévention, la cybermédiation. Elle permet des négociations à distance. Elle contribue ainsi à renforcer la confiance, à maintenir le dialogue même dans des situations tendues et à dissiper les malentendus à un stade précoce.

Ignazio Cassis, président en exercice de l’OSCE et chef du département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), doit prononcer le discours de clôture. Il s’agit de la dernière conférence thématique de l’OSCE organisée sous la présidence suisse, avant la réunion annuelle du Conseil des ministres, les 3 et 4 décembre à Lugano. (ats/vz)

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