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Afghanistan

Les Afghans appelés à suivre la charia

Les Afghans appelés à suivre la charia

Le chef suprême des talibans a exhorté samedi les Afghans à observer la loi islamique imposée par son gouvernement. Alors que le régime n'est à ce jour reconnu par aucun pays, il a aussi appelé «toutes les nations» à rétablir leurs liens avec Kaboul.
06.04.2024, 17:57
Dernière prière du vendredi avant la fin du Ramadan à Kaboul.
Dernière prière du vendredi avant la fin du Ramadan à Kaboul.Keystone

Dans un rare message écrit à l'occasion de l'Aïd el-Fitr qui marquera la fin du ramadan la semaine prochaine, l'émir Hibatullah Akhundzada estime que «l'injustice et le refus de la charia», la loi islamique dont les talibans imposent une version ultra-rigoriste, «mènent à l'insécurité».

L'émir qui vit reclus à Kandahar (dans le sud du pays) a également assuré «vouloir des relations diplomatiques et économiques avec toutes les nations» alors que la communauté internationale a coupé ses liens avec les autorités afghanes depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août 2021.

Leur gouvernement a multiplié les mesures liberticides à l'encontre des femmes, une politique qualifiée «d'apartheid de genre» par l'ONU qui pointe que l'Afghanistan est désormais le seul pays au monde où l'éducation des filles est interdite après l'école primaire.

Châtiments en public

En janvier, un enregistrement audio attribué à l'émir avait émergé dans lequel il promettait de réinstaurer les châtiments pratiqués sous le premier gouvernement taliban de 1996 à 2001. Parmi eux, les coups de fouet en public et les lapidations de femmes condamnées pour adultère, qui avaient suscité l'indignation à travers le monde.

Cet enregistrement que les autorités ne commentent pas a été partagé de nombreuses fois ces dernières semaines alors que le porte-parole du gouvernement taliban expliquait récemment à un média local que la lapidation était inscrite dans la charia et qu'elle pourrait être prononcée de nouveau «si les conditions étaient réunies pour cela».

Les exécutions en place publique, monnaie courante sous le premier règne des talibans, sont aujourd'hui peu fréquentes. Les châtiments corporels en revanche sont légion, particulièrement les coups de fouet, notamment pour punir le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool.

Mercredi, cinq hommes et une femme accusés d'«adultère» et de «sodomie» ont été fouettés en public dans la province orientale du Logar, selon la Cour suprême. (vz/ats)

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