Cette police romande utilise une IA pour rédiger ses rapports
Depuis ce printemps, la Police région Morges (PRM) s’appuie sur une intelligence artificielle pour coécrire ses mains courantes ainsi que ses rapports, rapporte 24 Heures. Baptisé «Trinity», l’outil réduirait le poids des tâches administratives pour les effectifs, selon le commandant David Stauffer:
L'emploi d'une telle technologie est une première dans le canton de Vaud. La cinquantaine de policiers actifs au sein de la PRM ont en outre l’obligation de l’utiliser.
Une technologie qui ne fait pas tout
Nicolas Bulliard, responsable de l’Unité accueil et appui à l’engagement, coordonne ce projet. Il explique auprès de 24 Heures:
L’IA propose désormais un texte à partir des informations de la centrale, que les agents peuvent compléter d’un message vocal ou d’une photo. Ils peuvent aussi l’interroger pour identifier l’article du Code pénal ou du règlement communal applicable à une infraction.
Reste à savoir si l’on peut confier de tels documents à une machine, alors même que le chatbot du site de la PRM, lancé en 2023, a déjà produit des résultats mitigés. Se voulant rassurant, le commandant David Stauffer précise que «Trinity» a été conçu par la société vaudoise Deeplink, «à partir de zéro» et «en vase clos», relate 24 Heures:
Un intérêt encore timide ailleurs
La PRM songe d’ailleurs à étendre l'emploi de l'IA à la transcription d’auditions. C'est l'utilisation qu'en fait la police cantonale vaudoise, qui n'y a cependant pas recours pour la rédaction de rapports.
A Lausanne et dans les autres communes, l'utilisation de l'IA reste marginale. Didier Boillat, secrétaire général de la Conférence des Directeurs des Polices communales vaudoises, relève toutefois que «l’outil utilisé à Morges intéresse d’autres polices communales».
David Stauffer, satisfait des gains de temps que permet l'IA, conclut:
(ysc)
