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AfD, espionne

Principale force d'opposition à Angela Merkel, l'AfD est placée sous surveillance policière. Image: Shutterstock/Keystone

L'extrême droite allemande placée sous surveillance policière

Les services secrets allemands ont placé le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) sous surveillance, estimant qu'il avait multiplié les atteintes à l'ordre démocratique



A sept mois des élections législatives, le parti d'extrême droite AfD a été placé sous surveillance policière en Allemagne. Une décision très sensible. Entré en nombre en 2017 à la chambre des députés, le mouvement y incarne la première force d'opposition aux conservateurs d'Angela Merkel.

L'AfD se dit scandalisé

Alice Widel, la co-présidente du groupe parlementaire de l'AfD a dénoncé une décision «purement politique». «L'AfD va évidemment engager des poursuites en justice», a-t-elle écrit sur Twitter.

Son collègue Tino Chrupalla, co-président du parti, abonde, jugeant le procédé de l'office «scandaleux» et l'accusant de «lancer des informations dans la presse» sans y être autorisé. A ses yeux, cela désavantagerait l'AfD «dans la compétition démocratique entre les partis».

Pour le président du Conseil central des Juifs en Allemagne Josef Schuster, l'office a «confirmé la menace que représente l'AfD». Selon lui, le parti «contribue à miner nos structures démocratiques (...) avec sa politique destructive».

Un rapport de 1000 pages

L'office se fonde sur un rapport de 1000 pages des services de renseignement où sont cataloguées «les violations présumées du parti contre l'ordre fondamental libre et démocratique». Les enquêteurs ont rassemblé plusieurs centaines de discours ou déclarations de responsables du parti à tous les niveaux.

Un élément clé serait l'influence de la frange la plus radicale de l'AfD, appelée «L'Aile», proche des néonazis. Placé aussi sous surveillance l'an passé, ce mouvement s'est officiellement dissous mais ses représentants sont toujours dans le parti.

Le rapport pointe aussi les liens de l'AfD avec certaines organisations radicales telles que le mouvement identitaire ou l'éditeur et idéologue de la Nouvelle Droite Götz Kubitschek.

L'échec des modérés du parti

Les dirigeants les moins radicaux du parti ont tenté ces derniers mois d'organiser la contre-attaque en affichant une image plus policée.

Lors d'un congrès en novembre, le co-président Jörg Meuthen, considéré comme un modéré, avait notamment vertement critiqué la proximité affichée par des membres du parti avec les opposants aux restrictions contre le virus et le langage de plus en plus radical employé pour critiquer le gouvernement.

Il faisait référence au président d'honneur de l'AfD Alexander Gauland qui avait accusé l'exécutif d'utiliser «une propagande de guerre» pour imposer «sa dictature corona». (ats/FF)

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