
Le SMI a chuté de 3,59%. Il faut remonter à janvier 2022 pour voir l'indice vedette de SIX reculer dans une mesure similaire (photo d'archives).Keystone
La Bourse suisse a chuté vendredi suite à l'annonce de l'augmentation du taux de chômage américain.
La Bourse suisse a terminé en fort recul vendredi. Les indices ont été plombés par les décevantes données sur l'emploi américain. Le SMI a chuté de 3,59% et a terminé sous la barre des 11 900 points, proche de son plus bas du jour.
A New York, Wall Street reculait nettement en matinée et les taux obligataires chutaient après une augmentation du taux de chômage aux Etats-Unis en juillet, signe d'un ralentissement de l'activité de la première économie mondiale.
«Changer les données»
Le taux de chômage américain en juillet a augmenté plus que prévu à 4,3% contre 4,1%. C'est le plus haut taux de sans-emplois depuis octobre 2021, représentant 352'000 chômeurs de plus à 7,2 millions.
«Ce rapport sur l'emploi est si faible que cela pourrait changer les données pour la Réserve fédérale américaine (Fed). Le marché croit maintenant, à 60%, aux chances d'une baisse des taux de 50 points de base en septembre ET en novembre»
Chris Low, analyste chez FHN Financial
Cela représente un changement brutal d'état d'esprit du marché puisque jusqu'ici les investisseurs anticipaient plutôt une baisse de 25 points de base en septembre.
Inflation stable
En Suisse, l'inflation est restée stable au mois de juillet à 1,3% sur un an, conformément aux attentes du marché. Et selon l'indice des directeurs d'achats (PMI), le contexte reste difficile pour le secteur industriel suisse et celui des services voit désormais son activité se détériorer.
A la Bourse suisse, le SMI a terminé en recul de 3,59% à 11 875,52 points, avec un plus bas à 11 845,08 et un plus haut à 12 109,93 en ouverture. (jch/awp/ats)
Quizz: Fête nationale
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
L'entreprise alimentaire Hero a dû faire face à des choix difficiles en 2023. Cependant, un bénéfice de plus de 36 millions de francs pour 2024 semble lui donner raison.
En 2023, Hero a dû faire des choix pénibles. L'entreprise de Lenzbourg (AG), spécialisée dans l'alimentaire, avait alors argué que cela lui permettait de préparer un avenir meilleur. C'est du moins ainsi que le directeur général Rob Versloot a qualifié le «processus de transformation» qui a conduit l'entreprise à se retirer de l'usine de Lenzbourg, construite en 2011 seulement. L'usine n'avait jamais atteint la charge de travail nécessaire à une exploitation rentable, expliquait alors Hero. 48 personnes ont perdu leur emploi.