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A Hong Kong, la Chine déboulonne une statue en hommage à Tiananmen

La statue du «Pilier de la honte», un mémorial pour les personnes tuées lors de la répression de Tiananmen en 1989, est retirée de l'université de Hong Kong par les autorités chinoises.
La statue du «Pilier de la honte», un mémorial pour les personnes tuées lors de la répression de Tiananmen en 1989, est retirée de l'université de Hong Kong par les autorités chinoises.Image: sda
Le site du «Pilier de la honte» de la plus ancienne université de Hong Kong est sous haute surveillance, après que des ouvriers ont démantelé la statue.
23.12.2021, 05:2223.12.2021, 06:54

Une statue rendant hommage aux victimes de la répression de Tiananmen a été retirée de l'Université de Hong Kong (HKU) jeudi, après 24 ans de présence sur les lieux, ont indiqué, jeudi, les responsables de l'université:

«La décision concernant la vieille statue a été prise sur la base d'un avis juridique externe et d'une évaluation des risques pour le meilleur intérêt de l'Université»

Les lieux commémorant la répression du 4 juin 1989 sont devenus la cible de la draconienne loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

Hong Kong a longtemps été le seul endroit en Chine où la commémoration des événements de Tiananmen de 1989 était tolérée. Chaque année, les étudiants de HKU nettoyaient la statue installée sur leur campus en 1997 pour honorer les victimes de ces événements.

Mais Pékin a imprimé sa marque autoritaire sur l'ex-colonie britannique, après les grandes et parfois violentes manifestations de 2019, en imposant une loi sur la sécurité nationale qui interdit, entre autres, la commémoration de Tiananmen.

En octobre, les responsables de l'Université de Hong Kong (HKU) avaient ordonné le retrait de la sculpture, représentant un enchevêtrement de 50 corps déformés par la douleur, en citant déjà des risques juridiques, sans citer lesquels. La statue a été mise à l'abri des regards mercredi soir, avant d'être déboulonnée jeudi matin pour être entreposée ailleurs, a assuré l'université.

«Choquant»

Alors que des ouvriers s'affairaient autour de la statue dans la nuit, l'auteur de la statue, le Danois Jens Galschiot, a trouvé «étrange» et «choquant» que l'université s'en prenne à la sculpture, qui, selon lui, reste une propriété privée:

«Cette sculpture coûte vraiment cher. Donc s'ils la détruisent, alors bien sûr, on va les poursuivre, ce n'est pas juste.»

Pendant 30 ans, une veillée aux chandelles était organisée à Hong Kong, attirant des dizaines de milliers de personnes. Avec ses slogans pour la démocratie et pour la fin du parti unique en Chine, ce rendez-vous était un symbole des libertés politiques dont jouissait l'ancienne colonie britannique. Les autorités ont interdit les deux dernières veillées, citant comme motifs la pandémie et des questions de sécurité. (ats/jch)

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