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Mon test antigénique est-il fiable? On vous explique tout en 3 points

Le résultat des tests antigéniques doit être pris avec précaution, surtout lorsqu'il est négatif. C'est ce qui semble se dessiner avec la circulation foudroyante d'Omicron. Mais faut-il questionner la stratégie de tests pour autant? Réponse en 3 points.
11.01.2022, 12:1011.01.2022, 12:28
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«Les gens insistent pour effectuer des PCR car ils ont lu dans les médias que les tests antigéniques étaient peu fiables». C'est ce qui ressort d'un bref échange que nous avons eu avec un employé dans un centre de tests vaudois. Mais faut-il alors se méfier des tests antigéniques pour autant? Réponses en 3 points.

Les antigéniques moins sensibles que les PCR

Ce n'est un secret pour personne, les tests antigéniques sont moins sensibles à la détection du coronavirus que les tests PCR. La raison? Alors que les tests dits «rapides» permettent de détecter un antigène à l'aide d'un réactif et se fait en quelques minutes, les tests PCR, eux, détectent le génome viral après une étape dite d'amplification qui se déroule en laboratoire.

«Les tests antigènes sont 1000 à 10 000 fois moins sensibles que les tests PCR»
Gilbert Greub, directeur de l'institut de microbiologie du CHUV

Membre de la Task Force Covid, le virologue Didier Trono précise que le résultat négatif d'un test antigénique ne permet pas d'exclure une infection.

«Il semble aussi y avoir des différences de sensibilité entre tests antigéniques de différentes marques»
Didier Trono, virologue, membre de la Task Force COVID

Cette information est donc connue de tous mais est-ce que l'arrivée d'Omicron change la donne aujourd'hui? Pour Didier Trono, cela ne fait aucun doute. Selon lui, à ce défaut général de sensibilité s'ajoute une sensibilité encore diminuée par rapport à Omicron. De son côté le professeur Gilbert Greub explique que les «faux négatifs» ont davantage de conséquences avec Omicron, qui est très contagieux. Il souligne aussi que les mutations affectent la sensibilité des tests de manière variable, selon l’anticorps utilisé et la protéine ciblée par cet anticorps. «Ainsi, vu ces limitations, il faudrait alors augmenter la capacité de réaliser des tests PCR», selon le directeur de l'institut de microbiologie du CHUV.

Mais toujours aussi utiles

Selon les experts interrogés, malgré une sensibilité moins importante, les tests antigéniques montrent une efficacité en cas de symptômes récents.

«Si vous avez des symptômes et que votre autotest est positif, il y a de fortes chances que cela soit correct»
Didier Trono, virologue

Attention toutefois: s'il est négatif, mais que vous avez toujours des symptômes, vous avez intérêt à faire un test PCR pour être sûr, ajoute le virologue membre de la Task Force Covid. En résumé, si l'un de vos premiers tests (autotest ou effectué dans un centre ou une pharmacie) est positif, ne cherchez pas plus loin, il y a de fortes chances que vous ayez le Covid. Gilbert Greub, directeur de l'institut de microbiologie du CHUV confirme et précise qu'il faut aussi choisir le bon moment pour se faire tester.

«Les recommandations de la société suisse de microbiologie sont de se faire tester entre 1 à 4 jours de symptômes, car au début de la maladie, la charge virale est beaucoup plus élevée»
Gilbert Greub, infectiologue et directeur de l'institut de microbiologie du CHUV

Il est donc extrêmement important d'effectuer son test rapide au bon moment pour ne pas manquer le diagnostic. En effet, la sensibilité du test antigénique était de 65% à 70% entre 1 et 4 jours chez des personnes hospitalisées et symptomatiques. Après 4 jours, cette sensibilité tombe à 28%, explique le professeur Gilbert Greub.

Vous l'aurez compris, les tests dits "rapides" restent efficaces lorsque les symptômes se déclarent, mais il est prudent selon Gilbert Greub de restreindre leur utilisation aux sujets sans facteurs de risques particuliers et de privilégier les PCRs hors des centres de tests, lors d’hospitalisation par exemple.

La stratégie de test doit-elle changer pour autant?

La stratégie actuelle du Conseil fédéral est d'encourager les personnes à se faire tester au moindre doute. Mais face à Omicron et à l'augmentation drastique des infections, la Confédération pourrait bien revoir sa copie.

«Notre capacité de tests est proche de la saturation. Dès lors, on est amené à concentrer les tests surtout sur les personnes symptomatiques. Avec la déferlante de cas Omicron, le traçage des contacts a largement perdu pied, ce qui rend l'application de la quarantaine relativement arbitraire.»
Didier Trono, virologue et membre de la Task Force COVID

Le virologue imagine que l'on pourrait alors concentrer la quarantaine sur les personnes vivant sous le même toit qu’un individu infecté et recommander aux autres de prendre le plus de précautions possibles.

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source: reddit
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