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Birmanie: le parti d'Aung San Suu Kyi bientôt dissout?

Image: AP
Le chef de la junte militaire accuse la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 d'avoir truqué le scrutin qu'elle a remporté en novembre dernier.
22.05.2021, 09:4423.05.2021, 10:02

La junte au pouvoir en Birmanie menace de dissoudre le parti politique de l'ex-dirigeante civile démise, Aung San Suu Kyi. Les raisons invoquées? Des accusations de fraudes aux dernières élections législatives.

Enquête achevée

L'enquête menée sur les résultats de ces élections de novembre 2020 est quasiment achevée, a ajouté vendredi le président de la commission électorale de l'Union de la Birmanie, Thein Soe.

«Qu'allons-nous faire avec le parti (Ligue nationale pour la démocratie, LND) qui a (agi) illégalement, devrions nous dissoudre le parti ou inculper ceux qui ont commis (ces actions illégales) en tant que traîtres envers la nation? Nous allons réfléchir et envisager d'entreprendre cette action»,

Un média local a rapporté, jeudi, que la junte avait supprimé la limite d'âge de la mise à la retraite des généraux, ce qui permettrait au général Min Aung Hlaing de rester en fonctions, même après ses 65 ans en juillet.

Plus de 800 morts

La Birmanie est en proie au chaos et son économie est paralysée depuis le putsch. La répression des manifestants pro-démocratie et des dissidents a fait plus de 800 morts. Parallèlement, des dizaines de milliers de civils sont déplacés en raison d'affrontements entre l'armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays.

Mme Suu Kyi, 75 ans, n'a pas été vue en public depuis son arrestation lors du putsch. Assignée à résidence dans la capitale Naypyidaw, elle devrait comparaître lundi pour la première fois en personne devant la justice.

Nombreux chefs d'accusation

La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 a été inculpée à six reprises depuis son arrestation. Elle n'a pu rencontrer ses avocats que lors de brèves séances de visioconférences, sous étroite surveillance des forces de sécurité.

Elle est notamment poursuivie pour:

  • Non respect des restrictions liées à la pandémie
  • Importation illégale de talkies-walkies
  • Incitation aux troubles publics
  • Violation d'une loi sur les secrets d'État datant de l'époque coloniale.
  • Réception de pots-de-vin

Si elle était reconnue coupable, elle pourrait être bannie de la politique, voire condamnée à de longues années de prison. (ats/hkr)

La répression militaire en Birmanie en images

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La répression militaire en Birmanie en images
source: sda / lynn bo bo
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