International
Attentat

Attentats du 13 novembre à Paris: le podcast qui fait froid dans le dos

epa05024620 A picture made available on 14 November 2015 shows people evacuated outside the scene of a hostage situation at the Bataclan theatre in Paris, France, late 13 November 2015. At least 120 p ...
Image: EPA

Attentats de Paris: la bande-son exclusive qui fait froid dans le dos

FranceInfo a diffusé un podcast basé sur 13 heures d’appels aux urgences lors de la soirée des attentats de Paris du 13 novembre 2015. Un document exclusif à couper le souffle.
31.08.2021, 08:1031.08.2021, 15:49

Ce 8 septembre débute le procès de 20 accusés, qui seront jugés pour leur participation aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Lundi, FrancInfo a diffusé les appels poignants passés cette nuit-là. Vingt-cinq minutes de frissons qui débutent avec un téléphone de Christophe, ambulancier dans la capitale française, qui joint le Samu (Service d'aide médicale urgente), car «ça pète» dans les rues parisiennes:

«Je ne sais pas si vous en avez entendu parler. Il y a des fusillades à plusieurs endroits, des mecs qui circulent en bagnole et qui tirent sur tout ce qui bouge»
Christophe

Il est 21h26 précisément, le 13 novembre 2015, nuit des attentats. Le fil se déroule, au rythme des bilans qui évoquent des dizaines de morts, les dizaines de blessés, les difficultés de trouver des places en soins intensifs ou des chirurgiens. Treize heures de bandes que Nicolas Poirot, médecin de garde au Samu de Paris, décrit comme «une trace indélébile de cette nuit-là».

Il y a aussi des gens cachés, des gens qui font un malaise, des mecs avec une kalachnikov et qui tirent partout. La bombe au stade de France, des gens qui pleurent dans le Petit Cambodge, ce restaurant tristement célèbre où se sont fait tuer par des terroristes des femmes et des hommes, des gens armés qui se baladent. Il y a cette musique d’ascenseur qui rend fou. Des Parisiens en panique, «sous le choc», qui évoquent des gens qui hurlent dans la rue. Une femme qui vient de «prendre une balle» et dont le mari «est couché au sol»…

«On reçoit de plus en plus d’appels, c’est exponentiel. On n'a pas la capacité de prendre tous les appels, nous n’avons que cinq opérateurs en poste»
Nicolas Poirot

Plus on avance dans l’émission, plus les appels d’urgence font froid dans le dos. Ils ne concernent que les attaques visant les terrasses. L’attentat du Bataclan – où Nicolas Poirot raconte «les morts dans la fosse et une kalachnikov qui est là, toute seule» – n’a même pas encore commencé… (gch)

On ne vous en dit pas plus: pour écouter l’émission en entier, c’est par ici!

Le Covid existe encore…

Vidéo: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
95% des missiles russes contiendraient des composants suisses
Le conseiller de Volodymyr Zelensky en charge des sanctions internationales accuse la Suisse de ne pas en faire assez. Selon lui, la quasi-totalité des drones et missiles russes seraient en partie suisses.
La présence de composants suisses dans les armes utilisées par l'armée russe est connue depuis longtemps. La Suisse a d'ailleurs déjà essuyé des critiques à ce sujet. Mais la situation n'a pas changé: selon une base de données du renseignement militaire ukrainien (HUR), des composants suisses sont toujours présents dans les nouveaux modèles de drones, de missiles et de missiles de croisière russes, ainsi que dans leurs versions améliorées. C'est ce que rapporte la Radio Télévision Suisse alémanique (SRF).
L’article