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Réintégrer le programme Erasmus+? Ça part mal

Des étudiants manifestent contre l'exclusion de la Suisse des accords Erasmus+ et Horizon 2020 en mars 2014.
Des étudiants manifestent contre l'exclusion de la Suisse des accords Erasmus+ et Horizon 2020 en mars 2014.
Image: KEYSTONE
Le Conseil national souhaite que la Suisse réintègre le programme Erasmus+. Il a demandé au Parlement de présenter une motion de financement pour ce fait.
30.09.2021, 11:3201.10.2021, 14:31

La Suisse doit continuer à collaborer étroitement avec l'UE en matière d'éducation. C'est le souhait du Conseil national. Ce dernier a approuvé jeudi par 131 voix contre 48 une motion exigeant que le gouvernement présente, d'ici la session d'hiver, le message relatif au financement de la participation de la Suisse à Erasmus+.

Comment en est-on arrivé là?

On va se rafraîchir la mémoire. L'Erasmus+ est un programme d'échange pour les étudiants européens. A la suite de l’acceptation de l’initiative populaire «Contre l’immigration de masse» le 9 févrirer 2014, les relations de la Suisse avec l'Union Européenne se sont compliquées. Conséquence, les étudiants helvètes n'ont plus eu accès au programme.

Une solution transitoire a cependant été trouvée. Notre pays est devenu partenaire de l'Erasmus+ avec le Swiss European Mobility Programme dont bénéficient notamment les hautes écoles et écoles supérieures. Une alternative qui est jugée «insuffisante» par l’UNES, union faîtière des étudiants de Suisse. Ils désirent, à l'instar du Conseil national, faire partie à part entière du programme.

Ceux qui sont pour:

Tout va donc se jouer ces prochains mois. Pour Nicolas Walder, du parti «Les Verts» genevois:

«Il est primordial pour notre pays de renforcer sa place de formation et de recherche grâce à une participation aux projets internationaux avec participation européenne. Ce programme est notamment d'une grande importance pour les jeunes générations.»

Le Parlement s'est prononcé à plusieurs reprises en faveur d'une participation pleine et entière à Erasmus+. Il l'a notamment inscrite dans le programme de législature 2019-2023. Mais, bien qu'il affirme toujours vouloir y participer, le Conseil fédéral n'a jamais fait la preuve par l'acte, a déploré le Genevois. Il est temps qu'il donne «enfin un signal fort» au Parlement et à l'UE.

Christa Markwalder du parti PLR bernois a également ajouté:

«Une évaluation des coûts liés à la participation à Erasmus+ est possible en se basant sur les contributions des Etats membres de l'Espace économique européen.»

Le National reconnaît que les coûts d'une nouvelle association à Erasmus+ seront plus élevés que pour sa participation aux programmes précédents. Mais il estime que l'association présente des avantages pour les deux parties.

Ceux qui sont contre:

Justement, cela semble déplaire à Franz Grüter, membre de l'UDC lucernois qui a répondu:

«Erasmus+ est cher et peu flexible. Il existe déjà aujourd'hui de très bonnes alternatives pour les échanges d'étudiants.»

Les universités ont mis sur pied des programmes qui permettent parfois à leurs étudiants d'aller dans le monde entier, pas seulement dans l'Union européenne, a-t-il ajouté. Avant d'ajouter:

«Les meilleures universités du monde ne sont pas dans l'UE, mais aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Asie»

Du côté du Parlement

Le Conseil fédéral partage l'objectif visé par la motion, a pour sa part déclaré Guy Parmelin. Le président de la Confédération a toutefois précisé que le retard n'est pas dû à un manque de volonté du gouvernement.

En effet, Bruxelles n'a toujours pas adopté de mandat de négociation. D'après le politicien:

«Ce n'est pas un arrêté de financement qui conduira l'Union européenne à négocier»

A ses yeux, il n'est pas judicieux pour le Conseil fédéral de soumettre un message dans la précipitation. La discussion semble être la priorité:

«Quand les négociations formelles débuteront, Berne connaîtra les contours financiers et un message pourra être très rapidement publié.»

(ats/fag)

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