assez dégagé
DE | FR
Blogs
Pénélope Page

J’ai couché avec mon psy... et c'était une mauvaise idée

Image
Pénélope Page

J’ai couché avec mon psy... et c'était une mauvaise idée

02.06.2021, 11:4803.06.2021, 13:08
Suivez-moi
Plus de «Blogs»

C’était il y a quelques années.

A l’époque, je consultais un thérapeute histoire d’apprendre à gérer mes divers troubles de la personnalité et du comportement. Pas vraiment le climat le plus engageant pour une rencontre, mais ce n’était apparemment pas l’avis de mon psy.

Tout a été très vite. Au début il me couvrait de compliments. Me disait à quel point j’étais formidable et tentait visiblement de booster ma confiance en moi en ventant mes mérites et mon courage dans les situations du quotidien que je lui rapportais. Et puis le contact a commencé à dépasser le cadre des séances. Il m’écrivait en privé, toujours plein d’encouragements et de compassion vis-à-vis des périodes de merde que j’affrontais. Ça a commencé à vriller avec les remarques sur mon physique. Il m’a dit que j’étais belle et j’ai compris que le truc était bel et bien en train de partir en sucette.

Evidemment, dans mon cas, totalement rongée par l’anxiété et adepte de l’auto-flagellation, il suffit de me balancer quelques fleurs pour que je succombe, mon esprit critique la tête la première dans le décor. Mais ça, je m’en suis rendue compte après coup.

On a donc commencé à entretenir une relation amoureuse et sexuelle. Je venais le voir dans son cabinet dès que je pouvais et on s’envoyait en l’air. J’étais folle amoureuse de lui, sans me rendre compte qu’il avait adroitement pris l’ascendant sur moi d’une façon qui n’était clairement pas très digne de sa position de supériorité. Tout cela n’était pas très éthique. Mais ça aussi, je l’avais éludé.

On a vécu quelques mois une liaison intense qui était parvenue à me faire oublier autant sa femme que l’impossibilité que cette relation débouche sur quoi que ce soit de sérieux. Ni même de sain. Après tout, n’était-il pas censé m’aider à remettre ma vie sur les rails, me guider et me permettre d’aller mieux? Il était devenu la raison pour laquelle ça n’allait pas. Et, ça aussi, je l’ai volontairement mis de côté.

Au bout d’un moment, la frustration était telle que je me suis laissée passer en mode sabotage. J’ai fait en sorte de devenir tellement insupportable qu’il est parti en courant. C’est à ce moment-là que j’ai découvert que j’avais bel et bien un instinct de survie.

Le mode d'emploi de la mission sabotage:

Ce qui est sûr, c’est qu’un type pareil ne devrait pas être autorisé à guider les gens. Mais ça aussi j’ai décidé de l’oublier.

Et vous, avez-vous déjà vécu une histoire que vous regrettez?

Toi aussi tu as un truc à raconter? Ecris-moi à:

penelope.page@watson.ch

Pénélope Page...
...fait une entrée hyper stressante dans la trentaine, avec son lot d'expériences foireuses. Aussi spontanée et délurée que névrosée, Pénélope fait ce qu'elle peut pour dealer avec l'existence et sa dose de paradoxes. Tout comme vous! Comme elle en connaît un rayon sur les déboires amoureux, vous pouvez également lui poser vos questions les plus intimes. Elle vous répondra directement toutes les semaines. Et, n'ayez crainte, comme elle, vous resterez anonyme.
Voici à quoi je ressemble, à quelques détails près: j'ai laissé tomber les tresses.
Voici à quoi je ressemble, à quelques détails près: j'ai laissé tomber les tresses.pc
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Adolf Ogi: la «bouée de sauvetage» de la Suisse
En 1993, le président de la Confédération Adolf Ogi et le Conseil fédéral lancent une offensive de charme afin d’entamer des négociations bilatérales avec l’UE à la suite de la défaite historique du 6 décembre 1992, lorsque le peuple suisse a refusé l’adhésion à l’Espace économique européen.

Les visages sont rayonnants. Il y a d’abord le bronzage et le sourire éclatant du très dynamique président de la Confédération Adolf Ogi, ministre des Transports, des Communications et de l’Energie, serrant la main du chancelier allemand Helmut Kohl dont il n’égale toutefois pas l’imposante stature. A côté de lui, affichant une bonne humeur appliquée, les conseillers fédéraux Kaspar Villiger et Flavio Cotti.

L’article