Kérosène: Les compagnies aériennes européennes ont voulu rassurer
Les compagnies aériennes européennes se sont voulues rassurantes jeudi sur le carburant. Depuis Bruxelles et Paris, elles ont affirmé que le kérosène n'allait pas leur manquer, mais rester très cher.
Des craintes à ce sujet avaient émergé en septembre en raison la multiplication des crises géopolitiques.
Les pays du Golfe, grands producteurs de pétrole et de kérosène, peinent à exporter leur production, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Les installations pétrolières de ces pays sont attaquées à la fois par l'Iran (lui-même attaqué par les États-Unis) et par les rebelles houthis du Yémen. S'y ajoutent les attaques des raffineries russes par l'Ukraine, qui se défend contre une invasion par la Russie.
Ryanair a pris la parole
Mais, à Bruxelles, le directeur général de la compagnie irlandaise Ryanair, Michael O'Leary, a dissipé les craintes de pénurie. Lors d'une conférence de presse de l'association professionnelle des compagnies européennes (A4E), il a déclaré:
Mais les prix élevés devraient persister. Le patron irlandais à déploré:
Michael O'Leary a encore ajouté:
Même discours en France
À Paris, le président de l'organisation professionnelle de l'aérien, la Fnam, a tenu le même discours.
Pascal de Izaguirre, qui dirige également la compagnie Corsair, a déclaré devant la presse:
Lui aussi est pessimiste sur l'évolution des coûts en carburant, sans surprise.
«À ce niveau du prix du pétrole, a-t-il prévenu, vous avez un certain nombre de vols qui basculent dans le rouge vif», c'est-à-dire qui deviennent fortement déficitaires. Il a ajouté:
Les guerres ont changé les plans
L'année 2026, qui s'annonçait bonne pour les compagnies aériennes, est devenue extrêmement compliquée depuis le lancement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël, le 28 février.
Rien n'a permis de renouer avec l'optimisme, depuis. Les responsables de la Fnam notaient ainsi que le déstockage de réserves stratégiques de produits pétroliers annoncée par le G7, vendredi, n'avait permis de faire redescendre le prix du kérosène que légèrement. Dès mercredi, il est reparti à la hausse, face à l'escalade du conflit entre Arabie saoudite et Houthis.
Les patrons d'Air France-KLM, EasyJet, IAG (le groupe qui comprend British Airways), Lufthansa et Ryanair prônaient tous une même réponse de la part de l'Union européenne et de ses États membres: alléger les contraintes fiscales et règlementaires.
Airlines for Europe relevait même une curiosité, l'inflation sur le marché des carburants d'origine non fossile («SAF»). a directrice générale, Ourania Georgoutsakou, soulignait:
(joe/awp/ats/afp)
