Suisse
Transports

Suisse: voici où travaillent les habitants de votre commune

Voici où travaillent vos voisins (certains font 180 kilomètres)

La plupart des Suisses quittent leur commune domicile pour aller travailler. Des chiffres publiés récemment permettent de découvrir où les pendulaires se rendent pour exercer leur profession.
25.09.2023, 05:5425.09.2023, 12:35
Reto Fehr
Reto Fehr

La Suisse est un pays de pendulaires. Huit personnes actives sur dix quittent actuellement leur habitation pour se rendre au travail, selon l'Office fédéral de la Statistique (OFS). En tout, cette situation concerne quelque 3,5 millions d'individus. La plupart desquels (71%) exercent à l'extérieur de leur commune de résidence.

En moyenne, les pendulaires parcourent une distance de 14 kilomètres pour arriver au travail. La durée du trajet est d'une petite demi-heure. Dans les faits, les distances varient énormément, tout comme les destinations. C'est l'un des éléments ressortant de la dernière analyse de l'OFS, publiée jeudi et portant sur l'année 2020.

Surtout, cette analyse révèle où les habitants de chaque commune vont travailler. La carte ci-dessous montre le top 30 des communes de destination des pendulaires suisses:

Assez logiquement, la destination la plus populaire auprès des travailleurs habitant dans une commune donnée est leur commune de domicile. Ainsi, 54 141 Genevois travaillent à Genève. La deuxième commune la plus populaire est Carouge, avec 3706 personnes. Même scénario à Lausanne, où 41 520 Lausannois exercent leur profession, suivis par 3189 habitants d'Ecublens et 2083 résidents de Renens.

Cette situation concerne notamment les villes, tandis que les villages les entourant présentent parfois la situation inverse. Autrement dit, les grands centres attirent plusieurs travailleurs domiciliés dans les alentours. En même temps, un important flux de pendulaires existe également entre les villes elles-mêmes. A titre d'exemple, 2036 habitants de Lausanne travaillent à Genève, et 975 Genevois travaillent dans la capitale vaudoise.

La mobilité entre les cantons est également élevée. Les habitants de Neuchâtel travaillent aussi bien que dans cette même ville et dans les villages voisins qu'à Berne, Lausanne ou Bienne.

Un trajet de 160 kilomètres

Des situations plus singulières existent toutefois. Par exemple, 12 Lausannois travaillent dans la commune soleuroise de Subingen, située à quelque 105 kilomètres de la capitale vaudoise. Cela correspond à un voyage d'une heure et demie en voiture (hors heure de pointe). Le trajet en transports publics le plus court dure 1h42. Certains autres vont jusqu'à Brugg, dans le canton d'Argovie, et parcourent ainsi une distance de plus de 160 kilomètres.

Une distance similaire est parcourue par une centaine de Genevois travaillant dans la capitale fédérale, ou par une poignée de Chaux-de-Fonniers exerçant leur profession à Zurich. Cinq habitants d'Yverdon-les-Bains qui travaillent à Lucerne doivent parcourir une distance de 180 kilomètres.

Dans certains cas, les distances parcourues par les travailleurs peuvent donc être énormes. Malgré cela, près de 20% des pendulaires se rendent au travail à pied ou à vélo. Ce n'est (probablement) pas les cas des exemples que l'on vient de citer.

Bloqué dans des bouchons? Voici des images de bouchons
1 / 12
Bloqué dans des bouchons? Voici des images de bouchons
source: sda / urs flueeler
partager sur Facebookpartager sur X
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Les enfants suisses sont plus grands que la moyenne et c'était un problème
Les troubles de la croissance figurent parmi les motifs les plus fréquents de consultation chez le pédiatre. Or, les courbes utilisées jusqu’ici pour évaluer le développement des enfants n’étaient pas adaptées à la réalité suisse. Des données de référence nationales sont désormais disponibles.
Le contrôle est presque automatique: lors de chaque check-up, le pédiatre mesure la taille de l’enfant, place une croix dans le carnet de santé et compare sa croissance à une courbe standardisée, appelée percentile. Un enfant situé au 50ᵉ percentile a exactement la taille moyenne de ses camarades du même âge. S’il se trouve sous le 3ᵉ percentile, cela signifie que 97% des enfants de son âge sont plus grands que lui. Tant qu’un enfant reste, jusqu’à la puberté, dans le même couloir de croissance – soit à environ dix points de percentile au-dessus ou au-dessous de sa courbe de référence –, tout est généralement considéré comme normal.
L’article