Suisse
Santé

Primes: la presse dénonce l'impuissance des politiques

«Jusqu'à quand?»: la presse amère sur la hausse des primes

Bundesrat Alain Berset gibt an einer Medienkonferenz die Erhoehung der Krankenkassenpraemien f�r das Jahr 2023 bekannt, am Dienstag, 27. September 2022, in Bern. (KEYSTONE/Peter Schneider)
Le conseiller fédéral Alain Berset, lors de la conférence de presse concernant l'augmentation des primes d'assurance-maladie pour l'année 2023.Image: sda
Mercredi, les médias romands tentent de trouver les responsables de cette montée en flèche, pointant un système défaillant et une faillite politique.
28.09.2022, 05:3328.09.2022, 07:26

«Une autre claque», «coup d'assommoir», «douche froide», la presse était amère au lendemain de l'annonce de la hausse des primes en 2023.

«Jusqu'où va-t-on accepter de laisser pourrir les fruits de la santé publique? Certes, le Covid est passé par là, commente le quotidien neuchâtelois. Mais le noeud du problème réside ailleurs, car c'est tout le système qui est grippé.»
Arcinfo

L'organisation opaque et mystérieuse des caisses et le poids de l'industrie pharmaceutique, qui profite du niveau de vie helvétique pour gonfler «honteusement» ses marges ou encore la concurrence en sont des symptômes. Et le monde politique semble «impuissant» face à ce phénomène.

«La population commence à perdre patience»
Arcinfo

Limiter la hausse

«Il est tentant de vouloir jeter des anathèmes sur les divers acteurs du système, analyse de son côté Le Temps. Or la réalité du terrain est plus complexe».

«Les dépenses continueront d'augmenter: les progrès technologiques de la médecine, auxquels toutes et tous veulent avoir accès, et le vieillissement de la population y contribueront toujours. Mais il est possible de limiter la hausse ces prochaines années.»
Le Temps

Pour cela, «le Parlement devrait avoir le courage de défendre les patients plutôt que les intérêts de certains acteurs de la santé». Les assurances faîtières des caisses Santésuisse et Curafutura devraient quant à elles mettre un terme à leur «puérile rivalité» afin d'entériner un nouveau tarif de prestations, «tant l'actuel Tarmed est dépassé».

Droit de regard des assurés

La Tribune de Genève pointe elle une «faillite politique générale» sur ce poste budgétaire qui pèse «lourdement» dans les ménages.

«Les raisons de la hausse sont connues depuis des années, mais personne n'a pu inverser la tendance, forçant nombre de personnes à renoncer à des soins. Une réalité jugée indigne d'une région «prospère comme la nôtre.»
La Tribune de Genève

Dans le Jura, on se demande s'il est normal que l'assurance obligatoire des soins soit gérée par des privés sans droit de regard des assurés.

«Ne devrait-on pas trouver une solution qui permette aux payeurs de primes de donner leur avis? Les usagers seraient ainsi responsabilisés afin de rendre le système plus efficient et plus transparent».
Le Quotidien Jurassien

(ats/jch)

Il se recueillait sur la tombe de son ex-femme en urinant dessus
Video: watson
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Les enfants suisses sont plus grands que la moyenne et c'était un problème
Les troubles de la croissance figurent parmi les motifs les plus fréquents de consultation chez le pédiatre. Or, les courbes utilisées jusqu’ici pour évaluer le développement des enfants n’étaient pas adaptées à la réalité suisse. Des données de référence nationales sont désormais disponibles.
Le contrôle est presque automatique: lors de chaque check-up, le pédiatre mesure la taille de l’enfant, place une croix dans le carnet de santé et compare sa croissance à une courbe standardisée, appelée percentile. Un enfant situé au 50ᵉ percentile a exactement la taille moyenne de ses camarades du même âge. S’il se trouve sous le 3ᵉ percentile, cela signifie que 97% des enfants de son âge sont plus grands que lui. Tant qu’un enfant reste, jusqu’à la puberté, dans le même couloir de croissance – soit à environ dix points de percentile au-dessus ou au-dessous de sa courbe de référence –, tout est généralement considéré comme normal.
L’article