On sait dans quels métiers on divorce le plus souvent en Suisse
Avez-vous plus de chances de divorcer si vous êtes employé de bureau, juriste, pharmacien, esthéticienne ou bien mécanicien? C'est la question que s'est posée 24 heures, qui est allé déterrer les données de l'Office fédéral de la statistique pour en sortir une liste exhaustive.
L'analyse reprend plus de 300 métiers, classés selon la nomenclature internationale des professions (CITP). Tous les travailleurs suisses sont présents: difficile d'avoir un meilleur échantillon. Les résultats montrent des écarts marqués. Ils vont du simple au triple, c'est-à-dire, des agriculteurs (13% de divorce) aux... toiletteurs d'animaux (44,5%).
Les cinq professions où on divorce le plus
- Toiletteurs et gardiens d'animaux (44,5%)
- Barmans et barmaids (43,8%)
- Mécaniciens sur vélo (43,4%)
- Agents d'accueil, stewards et hôtesses de transport (42,6%)
- Professions de culture et de la création artistique (42%)
Les cinq professions où on divorce le moins
- Agriculteurs (13%)
- Monteurs en isolation thermique et acoustique (16,4%)
- Tuteurs et accompagnateurs pédagogiques (16,5%)
- Cadres de la recherche et du développement (17,9%)
- Religieux (18,3%)
La moyenne de divorce est à 30,1%.
Des tendances se dégagent également par groupe professionnel: les employés de bureau connaissent plus souvent le divorce que les informaticiens, tandis que les enseignants et le personnel du secteur de la construction enregistrent des taux plus bas. Parmi les catégories, les auxiliaires ont globalement plus de divorces que les cadres.
Horaires, stress et contact avec le sexe opposé
Le quotidien vaudois a interrogé un expert, qui analyse plusieurs facteurs. Les horaires irréguliers, le stress au travail et le contact fréquent avec le sexe opposé augmentent le risque.
Les revenus élevés réduisent les chances de divorce chez les hommes, tandis que le milieu d’origine, la culture et certaines caractéristiques personnelles jouent aussi un rôle.
(acu)
