Economie
Etats-Unis

Les fluctuations de l'or et de l'argent inquiètent les experts

Pourquoi les fluctuations des métaux précieux inquiète les experts

Gold bars at the bank vault of the "Zuercher Kantonalbank" bank, pictured on August 9, 2011 in Zurich, Switzerland. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)
Des lingots d'or dans un coffre de la Banque cantonale de Zurich (image d'illustration). Image: KEYSTONE
L'or et l'argent connaissent de fortes secousses qui inquiètent les spécialistes des marchés financiers.
03.02.2026, 10:2803.02.2026, 10:28

L'or et l'argent rebondissent ce mardi, après avoir subi une lourde chute la veille sur fond de nomination à la Réserve fédérale américaine mais aussi de mouvement spéculatif peu courant sur des actifs considérés comme des placements sûrs.

Peu avant 7h40 ce matin, l'once d'or progressait de 4,59% à 4875,85 dollars (environ 3792 francs), après avoir plongé la veille à quelque 4402 dollars. Le métal jaune s'est cependant considérablement éloigné de son plus haut niveau historique à 5598 dollars atteint le 29 janvier dernier.

L'argent suivait la même courbe, accélérant de 7,77% à 85,38 dollars l'once, se reprenant suite à une chute à 71,76 dollars lundi. Jeudi dernier, ce métal précieux avait plafonné à un niveau record de 121,65 dollars.

John Plassard, responsable des placements de la banque Cité Gestion, résume: ​

«Les marchés des métaux précieux viennent de connaître l'un des retournements les plus violents de ces dernières décennies, tant par son ampleur que par sa rapidité»

Selon ce spécialiste, il serait tentant de désigner la nomination du vétéran de la finance Kevin Warsh à la tête de la Fed «comme la cause principale de la correction, mais cette lecture relève davantage du raccourci que de l'analyse économique rigoureuse. Son profil, perçu comme plus orthodoxe et plus attentif à la discipline monétaire, a certes servi de catalyseur psychologique. Mais les marchés ont corrigé parce qu'ils étaient vulnérables, pas parce qu'un homme a été nommé», a-t-il insisté dans un commentaire.

Une valeur orientée vers les réseaux sociaux?

«On dirait que de nombreux spéculateurs sont sortis du marché pendant le weekend», a ajouté l'analyste de CMC Markets, Christine Romar, qui a évoqué «un ajustement sain sur le marché des métaux précieux». La situation demeure cependant «fragile» pour l'or et l'argent et «hautement toxique» pour les marchés actions.

Pour Christine Romar, «chaque petite impulsion pourrait provoquer de la nervosité ces prochains jours», avec notamment les problèmes budgétaires aux Etats-Unis, les tensions entre Washington et Téhéran et les données sur le marché du travail vendredi.

«L'appétence au risque semble se rétablir avec le retour des investisseurs vers l'or et l'argent», a commenté Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote. «Nous ne savons toujours pas s'il s'agit de la fin de la débâcle sur les métaux, mais les investisseurs opportunistes reviennent lorsque l'or et l'argent passent sous leur moyenne mobile à 50 jours».

L'experte de Swissquote est cependant prudente, estimant que «le récent comportement de l'or est inquiétant». Perçu comme valeur refuge, le métal jaune sert habituellement de protection contre les risques du marché. Mais il se comporte actuellement plutôt comme un «actif à risques, voire même par moment comme une action mème», un titre qui gagne en popularité sur les réseaux sociaux, a averti Ipek Ozkardeskaya. (mrs/ats)

«F*ck ICE»: Les vainqueurs des Grammy s'en sont pris à Trump
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Le Conseil fédéral parle de «guerre» et ça fait peur à l'économie suisse
Depuis vendredi, le Conseil fédéral qualifie officiellement de «guerre» l'affrontement entre les Etats-Unis et Israël d'un côté, et l'Iran de l'autre. L'économie s'en accommode mal, et craint pour ses exportations.
Un seul mot a, du jour au lendemain, tout changé. Depuis vendredi dernier, le Conseil fédéral désigne officiellement l'affrontement entre les Etats-Unis/Israël et l'Iran comme une «guerre». Mais le gouvernement n'a pas souhaité communiquer ouvertement sur cette décision lourde de conséquences.
L’article