Un témoin clé se rétracte au sujet de Jacques Moretti
Dans l’enquête sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana, l’hôtelier valaisan Jean-Daniel Clivaz est revenu sur ses déclarations, affirmant désormais ne pas avoir averti Jacques Moretti des risques liés à la mousse insonorisante installée au plafond du bar, révèle 20 Minuten.
«Je ne me souviens pas avoir informé Moretti de la dangerosité de la mousse», a-t-il déclaré lundi lors de son dernier interrogatoire, évoquant un état de confusion dû à des insomnies au moment de ses précédentes auditions.
Ce changement de version intervient alors que, début janvier encore, le témoin assurait avoir mis en garde le propriétaire de l’établissement, des propos qu’il avait répétés dans plusieurs médias suisses et italiens.
Par ailleurs, Jean-Daniel Clivaz a également nuancé ses accusations concernant Jessica Moretti, qu’il disait avoir fui avec la caisse de l’hôtel. Il reconnaît aujourd’hui n’avoir fait que relayer des informations entendues auprès de tiers, sans en avoir été témoin direct.
«Tentative maladroite», selon un avocat
Du côté des parties civiles, cette volte-face suscite la méfiance. Leur avocat, Domenico Radice, dénonce «une tentative maladroite de se rétracter» et estime que le témoin cherche à éviter toute implication personnelle.
Cette rétractation pourrait avoir des répercussions importantes et compliquer l’établissement des responsabilités dans cette affaire aux lourdes conséquences.
L’incendie, survenu dans la nuit du Nouvel An, a fait 41 morts et plus de cent blessés. La mousse acoustique y a joué un rôle déterminant dans la propagation rapide des flammes, s’embrasant au contact de bougies pyrotechniques placées sur les tables, à proximité de bouteilles de champagne.
(acu)
