Economie
Banques

Départ du patron de Julius Bär, éclaboussé par Signa

Départ du patron de Julius Bär, éclaboussé par Signa

La banque Julius Bär traverse une période de turbulences avec la tempête Signa. Le départ de son directeur général plonge un peu plus l'établissement zurichois.
01.02.2024, 08:2401.02.2024, 12:36

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a annoncé jeudi le départ du directeur général. Philipp Rickenbacher se retrouve éclaboussé par l'affaire de prêts accordés à l'Autrichien René Benko et son empire immobilier chancelant Signa.

La banque a inscrit une lourde provision dans ce dossier. L'actuel directeur général adjoint Nic Dreckmann assurera l'intérim, a annoncé le groupe zurichois dans un communiqué. L'administrateur David Nicol en charge de la gouvernance et des risques ne se représentera pas.

La banque a également annoncé des réductions «substantielles» des rémunérations de ses dirigeants. Le patron et cinq autres membres de la direction impliqués dans l'affaire ne toucheront pas de bonus.

Julius Bär a par ailleurs annoncé que les crédits de dette liée aux prêts accordés à Benko seraient entièrement amortis. Ces pertes de crédit nettes sont chiffrées à 606 millions de francs, dont 586 millions sous forme de prêts accordés dans cette affaire, indique encore le groupe qui présentait également ses résultats jeudi.

Les analystes s'attendaient à ce que la banque relève ses provisions pour crédits entre 150 et 400 millions de francs.

Fin novembre 2023, Julius Bär avait fait état d'une importante exposition de 606 millions de francs, répartie en trois prêts accordés «à des entités différentes au sein d'un conglomérat européen» non identifié.

Cette dernière est liée à René Benko, avait alors indiqué une source à l'agence AWP. La banque avait parallèlement annoncé une provision sur crédits de 82 millions de francs, dont 70 millions pour cette exposition à risques.

Le groupe autrichien en faillite Signa co-détient en Suisse, via plusieurs filiales, notamment les grands magasins Globus. (ats/awp/svp)

«Au revoir Balenciaga»: Ils détruisent des vêtements en signe de protestation
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«C'est la clé du succès»: le patron d’UBS se confie
UBS affiche des bénéfices de plusieurs milliards, notamment grâce à l’intégration du Credit Suisse. Mais était-ce une bonne affaire? La banque est-elle désormais prête à céder sur les exigences de fonds propres? Réponses sans détour de Sergio Ermotti, directeur général.
UBS se porte beaucoup mieux que prévu: près de six milliards de dollars de bénéfice au premier semestre. Quelles en sont les principales raisons?
Sergio P. Ermotti: Lorsque UBS a repris Credit Suisse il y a un peu plus de trois ans, de nombreux analystes avaient des attentes plutôt modestes. Pour notre part, nous avons toujours été convaincus qu'à force de travail et au prix de décisions parfois difficiles, nous pourrions créer de la valeur à long terme, pour nos clients, nos collaborateurs, nos actionnaires et pour la Suisse. Outre la solidité de nos revenus, cela s'explique surtout des synergies et des économies.
L’article