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Aung San Suu Kyi comparaît en personne devant la justice en Birmanie

epa09224676 (FILE) - Myanmar State Counselor Aung San Suu Kyi (R) waits for the arrival of Chinese President Xi at the presidential house in Naypyitaw, Myanmar, 17 January 2020 (reissued 24 May 2021). On 24 May 2021, Myanmar's ousted leader Aung San Suu Kyi appeared in person for a hearing at a Naypyitaw court. She was allowed to meet her legal team before the hearing, according to her lawyers Khin Maung Zaw and Min Min Soe. Suu Kyi was detained in February 2021 after her government was overthrown by the military in a coup.  EPA/NYEIN CHAN NAING *** Local Caption *** 55775484

Aung San Suu Kyi, ici en 2020. Image: sda

Pour la première fois depuis le coup d'Etat du 1er février, l'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a comparu lundi en personne devant un tribunal.



L'ancienne cheffe de facto du gouvernement civil, qui n'avait jusqu'à présent comparu que par visioconférence, a été autorisée à s'entretenir directement avec l'équipe chargée de sa défense.

«Nous l'avons rencontrée pendant 30 minutes. Elle avait l'air en bonne santé et pleinement confiante»

Min Min Soe, avocate

Avant l'audience, Aung San Suu Kyi (75 ans) a «affirmé que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) existera tant que le peuple existera, car elle a été fondée pour le peuple».

La junte menace de dissoudre la LND, qui a remporté massivement les élections législatives de 2020, alléguant de fraudes électorales lors de ce scrutin.

Arrêtée lors du coup d'Etat du 1er février, Aung San Suu Kyi fait face à des accusations allant de la possession illégale de talkies-walkies à la violation d'une loi sur les secrets d'État datant de l'époque coloniale. Si elle était reconnue coupable, elle pourrait être bannie de la politique, voire condamnée à de longues années de prison.

Un vent de fronde réprimé dans le sang par les forces de sécurité qui ont tué ces derniers mois au moins 818 civils, dont des femmes et des enfants, selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

Des dizaines de milliers de civils ont aussi été déplacés en raison d'affrontements entre l'armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays. (ats)

La répression militaire en Birmanie en images

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La répression militaire en Birmanie en images
source: sda / lynn bo bo
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Le chef de la junte militaire accuse la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 d'avoir truqué le scrutin qu'elle a remporté en novembre dernier.

La junte au pouvoir en Birmanie menace de dissoudre le parti politique de l'ex-dirigeante civile démise, Aung San Suu Kyi. Les raisons invoquées? Des accusations de fraudes aux dernières élections législatives.

L'enquête menée sur les résultats de ces élections de novembre 2020 est quasiment achevée, a ajouté vendredi le président de la commission électorale de l'Union de la Birmanie, Thein Soe.

Un média local a rapporté, jeudi, que la junte avait supprimé la limite d'âge de la mise à la …

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