Suisse
Politique

L'UDC Franz Ruppen se lance dans la course au Conseil fédéral

Staatsrat Franz Ruppen, SVP-VS, links, spricht Romano Amacker, Praesident SVP Oberwallis,, rechts, bei der Bekanntgabe der beiden Oberwalliser Kandidaten fuer den Bundesrat, am Freitag, 23. Oktober 20 ...
Il est le second UDC originaire du Haut-Valais à se déclarer (image d'archives).Keystone

Un autre UDC Haut-Valaisan se lance dans la course au Conseil fédéral

Le conseiller d’État valaisan UDC Franz Ruppen est candidat à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral. Il a annoncé sa décision deux heures avant l’échéance fixée par son parti.
23.10.2026, 10:5823.10.2026, 11:18

L'UDC Haut-Valaisan et conseiller d'Etat Franz Ruppen se lance dans la course à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral. Il estime avoir les compétences pour exercer la fonction. Il a annoncé sa candidature à deux heures du délai fixé par son parti.

«C'est une décision qui doit être mûrement réfléchie», a lancé Ruppen devant les médias à Berne.

«Il ne s'agit pas de décider si on veut un verre de vin rouge ou de vin blanc au diner»

«Bonne compréhension des cantons»

C'est une fonction qui demande de la collégialité, de l'endurance, la volonté de prendre la responsabilité. La connaissance des langues est également un point essentiel, a déclaré l'élu UDC, qui s'est montré à l'aise dans les trois langues nationales.

En ce sens, Franz Ruppen apporte une «toolbox» complète avec une expérience tant dans l'exécutif que dans le législatif. «Des connaissances pertinentes pour le Conseil fédéral.»

Partisan des solutions

«J'ai une bonne compréhension des cantons et une capacité à trouver des solutions pratiques et pragmatiques». Le Haut-Valaisan se voit également comme un bâtisseur de pont entre les différentes régions et langues.

«La Suisse n'est pas née parce que tout le monde parlait et pensait la même chose»

Et d'ajouter: «Il s'agit de combiner les différents intérêts par la solidarité.» Ces différences sont une richesse à préserver. Le conseiller d'Etat s'engage également pour les régions de montagne qui doivent parler d'égal à égal avec les villes.

Interrogé sur ses préférences quant au département, Ruppen a dit qu'il respecterait la décision du collège. En tant qu'avocat-notaire, Ruppen connaît bien la matière du Département fédéral de justice et police. Capitaine à l'armée, il connait aussi bien l'armée. En Valais, il a dirigé le département de la santé à Naters, puis en tant que conseiller d'Etat le département de la mobilité et de l'environnement. «On peut se familiariser avec tous les départements.»

Longue carrière

A 55 ans, Franz Ruppen est au bénéfice d'une longue carrière politique. L'homme a été conseiller communal, président de commune, député au Grand Conseil, conseiller national avant de devenir conseiller d'Etat. Le tout en l'espace de 22 ans.

Originaire de Naters, l'élu y débute sa carrière politique sous les couleurs de l'UDC en 2004, lorsqu'il est élu au Conseil communal. En parallèle, il siège au Grand Conseil valaisan (2005-2015) et préside le groupe parlementaire UDC du Haut-Valais (SVPO) de 2009 à 2015.

En 2015, le Haut-Valaisan met le cap sur Berne, en intégrant la Chambre du peuple pendant un peu plus de cinq ans. C'est d'ailleurs son camarade de parti Michael Graber, également candidat à la succession de Guy Parmelin, qui lui succède au Conseil national. Jusqu'à son élection au Conseil d'Etat, Franz Ruppen est également président de la commune de Naters (2017-2021).

Celui qui est aussi avocat et notaire de formation est élu au Conseil d'Etat valaisan au second tour en mars 2021, en obtenant le deuxième meilleur score. Il est réélu tacitement en mars 2025 dès le premier tour.

Il y occupe actuellement la fonction de vice-président. A la tête du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement, l'élu UDC pilote notamment les dossiers de la 3e correction du Rhône et de la construction de l'A9 dans le Haut-Valais. (ats)

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