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Les primes maladie, cet effrayant «Squid Game» de la santé

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Les primes maladie, cet effrayant «Squid Game» de la santé

Après l'électricité, le chauffage, l'inflation, coucou la hausse des primes. 2022, cette année où vivre (re)devient un jeu dangereux. Surtout, ne bougez plus.
27.09.2022, 18:5228.09.2022, 06:48
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Winter is coming. Avec lui, déprime et des primes. Nous sommes fin septembre et tout est en hausse, sauf les températures. La faute à Poutine pour le prix du gaz, au Covid pour les coûts de la santé. Résultat, se chauffer et se soigner n'est plus tout à fait à la portée du premier venu.

On schématise un peu. On exagère à peine.

Après une (fausse) accalmie et des primes maladie dégonflées en 2020, la vie d'avant reprend son cours. L'année dernière, il paraît qu'on a recommencé à vivre et, donc, à se soigner. Parole de ministre de la Santé. Vous savez, ces fameuses interventions «non-essentielles» stoppées nettes devant le bloc opératoire, le temps de remettre plusieurs dizaines de milliers de covidés sur pied.

2022 chante à nouveau le même refrain populaire: Alain Berset se dévoile impuissant et tout le monde protège sa tranche d'un gâteau sanitaire avarié, mais toujours aussi libéral.

La question impossible

Winter is coming. Avec lui, cette question impossible: contenir ses primes en faisant exploser sa franchise ou l'inverse? Dans les deux cas, pour sûr, c'est douloureux. Les statistiques se voudraient pourtant rassurantes: la plupart des Suisses sait faire le bon choix. Reste que, sur l'échelle de l'angoisse administrative, payer son assurance maladie surpasse parfois la traditionnelle guillotine fiscale.

Pour un certain nombre de ménages sans le sou, mais en pleine forme, il s'agit moins de s'assurer le luxe d'une future prise en charge médicale que d'une facture qui vient brutalement rogner le budget du frigo.

A quoi bon bénéficier du «meilleur système de santé au monde», si on n'arrive plus à finir le mois?

«un, deux, trois, soleil»

Chaque automne, c'est donc la valse des caisses. Partir ou rester. Un jeu dangereux, des règles strictes: des assurés en difficultés financières acceptent de jouer à «un, deux, trois, soleil» pour tenter de gagner des clopinettes, tout en essayant de ne pas mourir. De ne pas tomber malade. Ou de ne pas se soigner.

Et quand une population fait tout son possible pour ne plus bouger un cil, une certaine série Netflix nous a déjà démontré que ça peut très vite tourner au massacre.

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