Flingues et mégots: de drôles d’objets dans les urnes américaines
«Sans armes, il n'y aurait pas d'Amérique. Nous serions encore une colonie britannique.» C’est ainsi que le représentant Jason Monks, chef de la majorité à la Chambre des représentants de l’Idaho, a présenté l’étrange votation qui a eu lieu, dans la nuit de mardi à mercredi, dans son Etat, en marge des midterms. Alors que les Américains ont flanqué une trempe à Donald Trump, les habitants de l’Idaho ont dû simultanément choisir leur arme préférée.
Oui, vous avez bien compris. Cet Etat, où les armes sont plus nombreuses que les démocrates, a voulu choisir le gun qui pourrait devenir l’emblème de l’Idaho.
Les armes en lice
B. Winchester Model 1873, surnommé «Gun that Won the West»:
A. Winchester Model 1894:
Colt Single Action Army Revolver de 1873, surnommé «Peacemaker»:
F. Remington Model 700 bolt-action rifle
E. Colt M1911 .45 automatic Colt pistol:
D. M1 Garand rifle:
A l'occasion du 250ᵉ anniversaire des Etats-Unis, l'Idaho a bien proposé aux électeurs de choisir parmi ces six armes à feu différentes pour devenir l'arme officielle de l'Etat. «Ce référendum consultatif n'est pas contraignant, mais la législature de l'Etat pourrait pérenniser ce choix par une loi ultérieure», rappelle notamment The Hill.
Si les résultats ne sont pas encore définitifs, un vainqueur se profile très largement: le Winchester Model 1873, surnommé «Gun that Won the West».
Les mégots ont voté au Texas
Alors que James Talarico a remporté un siège au Sénat face au républicain pro-Trump Ken Paxton, dans une course historique (premier démocrate texan à aller au Sénat depuis 1988), les habitants de la capitale, Austin, pouvaient voter de manière plutôt originale: en jetant leurs mégots dans des urnes prévues à cet effet.
Une campagne qui a été organisée par Kalshi, une plateforme d'échange financière et un marché de prédiction populaire sur internet. Sans grande surprise, les fumeurs ont eux aussi plébiscité James Talarico à Austin, mais cette initiative n’a pas toujours été bien accueillie sur les réseaux sociaux:
A noter encore que ces plateformes proposent les mêmes services que les sites de paris sportifs, «à la différence qu'elles sont réglementées au niveau fédéral et peuvent opérer dans des États comme le Texas, où les jeux d'argent en ligne sont interdits», expliquait ce matin le média en ligne Chron, basé à Houston.
Reste à savoir si James Talarico est content de savoir que les fumeurs sont aussi de son côté.
