Divertissement
Cinéma

Jacob Elordi est devenu l'un des visages du cinéma

Actor Jacob Elordi poses at GQ's Men of the Year Party at Bar Marmont, Thursday, Nov. 16, 2023, in Los Angeles. (AP Photo/Chris Pizzello)
Jacob Elordi
Jacob Elordi est au top et peut bien signer sa victoire avec un v pour victoire.Keystone

Vous n'allez voir que lui au cinéma

Révélé par la série The Kissing Booth et Euphoria, Jacob Elordi est devenu le nouveau visage du cinéma que tout le monde s'arrache.
16.12.2023, 07:0516.12.2023, 08:47
Suivez-moi
Plus de «Divertissement»

L'histoire de Jacob Elordi paraît un brin cliché: le beau gosse originaire de Brisbane, en Australie, tourne dans un film et le succès lui tombe dans les bras. Facile.

La rom-com de 2018 The Kissing Booth, sur Netflix, qui l'enverra dans l'arène de la starification furtive, a mis un premier jeton dans la machine, avant que le manège ne devienne infernal pour le garçon au mètre 96.

A la suite de la diffusion de la pellicule, Elordi disait dans GQ que le lendemain, il s'est réveillé avec quatre millions d'abonnés (ils sont douze millions au moment où ces lignes sont écrites) en plus sur son compte Instagram:

«J'ai dû parcourir et supprimer mes photos de lycée parce que c'était l'Instagram que j'utilisais depuis le début»
Jacob Elordi en 2022.

Le tourbillon s'empare du gamin de 21 ans à l'époque, la machine vient l'essorer avec ses élans de popularité et les travers qu'elle engendre. «J'avais l'impression que, tout d'un coup, j'étais une affiche. Puis mon cerveau a été mis à rude épreuve. Je n'étais pas sûr d'être authentique. Cela fausse vraiment votre point de vue. Cela crée un mode de vie très paranoïaque», analysait-il.

Si Kissing Booth l'a fait connaître, l'Australien n'avait pas grand-chose sur son compte bancaire - «Je pense qu'il me restait, je ne sais pas, 400 ou 800 dollars.» Il dormait même dans sa bagnole une semaine avant de débuter les auditions pour la série Euphoria.

This image released by A24 shows Jacob Elordi as Elvis, right, and Cailee Spaeny as Priscilla, in a scene from "Priscilla." (Philippe Le Sourd/A24 via AP)
Dans Priscilla de Sofia Coppola, Jacob Elordi (à dr.) campe un sombre Elvis Presley. Keystone

Heureusement pour son porte-monnaie, il a été touché par la grâce (et la chance); Sam Levinson le choisit pour sa série HBO et lui renflouera grassement les poches. Une bonne pioche puisque le succès sera planétaire et des millions de personnes découvriront le bouille d'Elordi.

Depuis, les problèmes pécuniaires sont un lointain souvenir. Les rôles s'enchaînent et sa frimousse est à présent l'une des valeurs sûres du cinéma, au même titre que Timothée Chalamet, Paul Mescal ou encore Austin Butler. Il s'est même permis de refuser les auditions pour devenir Superman - «Non, merci. C'est trop».

Euphoria est désormais ancrée dans la pop culture et Jacob Elordi, prend le pli de la célébrité. Il n'en fallait pas plus pour attiser des désirs de grandeur et de quête de cinéma qualitatif. L'acteur australien se méfie des franchises et assurait dans Indiewire qu'il fallait équilibrer sa carrière entre «les grosses productions et les plus petites». On ne le verra pas se pavaner en spandex de super-héros, dopant les recettes d'une franchise Marvel.

Une trajectoire à la Robert Pattinson

L'idée est de marcher dans les mêmes traces que ses idoles. De Marlon Brando à Christian Bale en passant par Heath Ledger, Elordi cherche à prendre part à des films qui comptent, loin des blockbusters désincarnés. A la manière d'un Robert Pattinson, révélé par Twillight et ennuyé par son rôle de vampire, il avait entrepris un virage à 180 degrés dans sa carrière. Et la comparaison est tout trouvée, selon Sean Price Williams. Le directeur de la photographie sur Good Time des frères Safdie vient de réaliser The Sweet East, un drame où Jacob Elordi tient le haut de l'affiche.

La trajectoire de l'Australien a rappelé au cinéaste celle de R-Patz, qui a travaillé dur pour être pris au sérieux par la branche après ses aventures de buveur de sang.

Vidéo: YouTube/A24

Elordi joint les paroles aux actes, signe dans deux films qui font déjà pas mal parler dans le microcosme du 7e art: le voilà en Elvis Presley dans Priscilla (le 26 décembre dans les salles romandes) et en teigne des bancs universitaires dans Saltburn (pas encore de date pour la Suisse). Sa carrière est construite de manière réfléchie sans céder aux sirènes des grosses productions, pour le moment.

Le cinéma pour «respirer»

Car pour lui, le cinéma est un processus: jouer sur les plateaux et au théâtre – surtout étudier les grandes stars du cinéma – a été sa seule véritable éducation, comme il l'avouait sans détour à GQ en 2022. Il insiste d'ailleurs en expliquant qu'incarner un personnage pour lui, «c'est respirer».

S'il n'a pas terminé l'université et a à peine terminé ses études secondaires, il se cultive à travers les livres et les pièces de théâtre. Dernièrement, Zachary Quinto, qui apparaitra dans un thriller (He Went That Way) aux côtés de l'étoile montante du showbiz, était soufflé par les lectures du comédien. «C'était beaucoup de philosophie», lâchait-il au magazine GQ, avant de sentir une réelle «profondeur» et une «curiosité intellectuelle» chez Elordi - intéressé par les écrits de Friedrich Nietzsche.

Son chemin de star lui fait parfois perdre le nord et la peur du vide lui revient comme une vague dans la face. Les eaux incertaines et les flots de la popularité lui font parfois prendre conscience que sa vie ne sera plus la même, qu'il lui faut la surfer différemment. Sa peur est de voir son identité se brouiller «à cause de cette version publique de moi-même», confiait-il. Car derrière le vernis du personnage public qu'il doit véhiculer, les sourires sont souvent artificiels, et la peur de ne plus se reconnaître n'est jamais loin.

Lui qui a tant idolâtré le vieux Hollywood - les James Dean, Marlon Brando et Steve McQueen -, le voilà à son tour idole de la Gen Z. Sofia Coppola, qui l'a dirigé dans Priscilla, ne tarissait pas d'éloges à son sujet, le comparant à une «star telle qu'un Montgomery Clift ou un Paul Newman». Une vieille âme montée dans un corps jeune appelée à s'échapper des rôles sombres d'ado accros aux pilules pour étreindre la gloire.

Juste pour le plaisir, des photos de Brad Pitt:
1 / 16
Juste pour le plaisir, des photos de Brad Pitt:
source: ap invision / joel c ryan
partager sur Facebookpartager sur X
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
A peine diffusé, le film sur Donald Trump est déjà menacé
Acclamé lors de sa première à Cannes cette semaine,The Apprentice, consacré à la montée en puissance du jeune Donald Trump à New York, fait déjà l'objet de menaces de poursuites judiciaires de la part du camp de l'ancien président.

C'est vrai qu'il avait un peu de quoi choquer, The Apprentice, avec sa multitude de scènes peu flatteuses à l'égard de Donald Trump, incarné par Sebastian Stan. Pilules d'amphétamine, liposuccion, intervention chirurgicale contre la calvitie ou, plus grave, scène de violences conjugales dans laquelle l'ancien président jette violemment à terre sa première épouse, Ivana, avant de la contraindre à des rapports sexuels non-consentis.

L’article