DE | FR
Morgens beim Antrittsverlesen wird die Schweizer Flagge gehisst, in Achtungstellug gestanden und die Fahne gegruesst, waehrend der Ausbildung zu Swisscoy Soldaten, in der Naehe der Kaserne in Stans, aufgenommen am 5. Maerz 2014. Die SWISSCOY ist der Verband der Schweizer Armee im Kosovo. Er wird im Rahmen der friedensfoerdernden Militaermission KFOR der NATO im Kosovo mit einem Kontingent von maximal 220 Personen von der Schweiz zur Verfuegung gestellt und finanziert. Die Ausbildung dauert je nach Funktion bis zu 3 Monate. (KEYSTONE/Christian Beutler)

Soldiers of the Swiss Army gather for the morning company formation, where the Swiss flag is hissed, during their training to be Swisscoy soldiers, near the casern of Stans, Switzerland, March 5, 2014. The Swisscoy is an association of the Swiss Army in Kosovo. It is provided as part of the KFOR of NATO military mission to promote peace. The association contains a contingent of more than 220 people who are available and funded from Switzerland. (KEYSTONE/Christian Beutler)

Les femmes représentent 0,9 % de l'ensemble des membres de l'armée. Cela changerait brusquement avec le service obligatoire pour tous. Image: KEYSTONE

Analyse

4 raisons qui font que la Suisse pourrait imposer l'armée aux femmes

Le fait que le service militaire soit étendu aux deux sexes n'a jamais été aussi concret qu'aujourd'hui. Quatre points qui le confirment 👇.

Diese Story ist auch auf Deutsch verfügbar. Zur Story


L'Armée suisse manque de soldats et la protection civile a également besoin de personnel. D'ici la fin de la décennie, il manquera jusqu'à 30 000 personnes, prévoit le Conseil fédéral dans un rapport. Beaucoup ne commencent même pas leur service militaire, d'autres changent pour le service civil.

Pour faire face à la pénurie qui se profile, le Département fédéral de la défense (DDPS) réfléchit à de nouvelles possibilités pour recruter du personnel. Dans trois des quatre modèles proposés, le service obligatoire pour les femmes est envisagé. Voici quatre points, qui montrent pourquoi ces modèles ont des chances de se réaliser.

La politique

Au cours des 50 dernières années, le monde politique a envisagé à plusieurs reprises une extension du service militaire obligatoire. Les Suisse ont voté à 73,2% contre l'initiative du GSsA (Groupe pour une Suisse sans armée) visant à abolir le service militaire obligatoire en 2013, le débat sur les formes alternatives de service a été relancé.

Le service obligatoire pour les femmes et les hommes est de plus en plus populaire auprès des Suisses.

Le service obligatoire pour les femmes et les hommes est de plus en plus populaire auprès des Suisses. Image: Keystone

Le Conseil fédéral a également réagi à la discussion et a conclu qu’il fallait créer un groupe d'étude, qui examinerait de près l'avenir du système suisse de l’obligation de servir. Toutefois, le rapport publié en 2016 a démontré que le système n'avait pas besoin d'être fondamentalement modifié et qu'il serait erroné d'imposer des devoirs supplémentaires aux femmes sur fond d'égalité tant qu'elles n'ont pas les mêmes droits.

Cependant, en 5 ans, beaucoup de choses se sont passées:

La ministre de la Défense veut faire passer la proportion de femmes dans les forces armées de 0,9% à 10%:

«Beaucoup de jeunes femmes disent qu’elles ne veulent pas s'engager dans l'armée, mais qu’elles seraient prêtes à servir. Il est dommage que nous n'utilisions pas ce potentiel»

Viola Amherd, ministre de la Défense

Selon la Société suisse des officiers (SSO), une proportion de 10% de femmes pourrait être envisageable, seulement si les femmes sont, à l’avenir, également astreintes au recrutement. A la mi-juillet, le président de la SSO, Stefan Holenstein, s'est prononcé, pour la première fois, en faveur du service obligatoire pour les femmes:

«Il est temps que les deux sexes aient les mêmes droits et devoirs dans l'armée»

Stefan Holenstein dans la NZZ am Sonntag

Le Conseil fédéral s’est inquiété de la pénurie imminente de personnel dans l’Armée suisse. Il a indiqué au Parlement que les réserves de personnel de l’armée et de la protection civile étaient essentielles. Si essentiel, que même l’idée d’un service citoyen, à peine prise en compte en 2016, est à nouveau sur la table. Ce service ne remplacerait pas l'armée, mais il l'influencerait. Le service militaire obligatoire ne serait plus une priorité, mais une option de déploiement parmi d'autres.

C'est quoi ce «service citoyen»?

L'idée du service citoyen est basée sur le système de la milice. Dans le cadre de ce service, les forces armées seraient l'une des nombreuses options possibles que les recrues pourraient choisir. Concrètement, cela signifie que le service militaire ne serait plus une priorité et qu’il devrait probablement devenir plus attirant pour que les jeunes choisissent de le faire volontairement.

Le PLR est également favorable à l'idée d'un service citoyen et demande au Parlement une base juridique pour ce service. Dans le cadre d'un service citoyen, l'armée devrait mieux démontrer que les services dans l'armée et dans la protection civile sont attirants, estime le conseiller aux Etats Thierry Burkart (PLR).

La société civile

L'extension du service obligatoire est également très bien accueillie par la population. Cette année, les sondages ont révélé que 67% des Suisses sont favorables au service obligatoire pour les hommes et les femmes, soit 14 points de pourcentage de plus qu'en 2014, selon une étude de sécurité récemment publiée par l'ETH de Zurich. Le modèle qui a reçu le plus de soutien est celui dans lequel il y a un libre choix entre le service militaire, civil ou social 👇.

Par ailleurs, l'Association genevoise «Service Citoyen» est dans les starting-blocks avec son initiative populaire. Un groupe d'anciens membres et de membres actifs des forces armées, de fonctionnaires civils et de pompiers veut repenser le service obligatoire et le transformer en un service civique pour la société. La première phase de la collecte de signatures doit débuter le 1er août.

La pandémie et les orages

Les images se sont répandues comme une traînée de poudre: des membres de la protection civile qui installaient des lits dans les hôpitaux ou livraient des vaccins et des soldats qui aidaient aux frontières. La pandémie du Covid a montré combien le recours à l'armée, au service civil et à la protection civile était important dans la lutte contre le virus. La protection civile a été un «instrument crucial et indispensable pour faire face à la pandémie», écrivait le DDPS en novembre.

Des soldats de l'armée suisse discutent ensemble dans le couloir de l'hôpital après avoir aidé les physiothérapeutes à mobiliser les patients atteints du COVID-19 dans les unités de soins aigus des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Des militaires suisses sont intervenus notamment dans les Hôpitaux universitaires de Genève pendant le Covid. Image: KEYSTONE

Et les récentes missions dues aux inondations et aux violents orages en Suisse ont également apporté une bonne publicité à l'armée et à la protection civile. Ils ont montré qu'ils étaient rapidement sur place et ont aidé la population là où ils le pouvaient.

Les autres pays

Enfin, les choses bougent aussi au niveau international: plusieurs pays européens discutent actuellement du service militaire obligatoire pour les femmes et les hommes. Lorsque la Suède a réintroduit le recrutement en 2018, elle l'a fait de manière non sexiste. Et déjà en 2016, les premières recrues féminines ont rejoint l'armée norvégienne. Elles ont été convoquées dans les forces armées après que le parlement d'Oslo a étendu le service militaire obligatoire aux deux sexes en 2014.

La conclusion

Bien que le monde politique soit loin d'être favorable au service obligatoire pour les femmes, l'idée d'un service citoyen n'a jamais bénéficié d'autant de soutien. En outre, la population a également clairement signalé qu'elle était favorable à une extension du service obligatoire. Par ailleurs, l'armée et la protection civile ont fait du très bon travail dans la lutte contre la pandémie, ce qui prouve que ces services ainsi que le personnel engagé sont indispensables pour notre société.

A quoi devrait ressembler le service obligatoire à l’avenir?

Traduit de l'allemand Charlotte Donzallaz, l'article original est par ici.

Estelle, 22 ans, lieutenante

Plus d'articles sur le thème «Suisse»

L’armée suisse irait bien faire sa pub dans les écoles

Link zum Artikel

Mais où sont donc passés les opposants au mariage pour tous?🤔

Link zum Artikel

Cette fois ça y est: le Conseil fédéral donne son OK au F-35 américain

Link zum Artikel

Pourra-t-on vraiment, en Suisse, faire sans les centrales nucléaires?

Link zum Artikel

La Grève pour l'Avenir réunit plus de 30 000 personnes en Suisse

Link zum Artikel

Licenciements chez Swiss: «On s'y attendait»

Link zum Artikel

Le Conseil fédéral étudie un outil de contrôle des imams

Link zum Artikel

Personnaliser les affiches de l'OFSP? Oui, mais interdit d'écrire «Trump»!

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Il passe à l'abordage en volant comme un superhéros

Un fabricant de combinaisons à réaction s'est associé à la marine britannique pour tester son produit. Et les militaires ressemblent à Iron Man.

Le développeur de combinaisons à réaction Gravity Industries s'est associé aux Royal Marines (l'infanterie navale britannique) pour tester comment leur produit peut aider aux opérations d'embarquement maritime, rapporte The Telegraph.

Un Royal Marine a donc testé la combinaison à réaction au-dessus de l'eau et a atterri sur le HMS Tamar au large de la côte sud du Royaume-Uni. Le fondateur de l'entreprise qui fabrique l'ensemble, Richard Browning, a lui-même servi dans ce corps d’armée …

Lire l’article
Link zum Artikel